‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 193 sur 212 · LIVRE IV, CH · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CH

ei qu'on l’attire en haut, par le mouvement qu’on lui imprime, plus vite qu'elle môme ne se dirige en bas. L'eau ne viendra pas non plus davantage à la place de l'air, si ce n'est de la façon que nous venons d’indiquer. Mais la terre n’éprouve pas cet effet, parce que sa surface n’est point une. Voilà pourquoi l’eau, quand on la fait chauffer dans un vase, se développe et s’échappe, et que la terre au contraire ne s’échappe pas. Mais de même que la terre ne va point en haut, le feu non plus ne va point en bas, si l’on retire l’air qui est dessous, parce que le feu n’a point de pesanteur, même quand il est en son lieu propre, non plus que la terre, dans son lieu spécial, n'a point de légèreté. Mais les deux éléments de l'air et de l'eau sont

surface devient unet je n'ai rien trouvé daus le* commentaires qui éclaircisse ce passage d une manière satisfaisante. Les uns imaginent une expérience où l'on applique sur la surface de l'eau un corps plat et bien uni ; quand on l’élève, l’eau s'élève avec lui, parce que sa surface s'unit et s'identifie avec celle de ce corps. D’autres supposent uti vase à orillce étroit et à large ventre. Si l'on chauffe ce va**», et qu'ou dilate ainsi l’air qu’il contient, l'eau monte dans l’orifice, qu'on aura renversé à sa surface. Le texte est assez vague pour pouvoir se plier à ces diverses interprétations. — Plus vite , ceci semblerait indiquer qu'ou imprime un mouvement rapide au vase dans lequel l’eau est renfermée, et qu'ou l’empéche ainsi de tomber. — Que nous venons (t indiquer , c'est-à-dire par force. — N' éprouve pas cet effet , c'est-à-dire quelle ne monte pas

comme le fait l’eau, et qu'elle ne vient pas prendre la place de l’air, qui se retire par une cause ou par une autre. — N* est point une, comme celle de l'eau, et qu'elle ne s’identifie pas avec la surface du corps qu’on applique dessus. — Quand on la fait chauffer dans un vase, ceci semble 6e rapporter à l'expérience du vase chauffé, dont \\ a été question plue haut; mais le phénomène de l'ébullition tient à des causes que l’antiquité n'a pas pas pu connaître.

— Se développe et s'échappe , il n’y a qu’un seul mot dans le texte. — £î« l’on retire l’air qui est dessous, peut-être la pensée aurait-elle été plus complète en disant : « Si l’on suppose que l'air qui est dessous soit retiré. » — S'a point de pesanteur, puisqu'il est la légèreté absolue. — S'a point de légèreté, puisqu'elle est l'absolue pesanteur. — De l’air et de l’eau, j’ai aÿouté ces mois pour

portés en bas, si l’on retire ce qui est dessous. Voilà aussi pourquoi le corps qui est pesant d'une manière absolue, est celui qui reste au-dessous de tous les autres corps ; et le pesant relatif, soit dans sa place spéciale, soit par rapport aux choses à la surface desquelles il demeure, n'est pesant que par la ressemblance de sa matière à celle du pesant absolu.

§ 5. On voit donc sans peine qu’il faut nécessairement admettre entre les éléments des différences égales à leur nombre. En effet, s’il n’y a qu’une seule et même matière pour les éléments, soit le vide, soit le plein, soit la grandeur ou les triangles, tous les éléments alors seront nécessairement portés en haut, ou tous seront portés en bas ; et il n’est plus possible qu’il y ait pour eux un mouvement différent de celui-là. Par suite encore il n’y aura plus de corps qui soit léger absolument, s’il est vrai que tous les corps tombent avec plus de vitesse, parce qu’ils sont composés de parties plus grandes, ou de parties plus nombreuses, ou même parce qu’ils sont pleins. Or nous

que la pensée fût tout à fait claire.

— St on retire ce qui est dessous, ceci n'est pas assez explicite; mais je n'ai pu essayer d’ètre plus précis que le texte. — • Ce qui est pesant d une manière absolue, c’està-dire « la terre. » — Le pesant relatif, c’est-à-dire l’eau et l’air. — A celle du jusant absolu, j’ai ajouté ces mots, pour compléter la pensée.

I^e sens en est d’accord avec le commentaire de Simplicius.

§5 /4 leur nombre, j’ai ajouté ces mots, qui m’ont paru indispensables ; et il y a entre les éléments des diffé-

rences, au nombre de quatre, comme ces éléments eux-mèmet. C'est là le sens que Simplicius donne à ce passage. — Qu'une seule et même matière, cette théorie a été combattue plus haut, Livre 111, chap. 5. — Soit le vide, soit le plein , soit la grandeur, voir plus haut ch. 2, où ces différentes théories ont été exposées et réfutées. — Qui soit léger absolument, comme le feu, qu'on suppose d’une légèreté absolue ; voir plus haut, ch. 2, § 13. — Et il a été démontré, l’expression est aussi vague dans le texte. On peut entendre

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