LIVRE II, CH. XII
multiplicité de mouvements. 11 est tel autre moyen qui est tout à fait incapable d’aller jusqu'à procurer la santé ; mais il peut simplement contribuer à faire courir et à faire maigrir ; et c’est l’un de ces deux résultats qui est le but final de ces moyens préliminaires.
§ 7. Dans tous le3 cas, le mieux c’est d’atteindre le but poursuivi. Si l’on ne peut pas toujours y arriver infailliblement, c’est d’autant mieux qu’on se rapproche davantage de ce bien parfait. Voilà pourquoi la terre ne se meut pas du tout absolument ; et que les corps qui sont près d'elle n'ont que des mouvements très-faibles ; car ces corps n’arrivent pas jusqu’à l’extrême limite. Mais ils vont aussi loin qu’ils le peuvent, selon la mesure où ils ressentent l’influence du principe le plus divin. Le premier ciel n’a besoin pour y parvenir que d’un seul mouvement. Les corps intermédiaires qui sont placés entre le premier ciel et les dernières limites, y arrivent bien aussi ; mais pour y arriver, ils ont besoin d’un plus grand nombre de mouvements.
ceci est en partie une répétition de ce qui a été dit plus haut, à la fin du § 3. — Multiplicité de mouvements, et de moyens pour arriver au but qu'on poursuit. — L'un de ces deux résultats , le texte n'est pas tout à Tait aussi formel.
§ 7. Voilà pourquoi la terre , voilà le véritable objet de la démonstration ; mais le détour qu'a pris l’auteur a été bien long , et le chemin est bien peu sûr. — Les corps qui sont près i Telle, c’est-à-dire les planètes, qui en paraissent les plus rapprochée*. — Des mouvements
très-faibles , ou bien : « un petit nombre de mouvements. » Voir plus haut, § 1. — Du principe le plus divin , c'est-à-dire, san3 doute, du moteur immobile. — Le premier ciel n’a besoin.... que (Tvn seul mouvement, il semblerait que ceci devrait encore mieux s’appliquer aux corps les plus voisins de la terre, qui est absolument sans mouvement. 11 y a donc ici quelque contradiction. — Les dernières limites , il semble que ces mots désignent la terre, puisque les a dernières limites » sont opposées « au dernier ciel. »
§ 8. Ainsi, pour la question soulevée plus haut, à savoir qu’après la première orbite, qui est seule et unique, il y a une foule énorme d'astres divers, et qu’ensuite pour les autres orbites, chacun des corps y a des mouvements qui leur sont spéciaux et particuliers, on pourrait bien répondre d’abord que cette disposition des choses est tout à fait conforme à la raison, et que, dans tout ce qui regarde la vie et en général chaque principe, il faut penser que le premier terme l'emporte de beaucoup sur les autres. § 9. De cette façon, le principe qui nous occupe ici serait tout à fait rationnel ; car la première cause, qui est unique, communique le mouvement à une foule de corps divins, tandis que les autres causes secondaires, qui sont trèsnombreuses, ne meuvent chacune qu’un seul de ces corps. En effet, chaque planète prise à part, a un plus grand nombre de mouvements ; et de cette manière, la nature
§ 8. Soulevée plus haut , voir plus haut, § 2. — Après la première orbite, dans le § 2, il est dit dans la première orbite, au lieu de après la première orbite. Mais j’ai dû reproduire exactement cette modification.
— Chacun des corps , les planètes, qui chacune se trouvent seules dans l'orbite qu’elles décrivent, au lieu de la multitude innombrable des étoiles dans le premier ciel. — L ■ premier terme , le texte est plus indéterminé.
— L'emporte de beaucoup, l’idée est obscure, et elle aurait exigé plus de développements.
§9 .Le principe qui nous occu/>e ici, j’ai dù développer la pensée pour la rendre plus précise et plus claire.
— La première cause, celle qui fait
mouvoir tout le ciel, avec tous les astres qu'il entraîne dans sou mouvement universel. — Les autres causes secondaires, j’ai ajouté ce dernier mot. — En effet, chaque planète prise à part, ce serait plutôt l'orbite de chaque planète. — A un plus grand nombre de mouvements, voir plus haut le § 1. Aristote n'a pas expliqué, dans ce chapitre, comment il entend que chaque planète peut avoir plusieurs mouvements à la fois; et les explications qu’il a données dans la Métaphysique, livre XII, ch. 8, ne sont pas plus complètes ui plus satisfaisantes. Peut-être regardait-il qu’après les travaux d’Eudoxe et de Callippe, ces notions étaient trop connues, pour qu’il fût
»Jb *