‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois;Chapitre 102 sur 194 · CO M · texte numérisé non relu

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LES SCIAGES

La consommation de vapeur de ces différents moteurs varie nécessairement avec la dimension, la pression, la puissance développée, etc. Avec une pression au cylindre de 7 kilos par centimètre carré, la consommation par cheval indiqué et par heure, est de ii,o à 13,5 kilos pour les moteurs & détente variable automatique, de 13,5 à 16 kilos pour ceux munis du régulateur Q. S. ou Soho. L'adjonction d'un condenseur réduit cette consommation, en proportion de la pression utilisée «et des conditions du travail. La consommation de charbon par cheval et par heure est d'environ :

3 à 3,5 kg. pour une machine sans détente ni condensation

2,5 à 3 kg. » » avec »

2 à 2,5 kg. » avec détente sans condensalion

1,25 à 2 kg. » » et »

0,75 à 1,1 kg. pour les machines compound.

Art. il — TRANSMISSIONS ET FORCE.

Les machines outils prennent leur mouvement sur des arbres de couche, généralement situés eu sous-sol, dans des caniveaux eu maçonnerie. Ces arbres de couche sont cylindriques, creux ou pleins, en fer forgé ou en acier poli. Les transmissions de mouvement entre les divers arbres, se font par poulies et courroies. Les chaises, consoles ou paliers, qui servent de support aux arbres, doivent toujours être pourvus de paliers graisseurs automatiques. Les débrayages et embrayages sont des appareils permettant de rendre indépendant d'un arbre moteur en marche, soit une portion de cet arbre, soit un arbre secondaire, soit une machine-outil. Quand les arbres sont situés parallèlement l'un à Fautre et à une certaine distance, les débrayages se font par l'intermédiaire de courroies et de poulies folles ; mais quand ils sont dans le prolongement l'un de l'autre, on utilise des manchons à griffes ou des appareils à friction, de modèles divers.

Pour actionner une seule machine-outil, la force nécessaire est de :

4 à 5 chevaux-vapeur pour une scie verticale à i lame ; ajouter ensuite 1/2, 3/4 ou 1 cheval-vapeur, par lame supplémentaire, suivant que les tronces à débiter ont 40, 70 ou 100 centimètres de diamètre ;

2, 4, 7, 10 chevaux pour une scie circulaire ayant 40, 60, 75, 95 centimètres de diamètre ;

6 à 8 chevaux pour une double scie circulaire servant à aviver les planches et les plateaux ;

l'outili-age 333

12 à 15 chevaux pour une scie circulaire à latles, munie de 5-6 lames ;

10 à 18 chevaux pour une scie circulaire à équarrir ; 5 à 6 chevaux pour une scie verticale à découdre ;

7 à 10 chevaux pour une scie horizontale servant à débiter les bois durs des tropiques ;

2 à 3 chevaux pour une scie verticale à balancier ; 2 à 5 chevaux pour une scie à ruban ordinaire, pour équarrir, refendre ou chantourner ;

8 à 25 chevaux pour une grande scie à ruban servant à débiter les bois en grume ;

2 à 5 chevaux pour une petite machine à raboter. Ces consommations de force doivent être augmentées d'environ 20 7o pour les transmissions.

Art. III. — MACHINES. OUTILS.

• A. Scies verticales a mouvement alternatif. — Elles se composent d'une ou plusieurs lames montées sur un châssis rectangulaire en bois. Ce châssis glisse dans des coulisses en bronze, solidement lîxées à un bâti en fonte. Celui-ci est monté sur une plaque très solide, de façon à assurer une stabilité parfaite à la machine. De cette stabilité dépendent la marche régulière et le bon rendement de la scie. L'arbre de commande doit être placé en dessous de la scie, et fixé à la plaque de fondation du bâti. Le mouvement alternatif est donné par une bielle et une manivelle.

Les lames sont disposées dans le châssis parallèlement les unes aux autres, et fixées à ce dernier au moyen de tendeurs munis de vis de rappel. Les scies alternatives ne travaillant qu*à la descente, les lames doivent être inclinées d'environ 5 millimètres, afin que toutes les dents entrent successivement en prise. Quand le châssis porte plusieurs lames, on règle leur écartement en les séparant par des prismes de bois, maintenus par des écrous. Le nombre des lames doit être de 12 au plus ; s'il y en avait davantage, on n'obtiendrait plus aucune précision dans la coupe.

Le profil des dents est très variable. Les figures 131 à 13i

LES SClAtiES

donnent les formes les plus usitées. Ces dents doivent être plus espacées pour les bois blancs que pour les bois durs, parce que dans le premier cas l'avance est plus grande que dans le second. Plus les dents sont rapprochées, plus la feuille est mince, plus aussi l'avance est faiWe, la coupe propre. La voie se donne comme pour les scies à bras (tome I", page 279 , en courbant les dents, alternativement à droite et à gauche, au moyen d'un lourne-à-gauche ou

Fig. t33.

Fig. 134

d^une machine à affûter. Chaque sixième ou septième dent n'est pas dévoyée : elle joue alors le rôle d'une dent d'espacement. L'épaisseur des lames, la largeur de la voie dépendent de la longueur des lames, c'est-à-dire du diamètre des arbres à débiter, de l'avance et de la iiature des liois. Les bois blancs, chanvreux, exigent une grosse dépense de force ; les bois durs se contentent d'une voie égale à une fois et demie l'épaisseur de la lame. Les dimensions habituelles des lames sont :

Largeur

Épaisseur

ÉpaiMenr da trait

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