‹ Traite dogmatique et pratique des indulgencesChapitre 37 sur 69 · DES CONFRÉRIES EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DES CONFRÉRIES EN GÉNÉRAL

On peut considérer les confréries en général, dans leur om et leur origine , dans les règles établies pour leur rection , dans leurs rapports avec les évêques, dans leurs apports avec les curés, et dans leurs rapports avec l'au- )rité civile.

ARTICLE I

DD ROM ET DE l/ORIGIKE DES CONFRÉRIES.

Le nom de confrérie signifie la réunion de plusieurs permnes qui s'engagent à vivre ensemble, ou à s'entr'aider ens les intérêts temporels ou spirituels, comme des frères t des sœurs : aussi ces personnes sont-elles appelées, dans

langage ordinaire, confrères et consœurs.

Le nom de congrégation a le même sens, à peu près, et Mirent les souverains Pontifes ne mettent pas de diffé- ?nce dans les faveurs qu'ils accordent aux confréries, aax ongrégations ou aux associations.

On fait remonter l'origine des confréries, prises, en

rai, jusqu'à Numa Pompilius , qui; dit-on, établit de

es sortes d'associations pour les arts et métiers, et voulut

ne chacun fit des sacrifices aux dieux tutélaires qu'il

avait assignés. A l'origine du christianisme, tous les

oaue.

fidèles vivaient dans une si grande charité réciproque, qu'ils n'avaient qu'un cœur et qu'une âme 1 , et ne faisaient pour ainsi dire qu'une grande confrérie spirituelle.

Nous ne voyons pas , dans l'histoire des premiers siècles, qu'il ait été question d'établir des confréries spéciales, comme il y en a eu depuis. La première dont il est fait mention est celle du Confaïon, établie à Rome sous le pontificat de Clément IV , en 1267. Son but était de racheter les chrétiens faits captifs par les Sarrasins : elle portait un étendard appelé Confalone, qui lui a donné son nom. Sur cet étendard était limage de la sainte Vierge, sous la protection de laquelle la confrérie s'était mise. Les confrères s'engageaient à se confesser et à communier au moins trois fois par an; Clément IV leur accorde cent jours d'indulgence à chaque fois qu'ils le feraient 2

Bientôt il se forma d'autres associations de personnes pieuses, qui se proposaient , les unes , de s'aider réciproquement à faire pénitence et à pratiquer la vertu; d'autres , de soulager les âmes du purgatoire par des indul gences, des prières, des aumônes et autres bonnes œuvres d'autres, de secourir les pauvres , de consoler les affligés d'assister les malades, d'ensevelir les morts, etc.; d'au très , d'honorer tel ou tel mystère de la religion , d'excitei ou d'entretenir la dévotion envers la très-sainte Vierge les Anges ou les Saints.

Les Pontifes romains croyant devoir encourager oe pieuses réunions, leur accordèrent des grâces spéciales des privilèges et surtout beaucoup d indulgences.

1 Actes des Apôt. , 4. 32.

2 Fleury , lit. 83 , à la fin , le dictionnaire de Trévoux au Confaïon; une bulle de Sixte V , du 21 mars 1 586 , commençant ces mots : Cùm benigna mater , et plusieurs autres constitutions, ■e trouvent dans le Bullaire romain , parlent du Confaïon.

ARTICLE II

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