‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 137 sur 212 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Etude de* éléments dont les corps sont composés. Théorie de la génération et de la destruction des choses : systèmes qui l'ont niée : Mél issus et Parménide. Systèmes qui l'ont admise en partie : Hésiode : erreur d’fléraclite sur la mobilité perpétuelle des choses. — Réfutation de la théorie qui ne donne aux corps que de simples surfaces. Citation du Traité du mouvement. Il n'y a pas de lignes indivisibles; absurdités où conduit la théorie contraire; démonstration sur le point, et sur la nature des corps pesants; citation du Timée. Autre démonstration sur la nature du temps. Tous les corps naturels sont pesants ; les monades seules n'ont pas de pesanteur.

§ 1. Nous venons donc, dans ce qui précède, de traiter du premier ciel et de ses parties ; nous avons parlé des astres qui s’y montrent, et nous avons dit de quels éléments ils se composent, et quelle en est la nature. Enfin nous avons encore démontré qu’ils sont incréés et impérissables. Mais, parmi les corps naturels, les uns sont des

Livre III, Ch. I, § 1. De traiter du premier ciel, voir plut haut, livre I, ch. 2, p. 6. — Et de ses parties, voir plus haut, livre II,

ch. 2, p. 119. — Des astres qui s'y montrent, id. livre II, ch. 7, p. 154.

— Quelle en est la nature, id. ihid.

— Sont ii. créés et impérissables,

substances ; les autres sont les actes et les modifications de ces premiers corps. J’appelle substances les corps simples, comme le feu et la terre, avec tous les corps de même ordre, et ceux qui en sont formés, comme par exemple, le ciel tout entier et ses parties, et aussi les animaux, les plantes et leurs parties respectives. Les modifications et les actes de ces substances, les mouvements de chacun des corps que je viens de nommer, et de tous les autres corps dont ces éléments sont la cause, suivant leur diverse puissance, enfin, leurs altérations et leurs permutations les uns dans les autres, c’est là, évidemment, la meilleure partie de l’histoire de la nature, qui s’occupe de l’étude des corps, puisque toutes les substances naturelles sont ou des corps, ou ne peuvent exister qu’à la condition des corps et des grandeurs, ('.'est ce qu’on voit bien, soit par la définition de ce qu’on entend par corps naturels, soit par l'étude qu’on applique à chacun d'eux, pris à part. On a déjà parlé antérieurement du premier des éléments, et l’on a dit quelle est sa nature, en montrant qu'il est impérissable et incréé. Il ne reste plus qu’à parler des

id. livre I, ch. 3 et 9, p. 73. — Le ciel tout entier et ses parties, il semble résulter de ceci que le ciel est composé des quatre éléments. Ce n’est pas là tout à fait ce qu'il faut enteudre ; et par le ciel entier, l'auteur comprend non-seulemcut le ciel proprement dit, mais encore la terre avec son atmosphère et les espaces où elle est placée. — Et aussi les animaux, les plantes, voir le début de la Météorologie , livrj I, ch. § 2, p. 2 de ma traduction. Saint Thomas

remarque avec raison que ce résumé de» deux livres précédents n’est pas très-complet. — l*nr diverse puissance, j’ai conservé le mot de Puissance, bien qu’il ait ici un seus différent de celui qu’il a d’ordinaire dans le Péripatétisme; voir la Météorologie, livre IV, ch. f , § 5, p. 275 de ma traduction. — La meilleure partie de l’histoire de la nature, voir plus haut, livre I, ch. 1, § !. — Du premier des éléments , c’est en d’autres termes le premier

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