DE LA CONFRÉRIE DU SCAPULAIRB OD DE NOTRE-DAME DO MOHT
CAR5ÎEL.
On tient que cette confrérie fut érigée par saint Simon Stock, originaire d'Angleterre, religieux carme éminemment pieux , qui fut élu général de son ordre en 1245. Dans une vision la sainte Vierge lui apparut et lui donna un icapulaire qui lui resta entre les mains , comme preuve de la vision; et servit de modèle à celui que tous les enfants du Carmel devaient porter en signe de sa protection spéciale. Le docteur Launoy attaqua la vérité de cette vision dans une dissertation qu'il publia en Vappuyant principalement sur le silence des auteurs qui, Uelon loi. noraient dû naturellement en parler. Benoit XIV
le réfute dans son grand ouvrage sur la canonisation de Saints (t. 4. part. 2 , cap. 9 ) , et dans son Traité des Fête ( /. 2, cap. 6) : il regarde la vision comme un fait certain
L'institution de la confrérie du Scapulaire , paraît ef fectivement remonter jusqu'à saint Simon Stock 1 : il es certain du moins qu'on ne peut douter de son existence ni de son authenticité actuelle, ni des indulgences don elle jouit : il est également certain que la fête et l'offici de Notre-Dame du Mont-Carmel ont été légitimeraen établis et approuvés par les Pontifes romains , comme 1< remarque Benoît XIV, à la fin du chapitre de son Trait* des Fêles, que nous venons de citer.
Clément VIII, par 6a constitution du 13 novembn 1600, accorda au général des Carmes la faculté d'éta blir où il voudrait , selon sa prudence , et en suivant le règles ordinaires , la confrérie du Mont-Carmel, d'y ad mettre , par lui ou par un délégué les personnes sécu lières, et de régler les exercices de piété auxquels elles « livreraient.
Indulgence de la Confrérie du Scapulaire.
Paul V, par des brefs du §0 octobre 1606 ,31 aoû 1609 et 19 juillet 16H , a accordé aux confrères diverse indulgences , savoir :
1° A ceux qui reçoivent le scapulaire , indulgence plé nière ce jour-là, pourvu que , s'étant confessés , ils communient et prient selon les fins accoutumées.
2° Indulgence plenière à tous les confrères déjà inscrits qui se confessent , communient et prient pour les fins or dinaires,le jour de la fête de Notre-Dame du. Mont-Car mel, qui arrive le 16 juillet, et se célèbre ordinairemen le dimanche d'après.
Benoît XIV étendit , en 1752, la faculté de gagner Ko dulgence pour la fête du Scapulaire , à tous les jours d< l'octave si on n'avait pu la gagner le jour même,
* Godescard , 16 mai.
S0 A l'article de la mort, indulgence plénière pour tous es confrères qui prononcent au moins de cœur , s'ils ne euvent le faire de bouche, le saint Nom de Jésus.
•4° Indulgence plénière aux confrères qui assistent à la rocession que l'on fait un dimanche du mois, avec la ermission de l'ordinaire.
5° Clément X, par son bref Commissa nobis , du 8 mai 673, permit à ceux qui, par maladie, infirmité, ou aurement , ne pourraient assister à ladite procession du lois , de gagner la même indulgence, en visitant dévotejent la chapelle de la confrérie, ou, s'ils ne le pouvaient ncore, comme les prisonniers, les pèlerins, ceux qui sont mbarqués, etc. , en récitant le petit office de la Vierge , j en disant cinquante fois le Pater et X Ave , avec un acte e contrition , et la résolution de se confesser et de comunier aussitôt qu'ils le pourront.
Les religieux et religieuses de l'ordre du Carmcl qui ont point cette confrérie dans les chapelles ou églises de urs monastères , peuvent gagner les mêmes indulgenîs , en disant, en commun ou en particulier, les litanies îs Saints, et en faisant les autres choses marquées par ml V.
6° Cinq ans et cinq quarantaines à ceux qui, portant le apulaire, communient une fois par mois, et prient Dieu ►tir les intentions ordinaires.
' 7° Trois ans et trois quarantaines à ceux qui font la 'ême chose aux fûtes de la sainte Vierge. 8° Cinq ans et cinq quarantaines à ceux qui accompaent le saint Viatique , quand on le porte aux malades , prient pour eux.
Indulgence de trois cents jours à ceux qui s'abstiennent
viande les mercredis et les samedis.
10° Indulgence de quarante jours à ceux qui récitent lejour sept fois le Pater et Y Ave , en l'honneur de tris-sainte Vierge; trois cents jours à ceux qui récitent
litanies du saint Nom de Jésus, et deux cents jours a i\ qoi récitent les litanies de la sainte Vierge.
Cent jours pour ceux qui accompagnent le corps
d'un défunt , membre de la confrérie on non, quand on le porte au cimetière.
12° Cent jours pour ceux qui récitent avec piété l'office de la sainte Vierge.
13° Cent jours pour chaque fois qu'on assiste dévotement à la messe et aux autres offices de piété qui se fon dans la chapelle du Scapulaire , qu'on loge ou qu'on sou lage les pauvres dans leur nécessité , qu'on fait quelqu» autre œuvre de charité , etc.
Toutes ces indulgences ont été rendues applicable aux défunts, par une constitution de Clément X, du ! janvier 1672, commençant par ces mots , Cùm sicut acce pimus.
Tous les autels de chaque église des Carmes ou des Car mélites sont privilégiés le jour des obsèques d'un reli gieux ou d'une religieuse pour les messes célébrées e faveur du défunt ou de la défunte. Chaque église de Carmes ou des Carmélites peut avoir un autel privilégi quotidien et perpétuel en faveur de toutes sortes d morts. Les fidèles, confrères ou non , qui sincèrement re pentants, se seront confessés, auront communié, visite ront une église des Carmes ou des Carmélites et y prieroi selon les intentions des souverains Pontifes , gngncrontur indulgence plénière.
Admission dans la confrérie du Scapulaire.
Pour obtenir l'érection de cette confrérie avec drc aux indulgences, il faut s'adresser au général des Carm à Rome , ou au Pape même, ou à quelqu'un qui en i reçu de lui le pouvoir.
Pour qu'une personne soit membre de cette confréi et ait droit aux indulgences qui y sont attachées, il fa l'accomplissement de trois conditions essentielles 1° qu'elle reçoive le scapulaire des mains d'un prêtre ci ait le pouvoir de le donner ; 2° qu'elle le porte habituleraent; %° qu'elle soit inscrite sur le registre destine» contenir les noms des confrères, et que ce registre st
Di-S INDULGENCES. 215
ûment autorisé. Faute de l'une de ces conditions, elle ne ourrait compter sur aucune des indulgences ci-dessus noncées , ni sur la protection spéciale de la sainte Yiere , attachée au scapulaire.
Par décision du 30 avril 1838, Grégoire XVI , déférant ux vœux des généraux de l'ordre des Carmes , a bien loulu accorder que ceux qui auraient reçu le scapulaire régulièrement, fussent membres de la confrérie à partir e ce moment , et eussent droit à toutes les indulgences , ivant même d'être portés sur le registre des confrères , à cependant il est convenable qu'ils soient inscrits le (lus tôt possible.
Cette gracieuse concession modifie l'enseignement en b qui est de l'inscription sur le registre, mais ne disense pas d'en tenir un et d'y porter les noms des confères.
Il ne serait pas expédient que les confréries particuères fussent trop multipliées; elles perdraient par là lème de leur considération aux yeux du peuple. 11 faut
ailleurs se souvenir qu'il ne peut y avoir deux registre» ans la même ville, ni dans deux paroisses qui ne seraient as éloignées au moins de trois milles l'une de l'autre. 11 araitrait donc plus convenable de ne les établir que ans les lieux qui offriraient un plus grand nombre d'as*- Kîiés. Les fidèles des paroisses environnantes iraient y 3cevoir le scapulaire et s'y faire inscrire; ou bien, si des rètres, demeurant dans ces paroisses, obtenaient la faille de donner le scapulaire , ils recueilleraient les oms de ceux qu'ils admettraient, et les enverraient à 3lui qui est chargé du registre.
Une fois qu'on a été légitimement admis, on continue 'être membre de cette confrérie. Si l'on vient à perdre
i à briser son scapulaire, l'on peut en prendre un
ître soi-même: il est mieux de le faire bénir , mais rien "lige; et dans ce cas il n'est pas nécessaire de recou-
r I un prêtre qui ait le pouvoir de le donner.
Ceux qui, par négligence ou même par impiété, au-
uent omis de le porter, ou l'auraient jeté de côté, pour-
raient également le reprendre d'eux-mêmes , gagner de nouveau les indulgences et participer à tous les privilèges accordés aux membres du Carmel, en remplissant les autres conditions requises.
Ayant plusieurs fois entendu dire qoe le scapulaire devait être tout entier en laine, nous en avons parlé à Rome au général des Carmes , qui nous a dit que les cordons pouvaient être en fil : un prélat nous l'a dit pareillement. Il ne paraît donc pas y avoir actuellement de difficultés sur ce point.
Obligations des Confrères du Scapulaire.
Pour être membre de la Confrérie du Scapulaire et avoir droit à ses avantages; c'est-à-dire à la participation des mérites de l'ordre du Carmel. aux indulgences personnelles de la confrérie et à la protection de la très- 1 9ainte Vierge, il faut 1° avoir reçu un scapulaire bénit par un prêtre dûment autorisé à le bénir et à le donner ; 2° h porter nuit et jour, en santé ou en maladie, jusqu'à li mort.
Du reste on n'exige rien de plus; ni prières , ni absti nences , ni jeûnes extraordinaires. Les sept rater et sep Ave marqués dans les petits livres, ne sont nullemen nécessaires. (Réponse du prieur général des Carmes donné le 7 mai 1888):
Privilège de la bulle dite sabbatine.
Cette bulle donnée à Avignon, par Jean XXII, en 1316 commence par ces mots: Sacratissimo uti culmine. Son an thenticité a été fortement combattue par certains criti ques , comme on peut le voir dans le P. Alexandre ( Siè des XIII et XIV, Dissert. XI, t. 7 , in- fol , pag. 524). 0 objecte qu'elle ne se trouve point dans le recueil des pi< ces de Jean XXII, qu'elle ne leur ressemble point par \ style, que les auteurs du temps n'en ont point pari* et qu'elle renferme des choses incroyables , comme la pre messe absolue du salut et la délivrance certaine du pin gatoire le premier samedi après la mort de ceux q1 auraient porté le scapulaire.
DES INDULGENCES. 2i5
Les Carmes, au contraire, ont toujours soutenu que :elte bulle était véritable. Leurs raisons sont loin d'être nsignifiantes. Clément X, dans un bref du 8 mai 1673 et îenoît XIV dans son ouvrage de la canonisation des Saints t. A , 2" part. ch. 9) et dans le Traité des Fêtes, font menion de ladite bulle comme d'une pièce dont l'authenticité st à peu près certaine.
Le P. Alexandre lui-même convient que l'indulgence [ui y est exprimée, peut être publiée, que huit docteur» leSorbonne consultés à ce sujet, en 1648, par M. de Hardy , archevêque de Rouen , avaient répondu dans ce ens.
Les privilèges contenus dans cette bulle sont, 1° que
out confrère qui mourra avec le scapulaire, sera pré-
ervé de l'enfer; 1n que si des confrères mourant avec le
capulaire, ail. lient en purgatoire, Marie, comme leur ten-
re Mère, y descendrait le premier samedi après leur mort
t les délivrerait tous. Jean XXII atteste que la sainte
ierge lui apparut et lui annonça ce double privilège.
Pour l'intelligence des paroles attribuées à la sainte
ierge, il faut entendre, ainsi que l'expliquent eux-mêmes
;s Carmes; 1° que ceux qui porteront le scapulaire
vec dévotion , obtiendront la grâce de mourir pieuse-
îent, ou dans l'état de grâce; alors ils seront préservés
e l'enfer; 2° que la sainte Vierge, au jour qui est spé-
ialement consacré en son honneur, descendra dans le
urgatoire, et par ses prières et sa protection, obtiendra
Oor ceux qui lui auront été spécialement dévoués, la
mission de la peine duc à leurs péchés.
Les conditions à remplir, pour avoir droit à l'un et à
autre privilège, sont , outre l'admission régulière dans la
anfrérieet la iidélité à porter le scapulaire, 1° garder la
hastetc propre de son état; 2° réciter chaque jour, si
"ii Bail lire, l'office canonial par devoir ou par dévotion ,
u bien le petit office de la sainte Vierge selon le romain ;
3 si l'on ne sait pas lire , observer les jeûnes prescrits par
tglise, et, outre le vendredi et le samedi, même de
i I et la Purification, garder l'abstinence le mercredi.
Le jour de Noël, quand il tombe l'un de ces (rois jours, est excepté.
La récitation non obligée à un autre titre de l'office canonial ou du petit office de la Vierge, et l'abstinence du mercredi et du samedi au temps de Noël , dans les diocèses où l'usage de faire gras existe, peuvent être commuées en d'autres œuvres; savoir le petit office en quelques parties seulement de cet office; l'abstinence, en quelque œuvre de piété ou de mortification. Cette commutation ne peut être faite validement par toutes sortes de confesseurs, ni même par tous les prêtres autorisés à bénir et à donner le scapulaire, mais uniquement par des confesseurs carmes ou par d'autres confesseurs qui aient reçu un pouvoir spécial ad hoc. (Réponse du général des Carmes , donnée le 26 février 1841).
Manière de bénir le scapulaire et de recevoir dans la confrérie de Notre-Dame du Mont- Carmel.
Ceux qui doivent être reçus se mettent à genoux au pied de l'autel de la confrérie ou de la sainte Vierge, ayant, s'il est possible, un cierge à la main, et tenant chacun le petit habit qui doit être bénit. Le prêtre, en étole, monte à l'autel, et tourné vers la croix , dit, avec son répondant, les prières suivantes :
Ant. Suscepimus 3 Deus.
PSALMUS 47.
« Magnus Uominus et laudabilis nimis, * in civitate Dei • nostri, in monte sancto ejus.
i Fundatur exsultatione universœ terrae mous Sion, *la- » tera Aquilonis, civitas régis magni.
» Deus in domibus ejus cognoscetur, * cùm suscipiet
» eam.
» Quoniam ecce reges terrœ congregati sunt, *convene-
» runt in unum.
• Ipsi videntes sic admirati sunt, conturbati sunt,com- » moti sunt , tremor apprehendit eos.
» lbi dolores ut parturientis , * in spiritu vehementi
• confères naves Tharsis.
» Sicut audivimus, sic vidiraus in civitate Doraini vir-
• tutum, in civitate Dei nostri : * Deas fundavit eam in » octernum.
» Suscepimus, Deus, misericordiam tuam, * in medio » templi lui.
t Secundùm nomen ttium, Deus, sic et lau9 tua in fines » terrée : * justitià plena est dextera tua.
9 Loetetur mons Sion , et exsultent filiœ Judée, * propter
• judicia tua , Domine.
• Circumdate Sion, et compleetimini eam : * narrate » in turribus ejus.
» Ponite corda vestra in virtute ejus : * et distribuite » domo ejus, ut enarretis in progenie altéra.
• Quoniam bic est Deus, Deus noster in acternum, et » in sacculura sœculi; ipse reget nos in sœculo.
» Gloria Patri, etc. »
psalucs 132.
• Ecce quàm bonum , et quàm jucundum , * habitare » fratres in unum !
• Sicut unguentum in capite, * quod descendit in bar- » bam , barbam Aaron ;
» Quod descendit in orarn vestimenti ejus : * sicut ros » llermon, qui descendit in montem Sion.
• Quoniam illic mandavit Dominus benedictionem , * » et vitam usque in sœculum.
• Gloria Patri, etc.
» Ant. Suscepimus, Deus, misericordiam tuam in medio > templi tui : secundùm nomen tuum, Deus, sic et laus » tua in fines terrai; justitià plena est dextera tua.
• Kyrie, eleison; Christe, eleison; Kyrie, eleison. Pa- » ter noster, etc.
» ^. Et ne nos inducas , etc.
» ç*. Sed libéra nos, etc.
$. Salvum fac servum Uium (vel ancillam tuam) l
ly. Deus meus, sperantem in te.
jr. Mitte ei, Domine , auxilium de sancto.
yt. Et de Sion tuere eum.
ir. Nihil proficiat inimicns in co ;
fy. Et filius iniquitatis non apponat nocere ei.
f. Domine, exaudi orationem meam;
çt. Et clanior meus ad te veniat.
^. Dominus vobiscum ;
y. Et cum spiritu tuo. »
OREMDS.
« Suscipiat te Ghristus in numéro fideliura suorum ; et nos , licèt indigni, te suscipimus in orationibus nostris. Concédât tihi Deus, per Unigenitum suura, mediatorem Dei et hominum, tempus benè vivendi, locum benè agendi, constantiam benè perseverandi, ad œterna; vitaj haereditatem féliciter perveniendi. Et sicut nos hodiè fraterna charitas spiritualiter jungit in terris, ita divina pietas , quae dilectionis est auctrix et amatrix, nos cum fidelibus suis conjungere dignetur in cœlis; Per eumdem Christum Dominum nostrum. ly. Amen. »
OREMDS.
« Adesto, Domine, supplicationibus nostris, et hîino famulum tuum, que m (vel hanc famulam tuam, quam) in tuo sancto nomine, ad participationem omnium bonorum spiritualium , et fraternitatem recipimus hujus sacrée Religionis beata3 genitrici tuœ virgini„et matri Maria? specialiter dedicatœ, bene j dicere digneris ; et prœsta ut, te largiente, devons in Ecclesiâ persistere valea/ cum augmento virtutum, atque suffragiis hujus modi sacri instiluti adjutas, vitarn percipere mereatar œternam; Per Christum Dominum nostrum. Amen. » * Les mots écrits en lettres italiques doivent être mis au féminin si on donne l'habit à une femme ; et au pluriel , si on le donne à plusieurs personnel.
BÉNÉniCTio:* de l'habit ou scapclmre.
Le prêtre étant tourné vers le petit habit dira :
v. Ostende nobis , Domine, misericordiam tuam; » r>. Et salutare tuum da nobis.
• f. Domine,, Deus virtutum, converte nos;
» i^. Et ostende faeiem tuam, et salvi ennuis. » ^. Domine, exaudi orationem meam; » ç.'. Et clamor meus ad te veniat.
• \v. Dominus vobiscum;
» $•. Et cum spiritu tuo. »
oremcs.
• Suppliciter te, Domine, rogamus, ut super Imnc ha-
• bit uni servo tuo ( vel famulœ tuœ) imponenefora, bene f
• dictio tua benigna descendat , ut sit bene '[' d'ictus , atque
• divinà virtute procul pellantur hostium nostrorum vi- » sibilium et invisibilium tela nequissima. iy. Amen »
OREMUS
• Caput omnium fidelium Deus, et humani generis
• Salvator, hune habitum, quem propter nomen tuum, » tuteque genitricis Virginia Mariai de Monte Carmeli
• amorem atque devotionem , servus tuus (vel ancilla tua) » est delatun/s, dexterà tuà sancti f fica , et hoc, quod per » illum mysticè datur infelligi, tuà semper custodià cor-
• pore et animo servetur, et ad remunerationem perpe- » tuam cum Sanctis omnibus felicissimè perducatur; Qui » vivis , etc. »
OREMIS.
« Creator , conservator et salvator omnium , largitor
• humanaî salutis, Deus, et dator gratiœ spiritualis, benè
• f dictionem tuam super hune habitum immitte, ut qui » eum gestaven*, cœlesti virtute mumtus, fidem integram,
» spem firmam et charitalem desideratam teneat , et à te » nunquàm separari permittas ; Qui vivis et reguas, etc. »
FI jette de ïeau bénite sur les Scapulaires , et les met sur ceux qui doivent les recevoir, en répétant à chacun :
«Accipe, vir dévote (vel mulicr devota) , hune habi- » tum benedictum, precans sacratissimam Virginem , ot » ejus meritis illum perferas sine macula , et te ab omni » adversitate defendat, atque ad vitam perducat rcter- » nam. w. Amen. »
Ensuite il ajoute pour tous :
« Ego , ex potestate mihi traditâ et concessà, suscipio » ac accipio te ad participationem omnium orationum, » disciplinarum , precum , sufFragiorum , eleemosynarura , » jejuniorum, vigiliarum, missarum, horarum canonica- » rum, ac cœterorum bonorum spiritualium , quœ passim » die noctuque, coopérante misericordià JesuChristi, à » religiosis totius sacrœ Religionis de Monte Carmelo pera- » guntur. In nomine Patris, et Filii, et Spiritûs sancti.
• qt. Amen. •
Il bénit les personnes en disant :
« Bene f dicat te conditor cœli et terra? , Dens omni- » potens, qui te eligere dignatus est ad beatissima; virgi- » nis Maria; de Moute Carmeli Societatem et Confrater- « nitalem , quam precamur ut in horà obitûs tui conterat » caput serpenlis, qui tibi est adversarius, et tandem, » tanquàm victor , pal ma ni et coronam sempiternœ hœre- » ditatis consequaris ; Per Christum Dominum nostrum.
» y. Amen. »
II jette ensuite de l'eau bénite sur elles , et écrit leurs noms sur le registre.
S'il y avait plusieurs personnes f toutes les prières se diraient au pluriel, excepté la formule accipe vir dévote , etc. , cjui doit être prononcée sur chacun en particulier , en lui
passant le petit habit de manière qu'il pende des épaules sur la poitrine (Décision du Général des Carmes , en date du 7 mai 1838).
ARTICLE III