‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 19 sur 212 · LIVRE I, CH. III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CH. III

sens identiquement, il en résulte d’abord que le corps qui se meut circulairement ne doit avoir ni légèreté ni pesanteur ; car alors il pourrait être porté vers le centre selon sa nature, ou s'éloigner naturellement du centre. En second lieu, il en résulte qu’il est impossible qu’une partie de ce corps ait un mouvement quelconque dans l’espace, attirée quelle serait soit en haut soit en bas. Ce corps ne peut recevoir aucun autre mouvement que le mouvement circulaire, soit selon sa nature soit contre sa nature, ni pour lui-même ni pour aucune de ses parties ; car le raisonnement qui est applicable pour le tout l'est aussi pour une des parties de ce tout.

§ à. 11 n’est pas moins conforme à la raison de supposer que le corps doué du mouvement circulaire est iucréé, qu’il est impérissable, et qu’il n’est point susceptible d’accroissement ni de changement, parce que tout ce qui naît vient d’un contraire et d’un sujet préalable, et que tout ce qui se détruit se détruit également dans un sujet qui existe préalablement, et par un contraire qui passe au contraire opposé, ainsi que cela a été établi dans nos premières

» de ses parties soumise à un autre » mouvement que celui doat il est s animé lui-môme. » Je ne soutiens pas que cette argumentation soit très-solide ; mais il me semble certain que c'est celle qui ressort du texte. — Le corps qui se meut cïrculairement , l’original n’est pas aussi précis. — Car alors il pourrait ....

avoir un mouvement en ligne droite qui lui serait naturel, et il serait porté soit en haut soit en bas, selon qu'il aurait légèreté ou pesanteur. — Que le mouvement circulaire , j’ai

ajouté ce développement pour compléter la pensée. — Ni pour aucune de ses parties, cette phrase m'a permis de préciser un peu davantage ma traduction, quand j’ai dit un peu plus haut : « 11 est impossible qu’une partie de ce corps, etc. »

§ 4. Conforme à la raison , c’est un argument logique, mais qui pour cela n'en a pas moins de force. — Tout ce qui naît vient d un contraire, voir la Physique , livre I, ch. 7, § 9, tome 1, page 465 de ma traduction, et les chapitres suivants. — Dan* no

études. Or les tendances et les mouvements des contraires sont contraires. Si donc il ne peut rien y avoir de contraire à ce corps doué d’un mouvement circulaire, parce qu’il n’y a pas non plus de mouvement contraire au mouvement circulaire, la nature a eu raison, à ce qu'il semble, de ne • pas mettre dans la série des contraires un corps qui doit être incréé et impérissable, puisque la génération et la destruction font partie des contraires, g 5. Mais toute chose qui croit, s'accroît, et toute chose qui périt, périt, par l'addition de quelque chose qui lui est homogène et par sa dissolution dans la matière ; or le corps qui se meut circulairement î.’a pas de principe d’où il soit venu.

Si donc il y a un corps qui ne soit pas susceptible d’accroissement ni de destruction, la conséquence à tirer de cette même remarque, c’est que ce corps n’est pas davantage susceptible d’altération ; car l'altération est un mou-

premières études, ceci ne rapporte à la Physique , locc . I audit., comme l’ont reconuu le* commentateur*, et Simplicius le premier, — Les tendances et tes mouvements , il n’y a qu'un seul mot dan» le texte grec. — A ce corps doué (T un mouvement circulaire, l’original est moins précis, — // ny a pas non plus de mouvement contraire au mouvement circulaire, voir cette démonstration dans \& Physique, livre VIII, ch. 12, § 41, tome 11, page 547 de ma traduction.— De ne pas mettre dans la série des contraires, le texte u’est pa» tout à fait aussi formel.

§ 5. Par f addition de quelque chose qui lui est homogène , et qui est assimilé, pour accroître le corps.

— Par sa dissolution dans la ma-

tière, quand la chose périt et disparaît en perdant sa forme. — Or le corps qui se meut circulairement , le texte n'a qu’un mot tout à fait indéterminé. — N'a pas de principe, ici encore le texte n*a qu'un pronom ; j’ai dû être plus précis. Ceci d’ailleurs est tout à fait d’accord avec l’éternité du monde, et l’éternité du mouvement, telle qu’Arislole l’a toujours soutenue; voir la Physique, livre VIII, tome II, page 453 de ma traduction. — Qui ne soit pas susceptible (Face rois sèment, c’est l' hypothèse faite pour le ciel et le premier élément des choses. — Susceptible tralteration, \o’\r la définition de l'altération ou mouvemeut dan» la qualité. Physique , livre III, ch. 1, § 8, tome II, page 71 de ma traduc-

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