LIVRE III, CH. VIII
tion, sont en défaut. Cependant, ou il convenait de représenter par des figures toutes les propriétés des éléments, ou il ne fallait en représenter aucunp. § 12. Quelques autres philosophes, en cherchant à définir la puissance du froid, se sont contredits eux-mèmes. Ainsi, ils prétendent que le froid est ce qui a de grosses parties, parce qu’il produit une compression, et qu’il ne peut passer au travers des pores. Par suite, le chaud serait évidemment aussi ce qui peut passer par les pores, c’est-à-dire ce qui a des parties ténues. Mais alors c’est par la grandeur et la petitesse, et non plus parles figures, que le chaud et le froid diffèrent entre eux. Ajoutez que, si les pyramides sont inégales, les grandes ne seront plus du feu ; ce ne sera plus la figure qui sera cause que le feu brûle, et elle causera tout le contraire.
On voit donc, d'après ce qui précède, que les éléments ne diffèrent pas par leurs figures.
§ 13. Les différences principales des corps sont celles qui résultent des modifications qu’ils subissent, des actes qu'ils peuvent produire et de leurs propriétés ; car, selon nous, ces trois caractères : actes, modifications et pro-
— Toutes les propriétés des éléments, l'expression du lextc est tout à fait indéterminée ; j'ai dû la préciser dans ma traduction.
§ 12. Quelques autres philosophes, quinzième et dernier argument, pour démontrer que les éléments nont pas des figures différentes. — Se sont contredits euxmémes , ceci mémo semble contredire l’assertion émise dans le § précédent : « tous nos philosophes. »
— Ce qui a de grosses parties , ou bien : « de grosses molécules. » — Des pores, des substances que la chaleur traverse. — Des parties ténues, ou bien : « de petites molécules. » — Les pyramides, que l'on prend pour la ligure du feu. — Elle causera tout le contraire , c'est-à-dire qu'elle produira le froid au lieu de la chaleur. — On voit donc, conclusion de toute cette longue discussion.
§ 13. Ces trois caractères , le texte
priétés appartiennent à chacun des corps naturels. C’est donc de ces caractères qu’il faut d’abord parler, afin qu’ après les avoir étudiés et connus, nous puissions ensuite voir les différences respectives de chacun des éléments les uns à l’égard des autres.
est moins précis. — Qu’il faut d'à- guère consacré qu’à la quesliou de bord parler, le li»re suivant ne sera la pesanteur.