C. Matériel roulast
16 wagons typa 60 C {fi g. 349), pour lea arbres de toute
longueur à transporter an grume, à 107 fr. l'un, ci . . 1712 fr. 4 wagons type 61 C, (Jlg. 347), pour transport des traverses
et bois à brûler, à 100 fr. 60 l'un, ci 402 fr. 40
2 chaînes de traction renforcées, longeur 4 m. 50 à 14 fr.
pièce, ci .... 28 fr.
1 harnais complet pour ouatai 70 f r.
Total 2212 fr. 40
D. Divers.
1 bidon à huile de 10 kilog 4 fr. 50
10 kilogs huile russe à 1 fr. 10 le kilog. 11 fr.
Total. .... 15 fr. 50
Soit une dépense totale d'environ 8.025 fr. par kilomètre, sans compter les freins à adjoindre aux voitures en pays de montagne.
Même dans les installations les plus sommaires, où le matériel est réduit à sa plus simple expression, on doit toujours compter en\ iron 7 francs par mètre courant de voie Decauvillc, soit 7.000 fr. par kilomètre.
Avantages et inconvénients des porteurs Decauville. — Le Pecauville exige une assez grosse dépense de premier établissement, ce qui en a beaucoup trop limité l'emploi dans les exploitations forestières, où la routine règne en maîtresse souveraine. Une fois construit, il fonctionne avec rapidité.
économie et profit. De nombreuses installations, faites surtout en Allemagne, ont montré que le transport revenait en moyenne à 0 fr. 15 par tonne et par kilomètre, alors que le transport sur essieux est au minimum de 0 fr. 30, et que, les frais d'entretien s'élevaient rarement à plus de 1 % du capital engagé. Toutes les fois donc qu'il s'agira de construire des voies d'accès aboutissant directement à un canal, à une voie d'eau, à une gare, même à une scierie importante, on devra se demander si l'établissement d'un railway ne sera pas plus économique que celui d'une route empierrée. En montagne et sur des sols de plaine sablonneux ou humides, le doute ne sera guère permis. On a invoqué, contre le Decauville, l'usure et la dégradation possibles du matériel confié à des mains inexpérimentées. Ce sont des craintes exagérées. D'une part, en effet, rien n'est plus simple que de construire des abris en planches pour le matériel roulant; d'autre part, on doit convenir que l'outil n'est rien moins que délicat.
Au surplus, le Decauville a déjà reçu la sanction de la pratique dans un bon nombre d'exploitations privées. En montagne, il constitue la meilleure des grandes artères de fond destinées à recueillir sur leur parcours les bois versés par les artères de flanc: téléférages, chemins de rieses, schlittes ou même simples glissoirs.
Dans la plupart des pays neufs, comme l'Algérie, le porteur en fer sera rarement à conseiller comme voie initiale, en raison surtout des frais énormes que nécessitera le transport du matériel à pied d'œuvre. Les porteurs en bois seront de beaucoup plus économiques. Mais le rail en fer devra se substituer progressivement au rail en bois, au fur et à mesure que ce dernier s'usera.
Art. III. — PLANS INCLINÉS AUTOMOTEURS («).
Lorsque la pente est supérieure à 10 % et que le parcours ne dépasse pas une distance d'environ 1500 mètres, on
(i) Atlas Decauville. — La Direction, in lilteris.
LES PORTEURS
aura souvent avantage à utiliser des plans inclinés rendus automoteurs.
Dans ces installations, la voie est double et Ton se sert de la descente d'un wagon plein pour remonter un wagon vide. Un câble, fixé par ses deux extrémités aux wagonnets, s'enroule sur une large poulie, dont le diamètre est égal à la distance des deux voies, d'axe en axe. Si l'écartement des brins du câble est assez grand par rapport au diamètre de la poulie, il est nécessaire de croiser les brins, afin que l'arc de poulie embrassé par ce câble soit plus considérable et que le mouvement entraine le câble par adhérence.
Comme le poids du wagon plein est toujours très supérieur à celui qui ferait équilibre au poids du wagon vide et aux résistances dues au frottement, la vitesse de descente tendrait sans cesse à s'exagérer. Pour maintenir cette vitesse dans des limites raisonnables, on se sert de freins. Ces freins sont constitués par des poulies économiques ou des poulies à mâchoires. Les premières {fig. 370) sont surtout utilisées dans
Fig. 370.
les exploitations forestières. Elles sont formées par une poulie à gorge, garnie de bois, avec un frein de friction à levier.
Elles sont assujetties sur l'arbre qui porte la poulie directrice, et sont livrées, par les usines Decauville, prêtes à poser, avec axes et supports fixés sur un châssis en bois. On assure le châssis avec de forts pieux ou entre deux petits murs en maçonnerie placés au sommet du plan incliné.
Les deux brins du câble sont engagés dans les voies pa- Mathey. — Exploitation des bois. L 28
rallèles du plan incliné au moyen d'un châssis double portant, dans le cadre supérieur, des galets de direction en sapin tournant autour d'axes verticaux, et, dans le cadre inférieur, des galets porteurs, également en sapin, mais tournant autour d'axes horizontaux. Ce châssis, placé au-dessous du précédent, est, comme ce dernier, maintenu en haut de la rampe par quelques pieux ou par un massif en maçonnerie. Tout le long de la voie, et à des distances variant de 5 k 10 mètres, sont disposés, en file bien droite, des galets de support servant à empêcher le câble de frotter sur le sol.
Les câbles utilisés pour la traction, sont en fer ou en acier. On donne la préférence aux câbles en acier, très résistants, parce qu'étant d'un faible diamètre, ils nécessitent des poulies de petites dimensions et qu'ils s'enroulent mieux sur ces dernières. Pour des câbles de 9 à 15 millimètres de diamètre, on prendra des poulies de0,n,90 de diamètre, et, pour des "câbles de 1(5 à 28 millimètres, des poulies de lm,60.
Les plans inclinés s'adaptent aux pentes les plus fortes, mais la charge exercée sur le câble croit nécessairement en raison directe de la raideur de la rampe. Le tableau ci-dessous donne, d'après l'Atlas Decauville, les efforts moyens sur un câble remontant une charge brute de 1000 kilos sur des rampes variant de 10 à 200 °/0.
Angle correupoodant
Effort
Angle corrwpoadaat
Effort