‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 155 sur 212 · LIVRE III, CH. IV · texte numérisé non relu

LIVRE III, CH. IV

par leurs formes, et que les formes, quelles qu'elles soient, se composent toutes de pyramides, les figures terminées par des lignes droites se composant de corps à lignes droites aussi, et la sphère se composant de huit parties. Ainsi, il faut de toute nécessité, qu’il y ait des principes pour les formes de telle sorte que soit qu’il y ait un, deux ou trois de ces principes, il faut qu’il n’y ait aussi qu’un nombre égal de corps simples.

§ 9. Enfin, si chaque élément est animé d’un mouvement particulier, le mouvement du corps simple doit être simple également. Mais si les mouvements simples ne sont pas en nombre infini, atteudu que les tendances simples des corps ne peuvent pas être plus de deux, et que les lieux ne sont pas non plus infinis, les éléments, par cette raison, ne sauraient davantage être infinis en nombre, ainsi qu’on l’a prétendu.

implicitement comprise dans le texte.

— Se composent toutes de pyramides, il est assez probable, d’après ce passade, que toute la théorie des triangles exposée dan* le Timée est empruntée aux philosophe* de l’école d’Ionie; voir le Timée de Platon, p. 161 el suiv., traduction de M. V.

Cousin. — Se composant de huit parties , c’est-à-dire coupée en quatre parties égales, par deux plan* passant par l’axe des pôles, et ces deux plans étant coupés à angle droit par un autre plan perpendiculaire, qui passe par Equateur. La sphère est alors formée de huit pyramides à base convexe, toute* égales entr’elles el ayant leur sommet au centre. Sim-

plicius fait remonter cette explication à Alexandre d'Apbrodisée. — Un nombre égal de corps simples , et par conséquent, les élément* ne sont pas en nombre infini , comme le croyaient le* philosophes que critique Aristote.

§ 9. Chaque élément est animé d'un mouvement particulier , la terre allant en bas, et le feu allant en haut, par leur tendance naturelle. — Plus de deux, en haut ou en bas. — Les lieux ne sont pas non plus infinis , voir la Physique , livre III, ch. T, § 28 , p. 114 de ma traduction. — Ainsi qu’on l'a prétendu, le texte n'est pas tout à fait aussi explicite que ma traduction.

Page 1