CHAPITRE V
Subordination des éléments; la terre, l’eau, l’air et le feu; deux sont extrêmes, et deux sont intermédiaires. Rapports des éléments entr’eux ; phénomène de l’ébulliton de l'eau. Impossibilité de supposer une matière unique pour tous les corps. Nouvelle explication de la pesanteur et de la légèreté par le vide; pesanteur absolue delà terre, et légèreté absolue du feu.
§ 1. Ainsi donc, le corps qui a l’espèce de, matière qui convient est léger ; et il est toujours porté en haut. Le corps qui a la matière contraire, est pesant, et il est porté toujours en bas. Mais il y a aussi le corps qui a des ma-
sAge. — La matière alors , j ai ajouté ce dernier mot. — Son mode (T existence, distinction familière au Péripatétisme. — Sont Lien le même corps, ceci est vrai; mais alors, ou ne distingue pas le corps de la maladie et le corps de la santé; par suite, il semble qu’il n'aurait pas fallu distinguer les deux aspects de la matière. — D'être malade et détre en sonie , ceci est tellement clair qu’il est à peine nécessaire de le dire. J'ai admis ici la division de chapitre ordinairement reçue; mais
Simplicius, dans son commentaire, rattache le premier paragraphe du chapitre suivant à ce § 10. La plupart des éditeurs ont adopté la division que j'ai suivie.
Ch. V, § t. L’espèce de matière qui convient , le texte n’est pas tout à fait aussi précis. — Qui a la matière contraire, la matière de la terre est supposée le contraire de celle du feu, puisqu’elle est toujours et absolument portée en lias.
— Mais il y a aussi le corps, dans l’original, la phrase n'est pas gram-