‹ Traite dogmatique et pratique des indulgencesChapitre 20 sur 69 · DES INDULGENCES DU CHEMIN DE LA CROIX · texte numérisé non relu

DES INDULGENCES DU CHEMIN DE LA CROIX

Pour engager les fidèles à faire le voyage de la Terre- Sainte, et à visiter les lieux sanctifiés par la présence adorable de Jésus-Christ , les souverains Pontifes avaient

siis sanctissimuni Eucharistie sacramentum per Induirai publico cultui BSponatur... >'os interea plenam culparum veniam impertimus quibuslibet Cliristi fulelibus qui, pœnitcutià ut sacra synaxi rite munili, riagotil diebus augustissimum Christi Corpus visitarint , Deum orante» juxta Ecclesiae meritem. Bull, valic, t. 2. p. 382.

1 En \t nu d'un induit perpétuel de Pie VII , du 6 avril 1821 , il suiht, à Rennes et dans tout le diocèse , de visiter le Très-Saint-Saorement une fois l'un de9 trois jours, in contrarium facieniibus non obstantibus quibuscumque ,• ce sont les paroles de l'induit.

accordé d'amples indulgences à ceux qui entreprendraient ce pieux pèlerinage.

Lorsque les saints lieux furent retombés entre les mains des Infidèles , et qu'il devint moralement impossible d'aller les visiter en réalité , les souverains Pontifes permirent qu'on en fit des représentations, et accordèrent à ceux qui visiteraient ces signes symboliques, en esprit de foi et en mémoire des mystères de Jésus-Christ , les mêmes indulgences que l'on gagnait en passant dans la Terre-Sainte.

Les frères Mineurs 9 religieux de l'ordre de saint François, s'étant établis vers 1*342 à Jérusalem et y ayant eu la garde des lieux saints, cherchèrent à les faire vénérer d'abord en Italie , puis ailleurs et enfin dans tout le monde catholique. Ils érigèrent, spécialement dans leurs églises, des stations, au nombre de quatorze, qu'ils appelèrent le Chemin de la croix, parce qu'elles représentaient le chemin qu'avait parcouru Jésus-Christ chargé de sa croix, depuis la maison de Pilate où il avait été condamné, jusqu'au Calvaire où il fut crucifié, et au tombeau où on le déposa après sa mort.

Innocent XI approuva cette pieuse dévotion et l'enrichit des indulgences de la Terre-Sainte en faveur de tous les religieux et religieuses de Saint-François , par un bref du 5 septembre 1686. Innocent XII la confirma par un bref du 24 décembre 1692 et par un autre du 26 décembre 169o.

Benoît XIII rendit toutes ces indulgences applicables aux morts, par son bref lnter plurima, du 3 mars 1726, et permit que tous les fidèles , sans exception , qui suivraient ces pieux exercices chez les frères Mineurs observantins, où ils étaient établis, jouissent des mêmes avantages que les religieux eux-mêmes. Cette disposition fut confirmée par Clément XII, le 16 janvier 1781.

Erection du Chemin de la Croix.

Benoît XIV , par le bref Cùm tanta , du 16 janvier 174 1 , accorda aux religieux soumis au général de l'ordre

des Mineurs, la faculté d'ériger les stations du Chemin de la Croix, avec concession des mêmes privilèges , dans les églises ou les chapelles des monastères ou des hôpitaux qui ne leur étaient point soumis ; pourvu que ce fut à la demande du curé ou du supérieur de la communauté, et avec le consentement exprès de l'évêque du lieu.

Un décret de la Congrégation des Indulgences , du 30 juillet 1748 , approuvé par Benoît XIV le 3 août même année, porte que ce consentement sera donné par écrit , de manière à pouvoir toujours être présenté au besoin. Néanmoins une décision de la sacrée Congrégation des Indulgences, du 27 janvier 1838 , porte qu'une permission donnée de vive voix , quoique irrégulière , Mrait valide.

Le 30 août 1741 , le même Pontife augmenta la faveur (ju'il avait accordée aux frères Mineurs au mois de janvier de la même année, en leur permettant d'ériger le Chemin de la Croix dans les églises paroissiales, ou dans différents lieux de la même paroisse, toujours avec la permission de l'évêque diocésain , donnée par écrit , et à la demande du curé. Il défendait toutefois de l'établir dans la même ville ou la même paroisse, si la distance ou la difficulté des chemins ne rendait pas l'accès du premier lieu où il était établi impossible ou très-difficile. Mais le 10 mai 1742 , il permit de l'ériger dans toutes 1rs églises paroissiales , sans avoir égard à la distance des lieux, et même dans les chapelles dépendantes des paroisses , afin que tous les fidèles pussent profiter d'un si grand avantage l.

11 permit aussi d'ériger les stations en deux lieux , quand les localités le permettraient : l'un qui serait destine aux femmes, et l'autre aux hommes ; ou bien l'un hors de l'église, et l'autre dans l'église , pour suppléer M premier quand il ferait mauvais temps.

Pie \ 1 a permis que ces pieuses stations pussent exis-

1 Ftjrrarts t. 4 , p. 653.

1er régulièrement non -seulement dans les églises et en pelles publiques, mais encore dans les chapelles dômes ques, dans les plus petits oratoires, et même dans les chambres particulières, afin que ceux qui ont, en esprit de foi, une grande dévotion envers la passion de Jésus-Christ puissent profiter des grâces attachées à cette sainte pratique.

Comme, dans l'état actuel des choses, il n'y a point de Mineurs observantins en France, aucun prêtre ne peut établir le Chemin de la Croix, quelque part que ce soit, s'il n'y est spécialement autorisé par le Saint-Siège.

Les missionnaires obtiennent assez aisément cette raculté , mais pour un nombre d'érections déterminé , et ordinairement assez peu considérable. Ils ne peuvent en user que selon les conditions établies par Benoît XIV; il leur faut donc toujours la demande du curé ou du supérieur de la communauté , et l'autorisation de l'évèque. Il paraît nécessaire, sous peine de nullité, que l'autorisation de l'évèque soit donnée par écrit ; mais il n'en est pas ainsi de la demande du curé ou supérieur ; faite de vive voix, elle suffit , suivant une réponse de la Congrégation des Indulgences du 27 janvier 1831.

Une antre décision de la même date porte que si l'érection d'un Chemin de la Croix a été nulle parce que l'autorisation de l'évèque n'a pas été donnée par écrit , l'évèque peut , même après un long temps , suppléer à ce défaut , en donnant un acte d'institution ou de confirmation; par conséquent , il n'est point nécessaire de procéder à une érection nouvelle, pourvu que le fait de la première soit bien constant.

Le procès -verbal de l'érection , signé par le curé ou supérieur, et par le prêtre légitimement autorisé à faire l'érection, et déposé dans les archives de la Fabrique, doit faire mention expresse du rescrit pontifical, de l'autorisation de l'évèque ou du grand-vicaire agissant en son nom , aussi bien que de la date de l'un et de l'autre. Sans la réunion de ces circonstances, l'existence du Chemin de la Croix dans une église ne serait point appuyée sur des preaves authentiques; avec le temps elle deviendrait incer-

une, et l'on ne pourrait plus compter sur les indulgence^ ni v sont attachées. Cependant - si l'on omet de dresser irocès-verbal le jour do l'érection , ou si l'on vient plus n*d à le perdre, l'érection n'est point par là même frappe de nullité ; tant qu'il y a certitude qu'elle a été faite vec toutes les conditions requises, on peut dresser le proàl verbal; maison comprend sans peine qu'il est à désirer u il soit fait le plus promptement possible.

Lue réponse de la Congrégation des Indulgences , du 2 août 1886, accordée à la demande de M. Dubois, supéieur des missionnaires diocésains de Coutances, vent que n prêtre, dûment autorisé à faire l'érection, puisse, quand il a béni les croix et les tableaux, monter en chaire et faire jlacer ces objets par un autre prêtre aux lieux qui leur tont destinés , tandis qu'il explique au peuple le sujet de jhaque station.

D après une réponse de Rome , donnée en 1826 à M. de \\ Myre , évèque du Mans, on doit regarder comme certain |[ue le renouvellement total des croix ou tableaux fait perlire toutes les indulgences, et rend indispensable une nourelle érection dans toutes les formes. Mais une décision du [l août 1830 porte que si une des croix vient à disparaître >ar vol (et sans doute par toute autre cause) , les indulgences attachées aux autres croix ne sont pas perdues, ni inéme suspendues. On peut donc toujours continuer de ;es gagner; et pour remplacer la croix enlevée, il suffira |l'en mettre simplement une autre bénite par un prêtre

ant le pouvoir d'ériger les Chemins de la Croix.

Une décision authentique de la sacrée Congrégation des ndulgences, du 7 mai 1836, adressée à Mgr. l'évèque de Saint-Flour , porte que les indulgences attachées au Chenin de la Croix subsistent , quoique les croix ou tableaux lient été enlevées en totalité ou en partie pour blanchir m reparer les murs où ils étaient attachés , et ensuite remis dans leurs places respectives , lors même que toutes roix et les tableaux auraient ainsi disparu pendant un mois. Elle porte , en outre, que si , dans la première frection , les croix et tableaux avaient été placé- sans

ordre symétrique , on pourrait les déplacer pour les arranger convenablement autour de l'église, sans préjudice pour la validité des indulgences , lesquelles ne cessent que pereunte materià (L'Ami de la Religion, t. 90, p. 262 et 289).

H n'est pas absolument nécessaire d'avoir des images ; on peut se contenter de simples croix pour désigner les stations, lesquelles doivent nécessairement être au nombre de quatorze au moins : mais une seule croix qu'on changerait de place, ne suffirait pas.

De grandes irrégularités avaient été commises en France touchant les directions du Chemin de la Croix des prêtres , munis de rescrits de Rome, avaient cru pouvoir en faire usage sans y être autorisés par l'évêque ; le; cardinal Galeffi , informé de cet abus, et affligé de voii tant d'érections entachées de nullité , sollicita du souve rain Pontife un rescrit de grâce qui réparât ces omission de formalités essentielles.

Sur sa demande, Léon XII voulut bien , par un rescri du 16 novembre 1824, rendre valides les érections di Chemin de la Croix qui avaient été faites irrégulièremen en France jusqu'à ce jour, mais en recommandant de s» tenir exactement à l'avenir au décret de la Congrégation sanctionné par Benoît XIV l.

Les érections qni auraient été faites irrégulièremen depuis cette époque , sont nulles. Pour celles qui avaien été faites antérieurement , on a dû dresser un procès-ver bal et y mentionner en vertu de quoi l'érection a et légitimée ; autrement la validité des indulgences ne pour rait être constatée.

Indulgences attachées au Chemin de la Croix.

La Congrégation du Concile de Trente , chargée pa Innocent XII d'examiner quelles étaient les indulgence qu'Innocent XI et les autres pontifes , ses prédécesseurs

1 L'Ami de la Religion et du Roi, n° 1092, t. 42.

avaient accordées à ceux qui feraient ces pieux exercices , décida, le 16 juillet 1694 1 , que ces indulgences étaient les mêmes que celles attachées à la visite de tous les lieux rendus recommandables à Jérusalem par la présence de Jésus-Christ, et à l'accomplissement de quelqu'un de ses mystères. Cette décision fut confirmée par le Pape , le 27 du même mois.

La congrégation des Indulgences, dans des avertissements sur la manière de faire le Chemin de la Croix, approuvés par Clément XII le 13 avril 1731 , et Benoit XIV j!e 10 mai 17-42, défend aux catéchistes, prédicateurs |ît autres, de jamais spécifier les indulgences que Von ijague en faisant ce saint exercice; elle veut qu'ils s'en tiennent aux bulles et brefs des souverains Ponlifes , iît disent seulement : Ces indulgences sont celles qui ■▼aient été accordées autrefois pour la visite des lieux laints.

Nous n'avons donc rien de précis sur la quantité des indulgences qui sont attachées au Chemin de la Croix : nous avons seulement qu'elles sont abondantes , et toutes pplicables aux âmes du purgatoire; que plusieurs sont 'lenières, et qu'il suffit d'être en état de grâce pour les jagner, sans qu'il soit besoin de se confesser ni de oui mu nier.

Comme il peut se faire que ces indulgences plénières

|e se trouvent, par le fait, que partielles (voyez ci-dessus

iage 20) , ou peut essayer de les gagner toutes pour soi-

ifine, ou toutes pour le même défunt; cependant, en

vaut des intentions secondaires , on est plus sur de faire

ne juste application de toutes les indulgences attachées

\i% diverses stations.

Conditions requises pour gagner ce s indulgences.

Tour gagner les indulgences du Chemin de la Croix , il t nécessaire de faire réellement les stations, c'est à-dire

I ' Ferraris , t. 4, p. 537.

daller d'un lieu à l'autre. Quelque rapprochés que soient les croix ou les tableaux, il ne serait pas suffisant de les regarder l'un après l'autre, en se tenant dans le même endroit. Cette manière d'agir ne pourrait être appelée, dans le langage commun , le Chemin de la Croix, une imitation de Jésus - Christ marchant vers le Calvaire. Néanmoins , si , à cause de la foule , on ne pouvait aller d'un lieu à l'autre, il suffirait de se lever à chaque station et de se tourner vers les croix respectives. On l'enseigne ainsi à Rome.

Il faut , en outre, qu'on fasse les stations avec piété et dévotion, en méditant sur chacun des mystères, ou du moins en y pensant affectueusement, soit mentalement, soit en récitant quelques prières vocales. Il n'y a point de prières déterminées, et aucune n'est nécessaire. La sacrée congrégation des Indulgences l'a déclaré dans ses avertissements du 3 avril 1731. 11 est cependant d'usage d'en dire quelques-unes, comme cinq Pater et cinq Ave, pour ceux qui ne savent pas lire; un Pater et un Ave , le Gloria Patri, une ou deux strophes du Stahat , et une oraison appropriée au mystère, pour ceux qui savent lire. On peut en toute sûreté se servir des prières qui se trouvent dans les petits livres composés pour aider les âme pieuses à faire le Chemin de la Croix , mais on ne doit pa toujours ajouter foi au nombre d'indulgences qui y son énoncées. Il est bien plus important de chercher à ga gner celles qui sont réellement attachées à ces pieux exer cices, que d'en connaître scrupuleusement la quantité.

Le Chemin de la Croix peut se faire de deux manières en particulier et solennellement. Toute personne peut 1 faire en particulier dans l'église où il est établi, se servi des prières qu'elle veut, et y consacrer le temps qu'il lu plaît , pourvu qu'elle s'occupe pieusement de chacun de quatorze mystères. Quand cet exercice se fait solennel lement , un prêtre y préside , va processionnellemen d'une station à l'autre, précédé de la croix j l'on chant une strophe du Stahat , au verset du psaume du Miserere ou un couplet de cantique. Arrivé à la station , le prêtr

DES INDU LGEIS CES. Il)1/

tait une courte exhortation qui est suivie d'un Pater et d'un Ave, ou d'un petit moment de méditation. Quand i! v a foule, i! n'est pas nécessaire que le peuple suive la procession : il suffit qu'il se lève et s'agenouille à chaque station. Le prêtre pourrait aussi monter en chaire jour se faire mieux entendre, tandis que quelques-uns raient avec la croix d'une station à l'autre.

Il faut toujours se souvenir qu'il n'y a d'essentiel dans e Chemin de la Croix, que la visite des quatorze stations, ivec la considération des mystères *.

A la fin, le prêtre, s'il en a la permission de l'ordiinire, donne la bénédiction du Saint-Sacrement; ou bien l la donne avec le crucifix sans rien dire, ou ne la donne as du tout, comme il se pratique chez nous.

ndulycnces pour les infirmes et autres qui ne peuvent faire le Chemin de la Croix.

Les persounes malades ou infirmes, les prisonniers,

eux qi.i sont sur mer ou dans les pays infidèles, et gé-

eralemcnt tous ceux qui sont physiquement ou morale-

ent empêchés d'aller visiter les stations du Chemin de

Croix , peuvent gagner les mêmes indulgences, en ayant

îe petite croix de cuivre, spécialement bénite à cet effet ,

disant quatorze Pater et Ave, un pour chaque station,

uq autres à la fin, avec le Gloria Patrij et enfin un

itre Pater et Ave pour le souverain Pontife, en tenant

itre leurs mains la croix dont nous venons de par-

r. Ce sont les propres termes de la Raccoïta, p. 104.

tte concession fut faite par Clément XIV, le 26 janvier

7J. Pic MI, voulant favoriser encore davantage les

Il y n des décisions embarrassées et contradictoires au sujet -i\ Pater, Are et Gloria Palri <|u\>ii d.-\;iit dire en terminant, près ce (jne l'on nous a éciit de Rome, en 1832, et d'après la deTre édition delà Rucrolla, p. 104, ces si* Pater, Are et Gloria Palri sont requis que de ceirx qui font les stations en particulier avec un ■fc bénit par cet effet, comme nous allons le dire tout-à-lheurc

personnes dont nous venons de parler, leur accorda, par an bref du 10 janvier 1804, les mêmes indulgences , à condition qu'elles auraient devant elles les quatorze stations de Pierre Bombelli, en gravures, et réunies dans un livret souscrit par le général ou le vicaire-général des Mineurs observantins, et contenant le décret qui accorde cette faveur. Pie VIII a confirmé et renouvelé cette concession par un bref du 23 novembre 1830 l. En France, ces personnes n'ont guère que la ressource d'une croix bénite avec le privilège du Chemin de la Croix : car elles peuvent difficilement se procurer un livret souscrit par le général ou le vicaire-général des Mineurs observantins.

Pour bénir celte croix il faut avoir une permission expresse du souverain Pontife, qui l'accorde assez difficilement, et toujours dans un nombre déterminé. Le pouvoir d'ériger le Chemin de la Croix ne suffit pas pour cela.

Mais, à moins d'une concession spéciale, le privilège de pouvoir ainsi gagner les indulgences du Chemin de l« Croix cesse ou est suspendu, dès qu'il est aisé d'allei suivre les stations dans le lieu où elles sont établies; cai telle paraît être bien clairement la condition sous la quelle cette faveur est accordée, puisqu'il est question ; dans l'acte de concession, de ceux qui sont dans l'impos sibilité de visiter les lieux fixés pour les stations. On n dit pas si l'impossibilité doit être physique ou morale on pense généralement qu'il ne s'agit que d'impossibilit morale, qui se juge selon les règles de la prudence comme on jugerait de l'impossibilité d'aller à la mess ou de jeûner; il paraît bien clairement que c'est le sei i du décret de Pie Vil 2.

* Raccolla, édit. 1837 p. 105.

2 Un bon livre intitulé : Via Crucis, ou Méthode pratique du Cl min de la Croix , etc. , approuvé par un grand nombre d'évêcmes, < pose un moyen pour les malades , les infirmes et autres personi légitimement empêchées de gagner les indulgences attachées au Cl min de la Croix , en se servant de gravures. Ce livre porte en tête

n tête

Quand on fait le Chemin de la Croix avec an crucifix bénit pour cela, on ne peut pas interrompre les stations. On le peut, au contraire, quand on fait le Chemin de la Croix en la manière ordinaire. Il suffit alors qu'on termine les quatorze stations dans le même jour.

Pie VI a permis que le Chemin de la Croix fût érigé par ceux qui en ont le pouvoir, non-seulement dans les églises et les chapelles publiques , mais dans les chapelles domestiques, dans les plus petits oratoires et même dans les chambres particulières, afin que ceux qui ont un grand esprit de foi et de dévotion envers la passion de Jésus-Christ, puissent profiter des grâces spirituelles attachées à cette sainte pratique.

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