‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 118 sur 212 · LIVRE II, CH. XII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CH. XII

égalise les choses et met entr elles un certain ordre, soumettant une multitude de corps au mouvement qui est unique, et donnant un grand nombre de mouvements au corps qui est seul et unique en son espèce. § 10. En second lieu, si les autres orbites n’agissent que sur un seul corps, c'est que les orbites qui précèdent la dernière, et celle qui n’a plus qu un seul astre, donnent le mouvement à plusieurs corps. La dernière sphère, en effet, se meut, retenue et enchaînée dans plusieurs autres sphères; et chaque sphère se trouve être un corps. Ainsi donc, l’office de la sphère la plus éloignée est commun à toutes les autres; car chacune des sphères spéciales est précisément l’orbite

nécessaire de les développer. Tout ce § et le suivant ont fort embarrassé les commentateurs ; et Siraplicius atteste qu’Alexandre d’Aphrodisée n'avait pas été embarrassé moins que les autres. 11 donne lui-même de trèslongs détails astronomiques, et il parle, entrant res, des observations des Babyloniens transmises par Callisthène à son oncle Aristote ( f° 123, recto ) ; mais il ne s'arrête pas directement aux difficultés du texte, quelque grandes qu'elles soient.

§ 10. En second lieu , solution de la secoude question, exposée plus haut, dans le § 2. — Les autres orbiles, inférieures à l’orbite du premier ciel. — S'agissent que sur un seul corps .... Le mouvement à plusieurs corps , je trouve que tout ce § est en contradiction avec ce qui précède. « La dernière orbite » me semble désigner le premier ciel; et l’orbite « qui n’a plus qu'un seul astre » me semble désigner l'orbite

de chaque planète. — Donnent le mouvement à plusieurs corps , il résulte, au contraire, des théories antérieures, que la dernière orbite doit être la seule h renfermer et à mouvoir un grand nombre de corps.

Tout ce passage est profondément obscur, et je ne trouve rieu, dans les commentateurs , qui puisse l'éclaircir. — La dernière sphère en effet , il paraîtrait qu’ici « la dernière sphère » doit signifier celle qui est la plus rapprochée de la terre, tandis que, plus haut, cette même expression s'appliquait à la sphère du premier ciel. — Se trouve être un corps , j'ai traduit fidèlement ; mais le seus m’échappe, et je ne comprends pas ce que c'est qu'une sphère qui est un corps, à moins que ceci ne veuille dire que l’orbite des planètes se confond avec le corps même qui les forme. — La plus éloignée , j'ai du ajouter ces mots pour éclaircir la pensée, sans être sûr d'ailleurs de

propre qu’elle décrit naturellement. Ce mouvement universel vient en quelque sorte s’y adjoindre; et tout corps fini n’a qu’une puissance finie comme lui-même.

§ 11. En résumé, nous avons expliqué, pour les astres qui sont mus d’un mouvement circulaire, ce qu’ils sont dans leur essence, dans leur forme, dans leur translation et dans leur ordre respectif.

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