‹ Traite dogmatique et pratique des indulgencesChapitre 25 sur 69 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

!'ks indulgences attachées aux pratiques pieuses en l'honneur des sacrés coeurs de jésus i t i>k marie.

1° On ne met point en question maintenant, parmi les catholiques, s'il est permis d'honorer et même d'adorer le Cœur lacré de Jésus-Christ. La piété des vrais fidcles, d'accord avec les sentiments bien connus de l'Église, ne

laisse plus lieu à aucun doute à cet égard. Les souverains Pontifes ne cessent de favoriser une dévotion si légitime dans son principe, et si élevé dans son objet.

Un très-grand nombre d'indulgences ont été attachées à des exercices en l'honneur de ce Cœur adorable; mais comme il faut être membre de la confrérie du Sacré-Cœur pour jouir de ces indulgences, nous en parlerons au chapitre des Confréries.

Cependant il y en a quelques-unes pour lesquelles la Raccoîta ne parle point de l'inscription dans la confrérie. C'est ainsi que Pie VII, par rescrit du 9 juin 1807 et du 26 septembre 1817 , accorde à perpétuité une indulgence de cent jours aux fidèles qui feront avec un cœur contrit J l'offrande suivante devant l'image du Sacré- Cœur.

Oraison.

«Moi N. voulant, ô mon aimable Jésus! vous témoi- » gner ma reconnaissance et réparer mes infidélités, je » vous donne mon cœur , je me consacre entièrement à » vous, et je me propose, moyennant votre secours , de » ne plus jamais pécher. »

Et indulgence plénière une fois le mois , le jour qu'on voudra, aux conditions ordinaires pour ceux qui auraient suivi cette pratique tous les jours du moi?.

A la sollicitation de quelques évoques et d'autres ecclésiastiques pleifis de dévotion envers le divin Cœur de Jésus, Pie VII accorda, par un rescrit du 12 février 1808, trois cents jours d'indulgence à ceux qui diraient, en l'honneur du Sacré-Cœur , certaines prières l qui se trouvent dans le recueil imprimé à Rome , et trois fois le Pater, Y Ave et le Gloria Patri , etc.

Pour ceux qui auront récité^ ces prières une fois par

4 Nous ne croyons pas tout à fait inutile d'indiquer des indulgence» attachées à certaines pratiques que nous ne pouvons rapporter ici , par la crainte. d'être trop long. Les ecclésiastiques sauront au moins ce quil faillirait répondre à ceux qui les consulteraient. Plusieurs de ces pratiques se trouvent dans le traité destiné aux fidèles.

j«>ur, pendant nn mois, indulgence plénière le jour qu ils voudront , en se confessant, communiant et priant selon les intentions du souverain Pontife. Ces indulgences sont applicables aux âmes du purgatoire.

2° Le Cœur de Marie peut être aussi l'objet légitime de nos hommages. Ce n'est pas sans raison que l'Eglise réunit dans son culte ces deux Cœurs, qui furent tendrement attachés l'un à l'autre sur la terre par des liens si forts, et qui ne seront jamais séparés dans l'éternité. Les mêmes Pontifes, qui ont enrichi de grâces spirituelles les adorateurs du Cœur de Jésus, ne se sont montrés guère moins généreux envers les dévots au Cœur de Marie.

Cependant le culte rendu à l'un et à l'autre de ces deux Cœurs est essentiellement différent; l'un est de latrie et l'autre d'hyperdulie. Nous adorons le Cœur de Jésus, et nous honorons le Cœur de Marie d'un culte supérieur à celui que nous rendons aux Saints.

Par rescrits du 18 août 1807 et du 1er février 18lb\ Pie VII a accordé soixante jours d'indulgence, à perpétuité et applicable aux morts, à ceux qui diront dévotement la prière ci-après, en l'honneur du Sacré-Cœur de Marie; et par un autre rescrit du 20 septembre 1817 , le même Pontife accorda trois indulgences plénières . fixées aux jours de la Nativité , de l'Assomption et du Sacre-Cœur de Marie , pour ceux qui seraient fidèles à dire cette prière tous les jours pendant un an , et qui étant contrits, se confesseraient, communieraient, visiteraient une église ou un autel dédié à la sainte Vierge, et la prieraient selon les intentions de sa Sainteté.

Indulgence plénière à l'article de la mort pour ceux qui conserveraient l'usage de réciter cette prière, chaque jour, pendant leur vie.

Prière au Sacré-Cœur de Marie.

■ Cœur de Marie, Mère de Dieu et notre mère, Cour » Minable, objet des complaisances de l'adorable Trinité ,

ur digne du respect et de l'amour des anges et des » hommes, Cœur le plus ressemblant au Cœur de Jésus,

» dont vous êtes une image parfaite; Cœur bon et compatifr-

• sant à nos misères, daignez fondre la glace de nos cœurs,

• et faites qu'ils seconformententièrement à celui du divin » Sauveur; communiquez-leur l'amour de vos vertus, et le » feu dont vous avez toujours brûlé. Veillez sur l'Eglise, » protégez-la, soyez son refuge et sa défense contre les at- » toques de ses ennemis : soyez la voie qui nous conduise » à Jésus, et le canal qui nous transmette les grâces dont » nous avons besoin pour être sauvés. Soyez notre soula-

• gement dans nos nécessités, notre soutien dans nos ten- » talions, notre refuge dans la persécution, notre secours

■ dans les dangers et surtout au moment de la mort, dans

• le dernier combat de notre vie, lorsque tout l'enfer dé-

• chaîné contre nous cherchera à ravir nos âmes. A ce

• moment redoutable , duquel dépend notre éternité , ô » Vierge compatissante! faites-nous éprouver quelle est » la tendresse de votre Cœur maternel ; montrez-nous vo-

■ Ire pouvoir auprès de Jésus, en nous ouvrant dans la » source de la miséricorde un refuge assuré , afin que » nous le visitions dans le séjour des bienheureux, pen- » dant les siècles des siècles. Ainsi soit- il.

• Que le divin Cœur de Jésus et le Cœur sans tache de » Marie, soient connus, loués, bénis, aimés, servis et » glorifiés à jamais et dans tout l'univers. Ainsi soit-il. •

Le même Pie VII accorda , le 14 janvier 1815, à perpétuité , trois cents jours d'indulgence applicable aux Ames du purgatoire, à ceux qui feraient, en l'honneur du Cœur affligé de Marie, un pieux exercice qui se trouve dans le recueil de Rome.

Page 1