‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 190 sur 212 · LIVRE IV, CH. IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CH. IV

JiJ. 10. Nous disons que, le contenant se rapportant à la forme, et le contenu à la matière, cette même distinction se retrouve dans tous les genres de catégories , puisque, dans la qualité et dans la quantité, on peut regarder telle partie plutôt comme forme, et telle autre partie comme matière. De même aussi dans les rapports d’espace, le haut représente le défini et le limité, et le bas représente la matière. Par suite, on peut également distinguer, dans la matière même du pesant et du léger, une matière du pesant, en tant que le corps est pesant seulement en puissance, et une matière du léger en tant qu'il est en réalité effectivement léger. La matière alors est bien la

est légère par rapport à la terre, et lourde par rapport à l’air et au feu; de même que l’air est léger par rapport à l’eau, et lourd par rapport au feu. L)e là, la subordination des quatre éléments; voir plus loin le début du chapitre suivant, et dans la Météorologie, livre f, ch. 3, p. 7 et huiv. de ma traduction.

§ iO. Sous disons que le contenant, ce paragraphe tout entier peut sembler avoir peu de rapport à ce qui précède ; je n'ose pas dire précisément que ce soit une interpolation, puisque Simplicius le connaît déjà et le commente. Mais, certainement, les idées se suivent mal, et le rapport de la matière à la forme n’a rien à voir ici. — Le contenant se rapporte à la forme , ceci semble vouloir dire que la terre et le feu se trouvant aux extrémités et contenant tout le reste, sont la forme du monde, et que l’eau et l’air, qui sont contenus entre les deux, en

sont la matière. — Le contenu, à la matière , voir des théories analogues dans la Physique , livre IV, ch. 4, §§ 2 et suiv., p. 140 de ma traduction. — De catégories, j’ai ajouté ces mots, qui m’ont paru indispensables. — On petit regarder telle partie , ceci est bien vague ; mais je n’ai pas voulu préciser davantage, et j’ai dù garder l'indécision du texte. — Dans les rapports de l'espace, le texte dit simplement :

a Dans les choses de l'espace. » — Le haut représente le défini , il semble que le bas ne le représente pas moins; car le haut et le bas sont l’un et l’autre lo contenant; et c’est l’intermédiaire seul qui eet le contenu. — Par suite, on peut également distinguer, ce sont toujours là des subtilités, qui ne porteut sur rien de réel. — Une matière du pesant.... Une matière du léger , occi est obscur; et l’exemple même qui suit, n'éclaircit pas beaucoup ce pas-

même certainement; mais son mode d’existence n'est pas le même. C’est comme le corps qui est malade et le corps qui est sain sont bien le même corps ; mais la manière d’être n’est pas la même, et aussi n’est-ce pas du tout la même chose d’être malade ou d’être en santé.

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