‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 104 sur 212 · LIVRE II, CH. VIII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CH. VIII

même place, et ils ne changeraient pas de lieu, ainsi qu’on peut l’observer et que tout le monde en convient. De plus, la raison exige que tous les astres aient le même mouvement. Or, le soleil est le seul parmi les astres qui nous paraisse soumis à cette rotation, soit à sou lever, soit à son coucher ; mais ce n’est pas par lui-même que le soleil a ce mouvement rotatoire ; c’est à cause de la distance d’où nous le voyons; car notre vue, en se portant au loin, vacille et tourbillonne à cause de sa faiblesse. C’est là aussi peut-être ce qui fait que les étoiles fixes paraissent scintiller, et qu’au contraire les planètes ne scintillent pas ; car les planètes sont voisines de nous, et notre

emportant dans sa course circulaire.

— Ils demeureraient toujours à la même place, il n'y a aucune nécessité que les deux mouvements soient séparés; et sans aller plus loin, Aristote pouvait voir, par un exemple vulgaire, les touj ies des enfants, qu'un même corps peut, tout à la fois, tourner sur lui-même et se déplacer. — Ils ne changeraient pas de lieu, dans le mouvement apparent que le ciel accomplit tous les jours. — La raison exige , argument tout logique, qui n'est pas conforme aux faits autant qu'on pourrait le croire. — Le même mouvement, le mouvement est à la fois rotatoire et elliptique pour tous les corps célestes ; mais la rapidité de la rotation, et la grandeur de l’ellipse varient pour chacun deux ; la position n'est pas identique, etc., etc. — Qui nous paraisse soumis, c’est l’appa ence qui trompe nos yeux; le soleil ne se meut pas, et il ne fait pas exception

aux autres astres, comme Aristote le croyait. — A celle rotation , le texte n'est pas aussi formel. Je ne vois pas, dons les livres modernes d’astronomie, que l’on ait observé ce mouvement oscillatoire du soleil, à son lever ou à son coucher. — A ce mouvement rotatoire , le texte n’est pas aussi formel. — Vacille et tourbillonne, il n’y a qu’un seul mot eu grec. — Les étoiles fixes , le texte dit précisément « les astres enchaînés. » — Paraissent scintiller , voir les Derniers Analytiques , livre 1, cb. 13, § 2, page 79 de ma traduction. — Car les planètes sont voisines de nous, l’oliservation avait dès longtemps révélé ce fait, qui aurait pu, à lui seul, meltre les philosophe* sur la voie du vrai système du monde. Le mouvement propre des planètes indiquait assez que le ciel n’était pas emporté d’un mouvement uniforme et continu. Saint Thomas, discutant longuement ce passage

vue a dès lors la force suffisante pour arriver jusqu'à elles et pour les bien voir. Mais pour les astres qui sont fixes et qui restent en place, comme notre vue s’étend trop loin, elle se trouble à cause de l’éloignement; son tremblement est cause que nous attribuons un mouvement à l’astre lui-même ; car il n’y a pas de différence à supposer que ce soit, ou l’objet, ou la vue, qui change et se meut.

§ 7. Mais il est tout aussi évident que les astres n’ont pas non plus de translation; car le corps qui a un mouvement de translation doit nécessairement se tourner. Mais pour la lune, c’est la partie qu’on appelle son visage qui est toujours visible à nos yeux. En résumé, comme les corps qui se meuvent eux-mêmes doivent nécessairement avoir les mouvements qui leur sont propres, et que les

d’Aristote , fait remarquer que, parmi les planètes, celle de Mercure scintille, ainsi que l'indique le nom même qu’elle a reçu en grec. Toute cette discussion de saint Thomas, comme celle de Simplicius, est fort importante pour l’histoire de l’astronomie.— Pour arriver jusqu à elles , le texte n’est pas tout à fait aussi explicite. — Qut sont fixes et qui restent en place, il n’y a qu’un seul mot dans le texte grec. — .Son tremblement est cause , la scintillation des étoiles tient, sans doute, à ce quelles ont une lumière propre, landisque les planètes empruntent la leur au soleil. — Ou l'objet ou la vue, les illusions d’optique qu’on se fait si souvent, prouvent que cette théorie d'Aristote est juste. — Change

et se meut , il n'y a qu'un seul mot dans le texte.

§ 7. Les astres, c’esl-à-dire les étoiles fixes et les planètes. — De translation, peut-être faudrait-il ajouter: «circulaire. » — Doit nécessairement se tourner, ceci semble supposer le mouvement rotatoire, outre le mouvement de translation ; car autrement, il est facile de supposer, comme pour la lune, qu’un corps puisse très- bien faire le tour d'un autre corps, en lui montrant toujours la même face. — Qui est toujours visible à nos tjtux, cette observation est parfaitement exacte. — En résumé,soit, un peu plus haut, le début du § G. — Les mouvements qui leur semt propres, et il n'y a que deux mouvements de ce genre, la rotation

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