‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois;Chapitre 126 sur 194 · pour · texte numérisé non relu

pour

(Renseignements fournis par M. Delaygue).

i) Merrain de Loches ou de Tourame. — Les douves ont une épaisseur minima de 0'",020 à 0'*,022 ; les autres dimensions varient d'après les différents types, savoir :

Douve marchande . . . long. 0'»,825, larg. 4 à 6 pouces et au-dessus,

» rebut » 00,825 » 2 Va à 4 pouces,

» rebulon ou poulvé. » 0*^,825 » au-dessous de 2 < /^ pouces,

Fond marchand .... » O^^Qô » 4 à 6 pouces et au-dessus,

» rebut » 0^,66 » 2^/2^^ pouces,

» rebuton » 0b,6C » au dessous de 2 1/^ pouces,

» de quart » 0",50 » »

C'est aux pièces marchandes que se ramènent toutes les autres ; on admet que chaque pièce marchande vaut 2 rebuts

MERRÂIN 497

OU 4 rebutons. Le fond de quart est assimilé au fond rebuton : il est pris dans les bois tors, « gorjus ».

La vente se fait au millier réduit. Trois compositions sont usitées :

a) Composition habituelle :

Douve marchande de 4 à 6 pouces

» rebut de 2 1/2 ^ 4 * Fonds marchands de 4 à 6 »

» rebuts de 2 V2 à 4 »

600 représentant 600 pièces réduites 1.200 » 600 »

ToUl. . . 2.700 » 1.800 »

p) Composition moins usuelle, mais plus avantageuse pour le vendeur :

Douve marchande de 4 à 6 pouces : 500 représentant 500 pièces réduite

» rebut de 2 1/2 ^ ^ » : i-200 » 600 »

» rebutons aa-desioaa de 2 p. 1/2 : 400 » 100 »

Fonds marchands de 4 à 6 pouces : 300 » 300 »

» rebuU de 2 1/2 ^ ^ » : 600 » 300 »

Total. . . 3.000 » 1.800 »

Les pièces marchandes ne figurent que^'pour un^quart dans le total.

7) Composition presqu'enticrement abandonnée :

Douve marchande de 4 à 6 pouces : 600 représentant 600 pièces réduites » rebut de 2 V2 ^ ^ » •' iOOO » 500 »

» rebutons aa-des«o» de 2]p. 1/2 : 400 » 100 »

Fonds marchands de 4 à 6 pouces : 300 » 300 »

» rebuts de 2 i/, à 4 » : 600 » 300 »

Total. . . 2.900 1.800

Le fond rebuton et le fond de quart sont utilisés pour la confection des quarts de 125 litres ; ils se vendent au mille réel et valent 250 fonds marchands.

Le tonneau de pays contient 250 litres ; pour le fabriquer, les tonneliers achètent le merrain par lots de 100 pièces réduites.

Selon les années, le prix du millier a varié de 480 à 650 francs ; en 1906, il s'est maintenu entre 590^et 610 francs, pris en coupe (Renseignements fournis par M. Rollet).

Mathey. — Exploitation de^ bois. IL 32

498 BOIS D£ FEMTE

f) Merrain du Bordelais. — La pièce usage du Bordelais, de 228 litres, se fabrique avec des douves du type 36/1, 4/6, c'est-à-dire portant :

En longueur, 1 m. = 36 pouces;

En épaisseur, 27 nain. = 1 pouce;

Ea largeur, 10,5 à 16,2 cm. = 4 à 6 pouces, soit en moyenne 13 cm. = 5 pouces.

On livre tantôt 1.616 pièces, comptées pour un mille, à raison de 1.250 à 1.273 francs, tantôt 100 pièces, à raison de 75 à 77 francs.

On fabrique aussi les douves pour bordelaise, en :

13 à 15 lignes d'ép. ; prix : 1.300 à 1.325 fr. le mille ou 81 à 83 fr. le cent; 16 à 18 » 1.500 à 1.525 » 94 à t5

20 lignes » 1.570 à 1.600 > 100

Le merrain, servant à la fabrication des fûts de transport, ou domi-muids, a une longueur de 1",16 = 42 pouces ; toutes les autres dimensions restent les mômes. Les 42/1, î/6 valent :

fi". pièces

En 12 lignes d'ëp., 1.450 à 1.500 le mille de 1.616, ou 90 fr. le cent;

Pour les demi-bordelaises, ou feuillettes, on emploie des douves de 86 à 88 centimètres = 30 à 32 pouces de longueur. La largeur et l'épaisseur sont les mômes que ci-dessus. Leur prix se calcule comme suit : 1/6 en moins que les 36 pouces, avec 10 Y^j de rabais comme dimension inférieure. Par suite, les 12 lignes valent 61 francs ; les 14 à 16 lignes, 66 francs ; les 17 à 18 lignes, 71 francs ; et les 18 à 20 lignes, 76 francs les cent pièces.

Pour les quarts, ou bards de 57 litres, on emploie des douves de 24 pouces == 67 centimètres de longueur. Les largeur et épaisseur restent les mômes. Le prix de ces douves est les 8/15 de celui des 36 pouces. Le cent des 12 lignes, vaut donc 40 à 41 francs.

MERRAI.N 499

Les quartauts servant à loger les spiritueux se fabriquent avec des douves de IQ pouces de longueur. Leur prix est du 1/3 des 36/1, 4/6. Le cours est, en 12 lignes, de 16 francs le cent. On fabrique principaleinent des 9 lignes = 2 centimètres, qui se payent 1/4 en nàoÎDS.

Dans la pratique, on augmente d'une ligne Tépaisseur des douves débitées à Tétat frais, afin qu'elles conservent leurs dimensions réglementaires après leur dessiccation. Les épaisseurs de 18 à 20 lignes sont difficiles à obtenir; on ne les prend que sur des chênes faciles à travailler.

Les douves de 15 lignes et au-dessus ne sont pas utilisées telles quelles. Les acheteurs les refendent en deux, pour en faire de la futaille mince, qu'ils vendent dans des conditions particulières de bon marché, tout en gagnant davantage.

En débitant chaque bloc triangulaire de merrain, le fondeur obtient des douves de plus en plus étroites. Celles-ci passent successivement à la deuxième catégorie de largeur, qui est celle des 3 à 4 pouces, puis à la troisième comprenant les pièces de 2 à 3 pouces. On ne descend pas au-dessous de 2 pouces, soit de 5,5 centimètres. Le surplus du bois est façonné en échalas.

Les pièces ne portant que 3 à 4 pouces se vendent 1/3 en moins ; celles portant 2 à 3 pouces se vendent moitié moins que les douves du type 4/6. On ne prend généralement ces pièces de largeur réduite que pour former un lot assorti, et la vente se fait avec une forte réduction, qui est à stipuler dans les contrats.

Les douves de 5 à 7 lignes du commerce proviennent de la refente des 12 à 14 lignes ; les 7 à 9, de la refente des 14 à 18 lignes.

Une pièce, ou même une feuillette, construite avec du merrain de 6 à 7 lignes, n'est ni solide, ni susceptible d'un long usage ; mais elle coûte peu et convient aux commerçants qui vendent leur vin sans retour des fûts. On ne lui demande que de pouvoir supporter le voyage. Les douves de 5 à 7 lignes valent moitié, celles de 7, 8 et 9 lignes les 2/3 et celles de 10-11 lignes les 5/6 des 12-14 lignes. On majore parfois de 1/10 pour tenir compte de la refente.

La consommation en merrain est considérable dans le Bor-

500 BOIS DE FENTE

délais ; malheureusement, elle n'intéresse pas la production nationale. Tous les bois proviennent de 1 étranger. On les reçoit de la Hongrie, de la Russie et de TAmérique.

Les merrains étrangers sont classés en qualité monte, ou de premier choix et sans défaut, et en écarts. Ces derniers se divisent eux-mêmes en bons écarts, qui n'ont qu'un seul défaut ou plusieurs petits, et en écarts fendus, ainsi désignés parce qu'ils présentent généralement de larges fentes. Les prix donnés ci-dessus s'appliquent à la qualité monte. Les bons écarts valent un tiers en moins, et les écarts fendus moitié moins.

Toutes les douves se mesurent au point le plus étroit, le plus court et le plus mince, en sorte que celles qui n'atteignent pas les dimensions réglementaires sont déclassées et rangées dans la catégorie inférieure.

Le merrain d'Autriche ou de Bosnie provient du port de Fiume. C'est le plus recherché. Etant très chargé de tanin, il ne convient pas pour les spiritueux. Sa couleur est rouge, son grain grossier ; ses vaisseaux, énormes, renferment une très grande quantité de substances solubles qui nuisent à la qualité du vin.

Le merrain de Russie vaut : qualité monte, 20 Yo» second choix, 30 Yo» en moins que celui d'Autriche. 11 renferme 9,50 de matières solubles dans le vin et 9,70 de matières solubles dans l'alcool. Il n'est donc bon que pour loger des vins très ordinaires.

Le merrain d'Amérique vaut 100 à 150 francs de moins par millier, selon les épaisseurs, que les bois autrichiens. Les douves nous arrivent travaillées à la machine, donc avec les fibres plus ou moins coupées ; elles ont ainsi perdu la plus grande partie de leur force. Les bois américains renferment 5,50 de matières solubles dans le vin et 6,60 dans l'alcool. Ils donnent à nos vins un goût de bois détestable. On se sert surtout du chêne blanc pour loger les spiritueux. Le chêne rouge n'est bon à rien. Nous résumons, dans le tableau synoptique suivant, les bases qui servent au calcul des merrains de provenance étrangère.

Largeurs,

Les 6/8 valent un tiers en pi as que les 4/6 3/4 » en moins »

2/3 » la moitié des 4/6.

Longueurs,

. Les 54 pouces valent la moitié en plus des 36 pouces 42 » 1/6

30 » i/6 en moins »

18 » la moitié des 36 pouces.

Epaisseurs,

Les 14/17 valent 1/6 en plus des 11/14 9/11 » 1/6 en moins »

5/7 » la moitié des 11/14.

Le mètre usager, pour les merrains étrangers, est de 37 pouces, au lieu de 30. 11 faut environ la valeur de 3.000 pièces 36 — 4x6 — il x 14 pour faire le chargement d'un wagon de 10.000 kilogrammes.

USAGES COMMERCIAUX REGLANT L* IMPORTATION DES MERRAINS ÉTRANGERS DE CHÊNE EN FRANCE

a) Classement.

Au point de vue qualité, on distingue :

i^' choix : douves bien confectionnées, à l'exclusion de tout écart ;

2^ choix : douves bien confectionnées, mais mélangées de bons écarts;

3<» choix ou bons écarts. Ce sont :

1» Les douves qui ne sont pas de mesure, c'est-à-dire pour lesquelles la différence constatée dans la longueur excède le 1/10 de la longueur moyenne, et la différence constatée dans la largeur excède le 1/4 de la largeur nloyenne ;

2» Les douves offrant une llèche de courbure de 7 millimètres au plus, courbure faisant elle-même partie d'un coude supérieur à O^M de lonj? ;

3* Les douves franchies ou gondolées, lorsque ce gauchissemen t ou ce gondolement n'est pas supérieur au 1/4 de l'épaisseur moyenne en tète ;

502 BOIS DE PETITE

4<> Les douves pélivées ou pourries, quand ce défaut n'intéresse qu'une face, ou bien le côté, soit d'un joint, soit d'une tête ;

50 Les douves qui ont une entre-écorce ou un nœud pénétrant, mais non cependant complètement traversier.

4® choix ou moyens écarts. Ce sont des douves de mesure, mais qui présentent les défauts suivants :

1* Deux ou plusieurs courbures; 2» des franchissements ou des gondolements excédant le 1/4 de l'épaisseur moyenne en tête ; 3^ des piqûres, à condition qu'il n'y en ait pas plus de 1 grosse et 5 petites. Par exception, les douves qui présentent seulement des taches farineuses provoquées par des piqûres de vers dans l'aubier restent classées 2® ou 3« choix, si l'ensemble de leurs qualités répond à ce classement; 4° des gélivures ou des pourritures intéressant toute l'épaisseur ou les deux faces de la douve; 5** des nœuds et des fentes non traversiers, mais situés sur les deux faces ; 6*^ des nœuds et des entre écorces traversiers ou des fentes pénétrantes.

o* choix ou mauvais écarts. Ce sont des douves ayant : 1® Plus d'une grosse ou de cinq petites piqûres ; 2^ plus de moitié d'une face pourrie, lorsque la pourriture intéresse toute l'épaisseur; 3° de l'échaufTure ou de la pourriture généralisées. p) Mesurage. — Le mesurage se fait ainsi :

Longueur.

Les douves ayant de 0,49 h 0ib,52 sont comptées comme ayant 0^1,49

» 0.92 à ini,05 * 0"',95

» 1.08 k l'»,22 » i»,ll

» 1,25 à ln,3S » 1^,28

» 1,41 à l^n.SO » 1«,44

EpadMcur.

Les douves ayant de 0,011 à 0»,016 sont comptées comme ayant 0*,0t3

» 0,016 à Oo.OHO » ' 0«,018

» 0,025 à On», 032 » O^yOfn

» 0,038 à 0ra,050 » O'»,040

Largeur.

Les douves ayant de 0,081 à Qm^iOS sont comptées 2° sorte; ce sont les

3 à 4 pouces ; Les douves ayant de 0,108 à 0o,172 sont comptées i*^ sorte; ce sont les

5 à 6 pouces.

Toute douve qui ne présente pas en sec les dimensions requises, €st déclassée, passe, en d'autres termes, dans la catégorie immédiatement inférieure.

Les mesures se prennent : pour la longueur, sur le plus petit <:ôté ; pour répaisseur, à Tendroit le plus étroit sur Tune ou l'autre des têtes ; pour la largeur, à l'extrémité de la tête la plus étroite ; une tolérance de 2 lignes est accordée, si la largeur minima est atteinte au milieu de la longueur.

Le vendeur ne peut retoucher ses douves défectueuses qu'avant livraison et dans son chantier.

y) Conventions. — Quand les livraisons sont faites en 2« choix, il faut avoir soin de stipuler neltement, explicitement, sur le marché, la proportion (Vccarts tolérée, et ce pour éviter toute contestation devant les tribunaux étrangers.

Dans une commande, le mot environ signifîe que la livraison peut se faire avec une différence de 10 Vo ^^ P^^s ou en moins. L'acheteur ne peut réclamer, s'il y a 10 ^/^ en moins, et doit prendre livraison au prix stipulé dans le marché, s*il y a 40 7o d P^ws.

Si le prix de vente est basé sur une largeur moyenne des douves convenue d'avance, il n'est pas nécessaire que toutes les douves aient cette largeur ; le vendeur peut, en effet, suppléer à cette insufOsance de largeur par la fourniture d'un plus grand nombre de douves, mais, s'il ne le fait pas, il doit subir une diminution de prix proportionnelle à Técart. Réciproquement, si la marchandise a une surmesure appréciable de largeur, l'acheteur est tenu d'augmenter proportionnellement son prix d*achat ou de subir une diminution dansjile nombre des douves livrées. Pour éviter toute contestation dans le règlement des comptes, il faut mentionner expressément que toutes les douves devront avoir une certaine largeur moyenne. Le vendeur est alors obligé d'exécuter les clauses de son marché, et il n*a droit à aucune indemnité pour surmesure. .

En cas de désaccord sur la composition d'un lot assorti, on fait un triage côté vendeur et côté acheteur ; on met à part ce qui, d'un commun accord, est réputé l**", 2«, 3°... choix ; puis, on additionne les pièces classées en 1", 2c, 3®.,. choix par l'une et l'autre partie, la demi-somme de ces résultats sert à établir le règlement final. Les frais de triage sont ajoutés à ceux de la vente.

La vente se fait au cent de douves, ou au mille, comme il a été dit précédemment en prenant pour base la douve du type 36/ i 4/6.

A moins de stipulations contraires, le payement se fait au domicile du vendeur, en bonnes valeurs et sans escompte.

En ce qui concerne l'époquo de la livraison, on convient que le commencement du mois s'étend du l**" au 9, M milieu du mois du 9 au 1.'», la fm du mois du 16 au 30 ou 31.

o) Hrtardj inexécution, dénonciation et rupture des marchés. — La cession d'un marché ne peut se faire qu'après consentement des deux parties contractantes.

BOIS DE FENTE

Si dans l'intervalle compris entre la passation et rexécution d'un marché, Tune des parties ne peut tenir ses engagements, si elle tombe en faillite ou devient notoirement insolvable, le marché est par le fait m^me rompu. Si le vendeur s'est engagé à livrer sa marchandise dans un délai déterminé et s'il ne s'exécute pas. Tacheteur peut : ou bien refuser la marchandise non livrée à Téchéauce, ou bien dénoncer le marché et exiger la restitution des arrhes et avances encore détenues par le vendeur, ou bien demander des dommages proportionnels à la plus-value existant entre les cours d'achat et ceux du jour de l'échéance, ou bien enfin vendre au prix dn jour à un tiers acceptant la partie disponible après simple avertissement donné au vendeur. Réciproquement, si l'acheteur s'est engagé à prendre livraison d'une certaine quantité de marchandises dans un délai déterminé et s'il ne s'exécute pas, le vendeur peut : ou bien refuser la marchandise non acceptée à l'échéance et dénoncer le marché, ou bien après avis donné à Tacheteur, vendre la quantité disponible et réclamer la différence entre le prix de vente et le prix porté au marché, ou bien retenir sa marchandise pour compte et demander une indemnité proportionnelle à la différence existant entre les cours de vente et ceux du jour de l'échéance.

k) Merrain à kirsch, — Dos que le kirsch a subi la moindre coloration, il perd de sa valeur. Aussi, le merrain destiné à enfermer ce liquide doit-il (^tre exempt de tanin et de substances résinoïdes solubles. On emploie donc surtout le frêne et, accessoirement, le merisier et le [sorbier. Les feuillettes sont fabriquées avec des douves mesurant :

En longueur 26 pouces = 76-78 cm.

En largeur 4 » = 9-11

En épaisseur .... 27 mm.

On accepte généralement les douves de 7 à 8 centimètres de largeur et de 25 millimètres d'épaisseur. Il vaut mieux spécifier. La vente se fait aux 155 pièces, comprenant 102 douves et 53 fonds. Ces fonds ont ordinairement 52 à 54 centimètres de long et 8 à 13 centimètres de large. Le prix des 155 pièces assorties varie entre 16 et 18 francs. Il a tendance à monter.

Pour les quartauts, les douves ont :

62 à 65 cm. = 24 pouces de longueur, 9 à H cm. de largeur, 25 à 27 mm. d'épaisseur.

MERRALN 505

On fabrique également en 6 à 8 centimètres de largeur et 23 à 25 millimètres d'épaisseur.

Les fonds mesurent 43 à 45 centimètres de longueur et 8 à 10 de largeur. Le prix des 155 pièces varie de 9 à 12 francs.

Les douves pour barils ont les dimensions suivantes :

Centimètres de longueur 50 à 52

Centimètres de largeur 7 à 10

Millimètres d'épaisseur 24. à 25 c.

Les fonds mesurent 35 centimètres de long et 8 à 10 centimètres de large. Les largeurs et épaisseurs données cidessus sont les largeurs et épaisseurs fortes et courantes.

On accepte parfois les douves à partir de 5 centimètres de largeur et de 22 millimètres d'épaisseur, mais il est bon de le faire constater au marché. Les 155 pièces assorties valent de 5 fr. 50 à 8 francs.

Les barils se fabriquent quelquefois encore avec des douves de 40 centimètres de long, valant de 4 à 6 francs.

Il est à remarquer que le merrain de frône est toujours plus épais que le merrain de chêne. Le volume des 155 pièces marquandises est de :

l —Ame 297^

0«»,54 X 0,11 X 0,027 x 53 : O^sOSo

l =0mc,2

En adoptant le prix de 18 francs, payé ces dernières années pour le merrain, on voit que le mètre cube en marchandises fabriquées ressort à 60 francs, ce qui porte la valeur dans Tarbre à 28 ou 30 francs le mètre cube réel, en admettant un déchet de 40 à 43 Vo ^^ volume, et une façon de 4 francs par cent de douves.

Cette fabrication permet d'utiliser les fausses coupes des gros frênes, et d'en retirer un prix plus rémunérateur que le chauffage.

/) Merrain à vinaigre, — L'Orléanais consomme une certaine quantité de douves pour fûts à vinaigre. Comme ces barriques ne servent qu'une fois à l'expéditeur, elles n'ont pas besoin d'être soignées.

L'essence employée jusqu'ici est le chêne. Le hêtre, qui

5015 BOIS DE FE.>TE

éclaircit le vinaigre, conviendrait mieux. On sait, en effet, (|ue la clarification du vin plus ou moins trouble se fait dans de grands fûts remplis de copeaux de hêtre. Les douves pour vinaigre ont :

Longueur : 32 pouces = 88 cm. \

Largeur : 4 » = 11 ( ellee valent net 30 fr. le cent.

Epaisseur : 12 lignes = 27 mm. )

On fabrique aussi en 10 et 9 lignes d'épaisseur ; les prix sont alors de 2G et 24 francs.

Les fonds mesurent :

Longueur : 19 pouces = 51 cm.

Largeur : 31,2 » =10 ^ iU valent net 16 Ir. 1& cent.

Klpaisseur : 12 lignes =27 mm.

On fabrique de m<}me en 10 et î) lignes d'épaisseur ; prix : H et 13 francs le cent.

Exceptionnellement, on donne une longueur de 29 pouces aux douves qui valent alors, dans les m(^mes conditions, 22, 20 et 18 francs le cent, et les fonds 12, 10 et 9 francs.

Les mcrrains défectueux sont acceptés avec une réduction de 1/1 à i/l] sur les prix ci-dessus s'appliquant à des marchandises chargées en gare de Souvigny (Mlier).

11 est à remarquer que les dimensions de ces douves et de ces fonds étant à très peu de chose près celles de la feuillette de Bourgogne, on pourrait utiliser le merrain inférieur de cette province pour la fabrication des fûts à vinaigre.

k) Merrain de brasserie, dit du Nord, — Ce merrain est fabriqué dans le Nord et dans l'Est. La Belgique en consomme de grandes quantités. Il comprend : des douves de 0'°,77àO"^J8 et des fonds de 0'",60 à O», 65 de longueur, livrés à peu près dans les proportions de 2/3 des premières et de 1/3 des secondes ; puis des enfonçures, pour seilles et pour seaux, portant 0'",35 à 0"',55 de longueur.

La capacité des fûts étant très variable, les dimensions de ces merrains changent d'une maison à Tautre. Seule, l'épaisseur reste constante, de 26 à 27 millimètres. Une douve bien faite, (|ui comporte 25 millimètres d'épaisseur en sec, est réputée de recette. Les bons ouvriers fendent en vert sur

27 à 28 millimètres, de façon que la douve finie porte 26 millimètres. Dans chaque catégorie de longueur, le classement s'opère en fonction de la largeur.

Pour les douves et les fonds, on distingue quatre classes :

io les 13 à 16 cm., moyenne 14 et demi

20 les 10 à 13 » 11 et demi

30 les 7 à 10 * 8 et demi

4» les 5 à 7 » 6 cm.

Pour les seilles, on classe de 13 à 16, 8 à 13, 5 à 8 centimètres ; pour les seaux, de 8 à 13 et de 5 à 8 centimètres.

La vente se fait, tantôt au cent de pièces, avec ou sans fourniture supplémentaire de 4 au cent ; tantôt au last comprenant 28 courses de 5 planches pour les douelles et 52 courses de 4 planches pour les fonds. Le last cube environ 0°^367.

Pour toutes régions où le transport dans le Nord atteint 12 francs par tonne, on peut évaluer comme suit les prix moyens sur wagon départ :

Bois de 0,77 à O^JS, le last de 28 courses J

Seilles de 0,50 à 0°i,55, largeurs assorties, 13 fr. le cent de pièces; Seaux de 0,35 à 0»,45, » 5 »

La valeur du mètre cube de bois fabriqué ressort ainsi à •environ 140 francs (longs bois) et 125 francs (courts bois). Pour obtenir la valeur de Tarbre sous feuilles, au mètre cube réel, il faut déduire :

1° la façon estimée au minimum à 18 fr.

2o Je déchet évalué à 54 o/q du volume total .... 75 60 3<* le transport en gare, moyenne 6

Soit au total 99 fr. 60

Resterait net environ 40 fr. 40 et 25 fr. 40.

Ce débit ne peut s'appliquer avantageusement qu'à de petits arbres peu chargés en aubier, mesurant! mètre à 1",30 de tour, comme aussi aux tronces de toutes grosseurs, gélivées, roulées et impropres au sciage. Il est probable qu'en débitant en entier des arbres sains, d'un tour supérieur à

BOIS DE FENTE

1",30, on gagnerait de 15 à 20 francs par mètre cube^ en raison du moindre déchet. Ce n'est là qu'une hypothèse à vérifier. Quoi qu'il en soit, le débit en merrain du Nord est certainement plus rémunérateur que le débit en traverses ; il permet de mieux utiliser les petits arbres. Malheureusement, il faut des fendeurs exercés ; et le nombre de ces derniers diminue de jour en jour.

Le tableau suivant donne encore, d'après M. Claudot, notre collègue, un type de merrain de brasserie, fabriqué dans les forêts de Darney :

tt

Longaeur

>imeDsioDt dea

pièeei

Tranuporl

en içare

du

cent de pièce

Volame

da

cent de pièee

* Prix do mètre eab« fabriqoè

Largfeur

EpaisMar

fr.

fr.

fr.

me.

fr.

D'après l'auteur cité, on utiliserait pour ce débit les chênes sains de l'^.SO à 1™,40, voire même quelques arbres de 1°*,50 de tour.

Dans ces conditions particulières de grosseur, le déchet ne dépasserait guère 35 o/^, et la valeur du mètre cube réel ressortirait ainsi à 55-60 francs pour les échantillons de tète, en grandes largeurs.

/) Merrain de brasserie y dit dépression et de demi-pression. — Les tonnelleries mécaniques de l'Est emploient des

merrains renforcés, qui portent :

/ épaisseur : 3 1/2 à 6 cm. ' Douves ) largeur minima au milieu : 7 cm. ( lop^ueur : 46 à 95 cm.

( épaisseur : 3 1/2 à 4 1/2 cm.

Fonds I largeur minima au milieu : 7 cm. ( longueur : 30 à 50 cm.

Le tableau synoptique suivant résume les conditions générales de ce débit.

DoDves 3/4 0/q de la foaraitnre

Longueur

moyenne

EpaiiMur

Fonds 1/4 O/q de U foornitare

Longueur

Largear

EpaisMur

En moyenne, \ 7 pièces

P,^" J 0,04 fort 2 fonds. (

La vente se fait, tantôt au cent de pièces, tantôt à la rangée. Sous cette appellation, on désigne une rangée de pièces placées sur le triple (douelles) ou le double (fonds) de leur longueur, avec une surmesure de 5 centimètres pour les joints.

DOIS DE FENTE

A litre d'exemple, nous donnons ci-après le classement et les prix payés en 1904 par une maison de Nancy :

1** Fûts pression.

JS

EpaJMear à la tète

Largeur miaima

•si

Volame dn la rangée

Prix

du m. e.

car wagon

Nancy

Prix de lacon par m. e.

cm.

cm.

fr.

me.

fr.

fr.

Douves ^

Fonds

Pour rcchanlillon moyen, la valeur du mètre cube est de 97 francs, celle de la façon de 15 francs. Le déchet se monte à 45 % environ. On peut donc estimer comme suit, la valeur dans Farbre, du mètre cube réel pour un transport moyen de 10 francs :

Valeur en gare d'arrivé

Déchet 44 fr.

Façon 15

Transport 10

Reste net

97 fr.

69 Ir.

28 fr.

MERRAI.N.

Pour des bois exempts de défauts, sans cœur, ni nœuds, ni aubier, c'est là un prix manifestement insuffisant, alors môme qu'il s'agirait exclusivement de petits bois.

2° Fûts demi-pression.

Si

fao 2 S

Volume

Prix

Longneur

de la

(le

ranj^èe

façon

td

tJ

tr.

me.

fr.

Douves '

Fonds è

^cta. — Ce débit des brasseries de l'Est se rapproche beaucoup de celui de Vienne (Autriche). L'unité de vente allemande comprend également 3 rangées de douves pour 2 de fonds. La surmesure pour les joints est de 5 centimètres en ce qui concerne les douves, de 3 centimètres en ce qui concerne les fonds. C'est là l'assortiment complet d'un tonneau.

Les douves et fonds du même type sont catalogués par n®" correspondant à la capacité des iùts. Le tableau ci-après donne les dimensions des différents échantillons, d'après Hufnagl.

BOIS DE FENTE

DoaveB

For • a

di

Epaiueor

Longaear

-^ii*^^^-^—

Largeur

Longoear

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Lar^#ar

en tète

>a milieu

cm.

mm.

mm.

cm.

cm.

mm.

cm.

cm.

MERRALN

Le raesurage se fait au point le plus étroit pour les douves, au milieu pour les fonds. S'il n'y a pas de conventions particulières, le nombre maximum de morceaux à livrer pour chaque type de fût est le suivant :

N'« des fût8

N" des fûts

N" des fûts

Une rangée de fonds ne doit pas présenter plus de deux chanteaux ; le surplus se compose de morceaux moyens. A partir du n** 12 et au-dessus, chaque assortiment de tonneau doit comprendre une portière. La largeur des portières se mesure à l'extrémité la plus large ; à l'autre extrémité, on la diminue de 3 centimètres. Les chanteaux et les moyennes pièces peuvent être plus faibles d'un quart environ vers la rainure ; les portières peuvent être plus faibles de la moitié de la dimension minima de la rainure.

Le merrain allemand pour cuves et fûts pression doit être absolument sain. Les douves n^ 1/2, 1 et 2 doivent être plus longues de 3 centimètres .que pour le merrain de tonneau. A l'état vert, l'épaisseur en tête des douves n^* i/'Z et 1 doit être d'au moins 42 millimètres, celle des n°' 2 à 6 d'au moins 48 millimètres. Les fonds pression se font seulement couramment en n°* 1/2, 1 et 2. On les demande bien travaillés, francs de défauts sur les deux laces, et ayant au moins 52 millimètres d'épaisseur au milieu à l'état vert.

On classe comme rebut ou écart les douves et fonds en bois pourri ou échauffé, ceux qui ont de l'aubier, des piqûres, des fentes prononcées, des gerçures, des doubles courbures, ceux encore qui n'ont pas l'épaisseur, la largeur et la longueur convenables. On rebute également : l*') les douves ayant des nœuds, soit dans le milieu, soit à la place où se trace l'entaille pour le fond ; 2°) celles qui offrent sur le côté une flache supérieure au i/12 de la largeur.

Des nœuds sur le côté extérieur, des fentes dans Tentaille plus profondes que le 1/12 de leur largeur motivent également le rejet des fonds.

L'aubier est toléré, au^si bien dans les douves que dans les fonds, lorsque le cœur est visible dans la rainure ou qu'il apparaît en tête sur une largeur inférieure au 1/12 de celle du morceau.

S'il y a contestation au sujet de la fourniture et s'il s'ensuit une vérification, les frais y relatifs sont supportés, savoir; moitié par

Mathey. — Exploitation des bois II.

5H BOIS DE FENTE

le vendeur et moitié par Tacheteur quand le rebut porte sur plus de 4 ®/o de la fourniture, en totalité par le vendeur quand ce rebut s'élève à plus de 8 ^1^, Le triage doit commencer au plus tard le huitième jour qui suit celui de la sommation et se faire à raison d*au moins 2.000 muids par jour.

m) Bûches pour tonnelleries mécaniques. — Les tonnelleries mécaniques de la région parisienne (Descroix, 30, rue Hoche, Pantin) achètent, pour la fabrication de leur merrain, des bûches de chône bien propres, de f°*,10 de tour et plus, de 0",30 à 1 mètre de '^' * longueur. Ces bûches sont débitées

en merrain {fig, 231) ayant :

Largeur : 12 à 17 cm., moyenne 14 cm..

Epaisseur du oôlé faible a, prise au milieu, mia..25mm.,

» fort 6, » 65

Epaisseur au milieu c, » 50 mm , moyenne 60 mm.

Les longueurs demandées sont0",52, 0",54, 0°»,57, 0",61, 0°»,65, 0™,71, 0'",86, avec 1/K au plus de petits bois mesurant 0™, 30 à0™,40.

Le prix de ces bûches varie entre 60 et 70 francs le mètre cube au J/4, rendu en gare Pantin.

B. Merrain de hêtre. — Les barils fabriqués avec du merrain de hêtre servent à emmagasiner tantôt des matières sèches : raisins de Corinthe, poissons, ciment, clous, etc. ; tantôt des matières grasses ou sucrées : beurre, mélasse, miel, etc. ; tantôt enfin des matières liquides : pétrole, naphte, etc.

La Belgique, le Nord de la France, en particulier Lille et Dunkerque, consomment une immense quantité de douves en hêtre, provenant d'Autriche et de Roumanie. La fabrication française est pour ainsi dire nulle, faute de fondeurs exercés. Les quelques rares ouvriers que Ton rencontre encore dans le Nord viennent de la Belgique et des environs de la forêt de Mormal. C'est donc exclusivement en s*adressant à la main-d'œuvre étrangère que Ton pourrait implanter avec succès cette industrie en France.

MERRAl?!

La fabrication se fait d'après la méthode française. Les bois encore verts sont) tronçonnés en billes de longueur convenable, puis écartelés en 'uh cerfain nombre de secteurs AOC, COD, AOF mesurant 20 à 24 centimètres de corde

c.>îff:^

Fig. 232.

F'ig. 233.

{/ig. 232, 233). Chacun des prismes ainsi obtenus est fendu à la largeur des douelles suivant des plans ABCD, A'B'C'D', perpendiculaires au plan bissecteur de l'angle dièdre 00'

Fig. 234.

Fig. 235.

(fig. 234), ce qui donne 3 solides 1, 2, 3. Ces 3 solides sont enfin divisés {fig. 235) suivant la direction des rayons en planchettes de merrain aa.,. a, que Ton pare à la plane.

516 BOIS DE FENTE

Les dimensions habituelles des douves en hôtre sont : longueur, 0'",80; largeur, lia 16 centimètres; épaisseur, 11 à 14 millimètres.

a) Classement du Nord. — La vente se fait au mille de douves. Le mille comprend :

35 bottes de 26 planches, longueur 22 pouces, 40 » » 20 »

Les douves ont 15 millimètres d'épaisseur, 14 à 46 centimètres de largeur. Toutefois, cette dernière dimension n'est pas fixe ; on fabrique des douves moins larges, qui sont alors comptées à deux pour une, ou à trois pour deux.

Les prix de vente oscillent entre 100 et 105 francs le mille ; la façon est de 20 francs ; le rendement de 60 à 62 ^/q.

b) Classement du Mans. — Dans les régions du Mans et de Carentan (Manche), on fabrique avec du hêtre des tonneaux à beurre ; les douves ont: longueur, 0°',487 = 18 pouces ; largeur, 11 à 14 centimètres =4 à 5 pouces ; épaisseur 9 millimètres =4 lignes. On vend au mille de 1000 pièces et 500 fonds. Avec 1 mètre cube on fait environ 1000 douves vendues 75 à 85 francs.

c) Classement du Centre et du Plateau central. — Le Plateau Central fabrique çà et là du merrain de barillage ayant :

Longueur 0,92 à 0% 95

Largeur 0,08 à 0«°,16

Epaisseur 0,018 à 0<°,020

On vend au cent de pièces» à raison de 10 francs le cent sur wagon départ.

d) Merrain de Roumanie. — La Roumanie expédie dans tous les ports de la Méditerranée une quantité, de jour en jour plus grande» de merrain fendu ou scié, dont les dimensions usuelles répondent aux deux types suivants :

/ Longueur. 85 cm. \ Le mille de pièces vaut dans les ports

No 1 I Largeur . 11 à 13 cm. ; français, coût, assurance et fret oom-

( Epaisseur. 11 à 12 mm. ) pris : fendu 116 fr., scié 106 fr.

/ Longueur. 1»»,05 "^ » .

N« 2 ' Largeur . 11 à 13 cm. ( ^ """« '^=""^" "<* ^''■' •«'* ^^O fr.

(EpaiMeur. « à 12 mm. ^ <»^- *" P'"''* "■■*»«•''• ^

c) Merrain d'Autricke-Hongrie. — «) Pour France : Les douves de hêtre fendues, de provenance hongroise, onl 78 à H2 centimètres

OU 98 à 102 centimètres de longueur, 14 à 15 millimètres d'épaisseur et 10 à 15 centimètres de largeur avec moyenne de 13 centimètres. Les livraisons comportent ordinairement 9/10 de douves ayant 78 à 82 centimètres et 1/10 de douves ayant 98 à 102 centimètres de longueur. On vend à raison de 90 à 125 francs le mille, rendu à Lille ou à Dunkerque.

p) Aux lieux de production. — On distingue les douves pour matières sèches, de celles pour substances liquides.

1») Douves pour matières sèches :

Longueur : Epaisseur :

^ „^ i Tolérance de 3 cm. \ 0«,80 J , . j

* ( en plus ou eo moins. / .,^ ,.^ .^... .^,..

.' Aucune toWrance en ' ^^ *«, 10,14 12/14 mu... comptée, pour

j ^ • . â. A^ L • 11. 12 et 13 mm.

1 m. . moins n*est acceptée; \ *

[ on tolère 5^™ en plus, j

Largeur: 9 centimètres et plus, avec moyenne de 11 centimètres prise comme base dans les calculs. 2°) Douves pour substances liquides :

Longueur : Epaisseur :

1 m. / Tolérance de 5 cm. \ 16 '20, moyenne 18, adoptée pour les calculs,

1™,30 L en plus ou en moins, j 18/24 » 21 »

Largeur : 10 centimètres et au-dessus, avec moyenne de 12 centimètres au moins servant au décompte numérique.

Nota, — Les mesures sont prises sur le c6té le plus court et le plus étroit et à la place la moins épaisse de la douve. La vente se fait au cent.

Les douves viennoises doivent être en bon bois, exclusivement travaillées au départoire et à la doloire, parées à la plane, toujours à vives arêtes et de largeur marchande ; on tolère toutefois des morceaux un peu étroits ou légèrement voilés, constituant les bons écarts.

Quand on achète qualité monter on doit prendre le bois tout venant, comprenant 75 °/o de bons bois et 2o °/o de bons écarts. Quand on achète bonne marchandise sans écarts, tout le lot doit être en bon bois. On tolère seulement alors les douves légèrement échauffées, mais dont la solidité n'est pas diminuée.

Par écarts, il faut entendre : les douves non de mesure, pourries, piquées, fortement échauffées, noircies par l'humidité ; plus rarement les douves noueuses, trouées, voilées, gercées ; celles qui sont fendues en tête, quand cette fente est plus longue que la largeur de la douve, sont aussi classées comme écarts.

518 BOIS DE FErVTE

fj Douves danoises sciées, — Pour ses ezpédiHoDS de beurre en Angleterre et dans les autres pays, te Danemark consomme beaacoup de douves hêtre sciées et provenant de chutes de scieries; elles ont :

Type flo 1 : longuear*0«,55, largeur 0,07 à (^,10, épaisseur Q«012 fort. Type n* 2 : longaeiir;0",70, largeur 0,0d )i 0«,iO, épaiaaeur 0,013 fort.

Un mètre cube de douves vaut environ 33 francs sur wagon départ; un wagon contient 13000 morceaux cubant 16 mètres cubes.

Observation, — Depuis douze à quinze mois, on fabrique dans le Midi de la France des fûts à vin en bois de hêtre rendu élanche à l'aide d'un collage pratiqué à l'intérieur des fuis. La colle employée ne donne aucun goût aux vins et assure rélanchéité des récipients, ce qui avait été vainement cherché jus(|u*ici. Ce nouveau dél)ouché du hêtre contribuera certainement a faire hausser encore la valeur de cette essence.

C. Meruain de mois rkslnklx. — Avec Tépicéa, le sapin, le pin sylvestre, le mélèze, on fabrique du merrain fendu ou scie pour cuves, seilles, hottes, bennes de vendange, barattes, tonneaux, boites, elc. Les beaux bois de boissellerie utilisés dans le Jura, proviennent en général du troisième plateau et sont d'essence épicéa. Les billes portant peu de nœuds, à fibres droites ou dirigées légèrement à gauche (voir tome 1®**, page 102), sont débitées en troncesde0™,30àl",20de longueur pour être vendues à raison de 80 à 100 francs Je mètre cube rendu à domicile. Pour ce débit, il faut des bois propres, de belle fente, à croissance lente et régulière, comme il en existe, non seulement au Risoux et au Massacre, mais encore sur (le nombreux points des Alpes de Savoie.

Les arbres sont découpés en billons de la longueur des (louves, puis fendus en secteurs aisément maniables à l'aide (Fun taillant courbé [fig, 236\ Chacun des secteurs ainsi obtenus est finalement divisé en douves naturellement cintrées aa.,, îfig, 2.'}7 , parées extérieurement et intérieurement avec une plane curviligne [fig. 2.*i8\ Les fonds sont fendus suivant les rayons avec un coutre droit, comme l'indique répure {fig. 2^31) . Les surfaces des joints sont façonnées au mo) en d'un rabot immobile, sur lequel on fait glisser la douve;

Celle-ci est présentée pour vérification à un gabarit découpé en arc de cercle, dont le rayon correspond au rayon de

Fijr. 237.

Fjg. 236.

courbure de la seille. La largeur des douves est variable, et le nombre des pièces entrant dans la composition d'un type

Fig. 238. Fig. 239.

varie avec le plus ou moins grand développement des douves utilisées.

Nous donnons page 5201e prix courant des principaux produits fabriqués à Bonnétage (Doubs) par les cultivateurs de cette région (Renseignements fournis par M. Croizier, Inspecteur).

WM

TÏÏÏÏT

mi

Fig. 240.

A Bonnétage, la valeur du mètre cube réel de bois d'épicéa propre à la fente est d'environ 32 francs.

En dehors de ces usages spéciaux, on débite encore les bois résineux en barres pour soutenir le fond des futailles (fig. 240), en douves pour tonneaux à clous et à fromages. Les

BOIS DE FENTE

xNomi uolensilet

Hautear

Diamètre au fond

EpaivMiir des ilooTei el dea fonda

Prix marchands

Sdilles

9 pouces

11 pouces

6 lignes

11 fr. la douzaine i

7 lignes

8 lignes

Cuveaux

13 fr. la pièce

3 pieds

Barattes

6 pouces

36 fr. la douzaine

dimensions varient à Tinfini. Il s*agit d'ailleurs de bois sciés et non fendus.

Enfin, la maison Cartier-Bresson, à Celles (Vosges), emploie le mélèze sous forme de douves pour la fabrication des cuves destinées à recevoir des acides ; il est alors payé à des prix très élevés, environ 40 francs le mètre cube réel sur pied. Il faut des bois mesurant au moins l^jBO de tour à hauteur d'homme.

D. Meurain en bois comprimé. — Il y a quelques années, on avait fait grand bruit autour d'un procédé consistant à comprimer des bois tendres (peuplier, tremble, etc.) pour remplacer les bois durs (chêne, hôtre) dans la confection des fûts à vin et autres matières liquides ; mais, dans la pratique, cette façon n'a pas donné les résultats attendus, car la forte pression provoquait une casse énorme du bois, et on a dû l'abandonner.

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