LIVRE II
LES PETITS BOIS D'INDUSTRIE
LES PETITS BOIS D'INDUSTRIE
Nous classons sous cette rubrique, les petits bois provenant, soit du taillis, soit des éclaircies, tous produits généralement convertis en charbonnette ou en bois de feu, voire même complètement négligés par les exploitants, et qui sont cependant susceptibles d'emplois très variés et très rémunérateurs. L'utilisation rationnelle de ces petits bois a été jusqu'ici presque entièrement négligée par le commerce, d'une part parce qu'on ne veut pas se donner la peine de stylerdes ouvriers rebelles à toute innovation, d'autre part parce qu'on ne se rend pas un compte suffisant de la variété et de l'abondance de ces produits, quand on n'y réfléchit pas. 11 faut que, dans chaque région, une ou plusieurs maisons, un ou plusieurs commissionnaires, s'attachent à centraliser la production d'un article déterminé dont le placement sera assuré par des contrats de longue durée, passés avec les fabricants qui l'utilisent. C'est le principe fécond de l'association mis en pratique. Cela existe déjà pour le bois à papier, les étais de mines, etc. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les cannes, les manches, les fourches, les garrots, les barreaux et montants d'échelles, etc. ? Un petit exploitant aura quelquefois de la peine à trouver un wagon de cannes, de manches ou de garrots dans sa coupe ; il n'en sera plus de même lorsque 2 ou 3 commerçants se seront associés en vue d'un but commun. L'efibrt individuel trop souvent se brise contre le mauvais vouloir des ouvriers ; il n'en sera plus de même après une entente générale entre les
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exploitants d'une môme région. Ajoutons qu*ii y a cent fois plus à gagner dans une bonne utilisation de ces petits bois, achetés bon marché et revendus fort cher par les industriels, que dans le commerce terre à terre de la charbonnette et du bois de feu.