LIVRE III, CH. III
et à l’autre mouvement, comme si elle avait touché le corps. C’est là aussi ce qui fait que, sans même que le moteur accompagne et suive le corps qu’il a lancé, le corps qui est mu contre nature poursuit sa course. S’il n’existait pas un corps du genre de l'air, il ne pourrait pas non plus y avoir de mouvement forcé ; et c’est de la même manière que l'air contribue à accélérer le mouvement naturel de chaque corps, en le poussant par derrière.
On voit donc, d’aprè3 cela, que tout corps doit être ou léger ou pesant; et l’on comprend ce que sont, dans les corps, les mouvements contre nature.