‹ Traite dogmatique et pratique des indulgencesChapitre 26 sur 69 · H S INDULGENCES ACCORDÉES POUR LA RÉCITATION DU · texte numérisé non relu

H S INDULGENCES ACCORDÉES POUR LA RÉCITATION DU

Vent , Creator , des litanies , de l' Angélus , du

Salve , llecjhia , du Sub lutim , du Stabat Mater.

J I. Indulgence pour le Ken», Creator , etc.

Pie VI, par un bref perpétuel du 26 mai 1796, a accordé à tous les fidèles qui réciteraient le Veni , Creator, ou la prose Veni, sancte Spiritus, avec un cœur contrit, trois cent9 jours d'indulgence le dimanche de la Pentecôte et tous les jours de l'octave; cent jours tous les autres jours de l'année et indulgence plénière une fois par mois à ceux qui, ayant récité cette prière tous les jours , se confesseraient , communieraient et prieraient selon les intentions ordinaires.

Ces indulgences sont applicables aux âmes du purgatoire.

I II. Indulgences pour les litanies de la Sainte Vierge.

Sixte V, dans sa bulle Reddituri du 1 1 juillet 1587 , accorda une indulgence de trois cents jours à tous ceux qui reciteraient les litanies du saint Nom de Jésus , telles qu'elles ont été approuvées per le Saiut-Siége.

Par la même bulle il avait accordé deux cents jours à ceux qui réciteraient, avec un cœur contrit , les litanies de Lurette, dites vulgairement de Notre-Dame ou de la Sainte Vierge, avec le verset Ora pro nobis et l'oraison Gratiam. Benoit XIII confirma cette indulgence, en approuvant un décret de la Congrégatiun des Indulgences, du 12 janvier 1 7*28 ; et Pie VII , par un décret du 30 septembre 1817 , létendit à treis cents jours, la rendit applicable aux morts, et accurda indulgence plénière pour ceux qui réciteraient ces litanies tous les jours, aux cinq principales fêtes de la sainte Vierge, savoir: la Conception, la Nativité, l'Annonciation, la Purification, et l'Assomption ,

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aux. conditions de se confesser, de communier, de visiter une église ou une chapelle publique, et d'y prier selon les intentions ordinaires.

I III. Indulgences attache'es à la récitation de Y Angélus.

Jean XXII accorda, par une bulle du 13 octobre 1318, quelques jours d'indulgence à ceux qui réciteraient trois fois Y Ave, Maria, le soir au son de la cloche. On fait remonter jusqu'à Adrien VI, mort en 152S, l'indulgence accordée à la récitation de Y Angélus ; on l'a ensuite attribuée à Clément XI; mais il est hors de doute que Benoît XIII , par un bref du 14 septembre 1724, accorda à perpétuité pour tous ceux qui réciteraient chaque jour cette prière à genoux, au son de la cloche, le matin, ou à midi, ou lesoir, après le coucher dusoleil, l'indulgence plénière une fois par mois, le jour qu'ils choisiraient, sous la condition de confesser leurs péchés avec un sincère repentir , de communier et de prier pour la concorde entre les princes chrétiens, l'extirpation des hérésies, et l'exaltation de la sainte Eglise notre mère.

De plus, cent jours d'indulgence à chaque fois qu'on la reciterait avec un cœur contrit et repentant.

Le même Pontife déclara, le 10 janvier 1725 , que ces deux indulgences n'étaient point suspendues durant le jubilé. Elles ne sont point applicables aux âmes du purgatoire.

Par un induit du 5 décembre 1727, il permit aux réguliers, et généralement à tous ceux qui demeurent dam les communautés religieuses, et qui, au moment où la cloche sonne, ne pourraient réciter cette prière à cause d'un empêchement légitime, de gagner l'indulgence, en la récitant aussitôt après l'exercice qui les avait empêchés.

Cette prière, au terme de Benoît XIII, doit être dite à genoux ; mais Benoit XIV, par une déclaration du 20 avril 1742, a décidé qu'on la dirait debout le samedi au soir et le dimanche toute la journée. Le samedi au soir se prend depuis l'heure des premières vêpres , selon ce que nous avons dit (p. 101 ). Ainsi, pendant le cours de l'an-

née on doit la récitera genoux le samedi à midi : mais dans les jours de carême on doit la dire debout, parce que le temps des premières vêpres est commencé. Selon ce que dit Mérati , t. °2 , p. 24S , il parait que si on dit V Angélus le dimanche après le dernier crépuscule , on doit être à genoux , parce que le dimanche est censé fini ; mais d'un antre côté, si le dimanche est fini, comment gagne-t-on encore l'indulgence? Nous croyons que, dans toutes les communautés, on le dit debout le dimanche au soir, quelqu'avancée que soit l'heure. Si on sonnait avant la fin du crépuscule, ce serait le plus sûr : il n'y aurait plus de doute ni sur la validité de l'indulgence ni sur la manière de réciter YAngclus.

La précédente déclaration de Benoît XIV porte que dans le temps pascal, qui se termine aux premières vêpres du dimanche de la Trinité , au lieu de Y Angélus , on dira debout l'antienne Regina cœli , avec le verset et l'oraison Deus quiper resurrectionem. Néanmoins les personnes qui ne sauront point cette antienne, gagneront pareillement l'indulgence, en continuant de réciter X Angélus.

Nous ne voyons pas sur quoi se fondent les communautés qui prétendent gagner l'indulgence en récitant 1 ' Ange lus pendant le temps pascal ; car on ne peut leur appliquer l'exception mise par Benoît XIV en faveur de ceux qui ne savent point le Regina cœli.

Les fidèles qui se trouvent dans des lieux où l'on ne sonne pas Y Angélus, ou qui ne peuvent entendre la cloch 5, gagneront l'indulgence en récitant, vers l'heure où On devrait sonner, soit l' Angélus , soit le Regina cœli, de la manière que nous venons de le dire. Cette concession faite par un rescrit de Pie VI, du 18 mars 1761.

J IV. Indulgence pour le Salve Regina , et le Sub tuum.

Pie VI, par un décret universel du 5 avril 1786, aceorde à perpétuité, pour chaque jour de la semaine, cent jours d'indulgence, et pour chaque dimanche de l'année, sept ans et sept quarantaine"' , à tous ceux qui , dans

un esprit de piété, réciteront le matin , pour réparer , autant qu'il est en eux, les outrages faits à la sainte Vierge et aux Saints, le Salve , Regina, et le soir le Sub tuum , avec les versets suivants, après chacune des antiennes :

« $. Dignare me laudare te , Virgo sacrata ;

» r*. Da mihi virtutem contra hostes tuos.

» $. Benedictus Deus in sanclis suis.

» ly. Amen. »

Ceux qui diront ces prières chaque jour, pendant un mois, pourront gagner l'indulgence plénière deux dimanches de ce mois, à leur choix , en se confessant , communiant et priant selon les intentions du souverain Pontife.

De plus , pour ceux qui seraient dans l'habitude de réciter ces prières, indulgence plénière à toutes les fêtes de la sainte Vierge et à la fête de tous les Saints, aux conditions ordinaires. Enfin , indulgence plénière à l'article de la mort , pourvu qu'ils se confessent et communient, ou s'ils ne le peuvent, qu'ils soient au moins conlrit9.

$ V. Indulgence attaehe'e au Slabat Mater.

Innocent XI, par un bref du 1er septembre 1681 , accorda cent jours d'indulgence à tous les fidèles qui réciteraient dévotement, en l'honneur de Notre-Dame des Douleurs, la prose Stahat Mater , qu'on dit avoir été composée par Innocent 111, pape, et qui l'a été plus vraisemblablement par Jacopone , frère mineur , dans le XIII0 siècle.

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