Câble jporteur
Il se compose d'un câble de 4mm,5 à 30 millimètres de diamètre, formé d'un certain nombre d'autres câbles plus petits, tordus ensemble et nommés torons. Chacun de ces torons est lui-même composé de fils nombreux, dont le diamètre variede0miD,5 à 3mm,4. L'âme centrale du câble et des torons est constituée par une corde de chanvre, autour ;de laquelle sont enroulés les torons et les fils. Ceux-ci étant tordus en sens opposé, il en résulte qu'à la périphérie du câble, les fils courent parallèlement à l'axe de ce dernier (fig. 272) et sont, par suite, beaucoup moins exposés à l'usure et à la rupture. Un épais enduit de goudron protège enfin le câble contre la rouille.
Il est évident que plus un câble renferme de fils et de torons, plus il est souple et résiste aux efforts de traction et de rupture, mais plus aussi il est exposé à s'user sous l'influence des frottements internes. Pour ce motif, on adopte généralement, comme porteurs, des câbles à 6 torons de 7 fils chacun. Chaque fil, initialement assez gros, offre ainsi une section résistant à une longue usure par frottement.
Le tableau suivant donne l'énumération et les propriétés des différents câbles porteurs fabriqués par la manufacture de câbles et cordages de MM. Stein et Cl°, à Danjoutin-Belfort flIaut-Rhin). Nous ne saurions assez recommander cette excellente maison dont les produits sont sans rivaux et qui se charge, en outre, des installations les plus compliquées.
Fig. 272.
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TABLEAU I mètres, poids et résistances des c<
Composition : 6 torons de 7 fils, âmes centra
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TELEFERAGR
L'extrémité supérieure du câble porteur est amarrée de façon invariable à quelque solide appui choisi à une certaine distance en arrière de l'escarpement à pic qu'il faut franchir. Pour une installation durable, et quand les points d'attache font défaut, on construit un petit massif en maçonnerie, au milieu duquel est noyée une ancre terminée par un anneau. A cet anneau est fixé le câble qu'une tige en fer AB (Jig. 273) relève suffisamment pour rendre possible la manutention des bois.
Fig. 273.
Une installation de ce genre nécessite une dépense d'environ 150 francs savoir :
Fouilles
Maçonnerie . . . .
Ancre
Support avec sellette.
35 francs 65 »
Une meilleure disposition consiste à enrouler le câble autour d'un treuil de lm,20 environ de longueur, de 0m,50 de
Fig. 274.
diamètre, fixé entre 2 arbres ou 2 pieux très solidement enfoncés (fig. 274 et 275). Ce treuil tourne autour d'un axe
en fer, de 6 centimètres de diamètre:; il est pourvu de ceicles en fer, munis de crochets, auxquels sont attachées des chaînes s'enroulant autour du tambour et passant au-dessous de deux forts leviers en bois. Ces leviers se manœuvrent à l'aide de moufles et permettent de faire tourner le treuil. Grâce à cette disposition, on peut remonter «de temps en temps le câble, et changer ses points d'appui trop fatigués.
Dans des installations plus sommaires encore, on se com-
Fig. 275.
tente d'attacher solidement le câble, en l'entortillant autour de gros arbres et en le relevant à l'aide d'appuis en bois lournis également par la forêt.
Mais, quel que soit le mode de fixation adopté, c'est toujours au point où le câble plonge dans le vide qu'il subit les plus grands efforts et que -son usure est maxima. On a donc soin, au départ, de faire reposer le câble sur des barres en fer munies d'une gorge de même calibre que lui, recourbées à leur extrémité inférieure et fixées à un bâti en bois porté par quatre troncs d'arbres (fi g. 276).
A sa partie inférieure, le câble aboutit à un treuil, autour duquel il s'enroule, et qui sert à le tendre. La manœuvre se fait, soit à l'aide d'un levier et d'une roue dentée (fig. 277), soit par le procédé précédemment décrit.
Dans ses parties où, par suite d'une faible déclivité, le câble
TKLiEFHRAGE
Fig. 276.
Fig. 27T.
se tient proche du sol, on le soutient par des appuis intermédiaires, placés à 60 ou 80 mètres les uns des autres, en profitant de tous les accidents du terrain.
Tantôt ces appuis sont constitués par des charpentes assemblées {fig. 278) ; tantôt ce ne sont que des installations
Fig. 278.
de fortune, établies en utilisant ce que Ton a sous la maini {fig. 279, 280, 281 d'après M. F. Fankhauser).
En ce qui concerne le mode d'attache du câble en ces points spéciaux,diversesdispositions sont usitées.
Dans la première {fig. 278) le câble repose sur une gouttière en fer, terminant un crochet, sur laquelle il est pressé par une bandelette métallique retenue par des vis. Dans la seconde, le câble est placé sur une poutre portée par un trépied en bois (fig. 279) ou par un support plus compliqué (fig. 280).
Cette poutre est munie d'une pièce en fer, en forme d'arc, mesurant 0m,50 de long et 4 centimètres de large, solidement
Fig. 279.
TELEFERAGE
attachée au moyen de boulons, et dont la partie supérieure est creusée d'une gorge de 4 centimètres de profondeur, au fond de laquelle le câble est maintenu par deux bandelettes métalliques (fig. 281). Enfin, dans la troisième disposition, le câble est fixé à l'extrémité d'une tige de fer, ayant 1 mètre de longueur et reposant elle-même sur une forte perche de bois, comme l'indiquent les figures 282 et 283.
Nota. — Lorsque le câble porteur est suffisamment résistant pour que les bois se succèdent sans interruption Fig 28A et de distance en distance sur cette voie courante, les wagonnets doivent être re-
Flg. 280.
montés sur un deuxième câble, dit de retour, parallèle au
premier et situé à une distance de 2 à 3 mètres de ce dernier. Le mode de fixation en haut et en bas e9t évidemment le
même que celui décrit pour le cable porteur ; mais lecalibre du fil est nécessairement moindre, la charge ne se composant que d'un chapelet de wagonnets vides. Si Ton veut éviter les calculs exacts, on peut se borner, dans la pratique, à diminuer- de 10 millimètres le diamètre du cable porteur pour avoir celui du câble de retour.
L'existem*e simultanée de ces deux câbles conduit également à modifier la forme dies- appuis intermédiaires.
Les garnitures de fer qui les supportent peuvent alors être placées aux deux extrémités d'une traverse horizontale
reposant sur trois poteaux et sur une croix de Saint-André (fiff. 284". Autrefois, le câble était supporté par des galets de 5 centimètres de diamètre, à axe horizontal, tournant dans une garniture de fer boulonnée sur la traverse. On a renoncé complètement à cette disposition, le câble avant toujours tendance à g* * quitter le galet, et Ton se sert des
modes de fixation décrits plus haut.