LIVRE II, CH. II
astres commencent à se lever à droite, et s’ils se dirigent dans leur circonvolution vers la gauche, il faut nécessairement que le pôle invisible soit le haut; car si c'était le pôle que nous voyons, ce mouvement serait dirigé à gauche; ce que nous nions absolument.
§ 10. 11 est donc certain que le pôle qui est invisible pour nous est le haut du ciel ; ceux qui y habitent sont dans l'hémisphère supérieur, et à droite, tandis que nous, nous sommes en bas et à gauche, contrairement à ce que disent les Pythagoriciens ; il nous placent en haut et dans la partie droite, tandis que les autres sont en bas et dans la partie gauche. Or, c’est tout le contraire. Mais par rapport à la seconde circonvolution, qui est celle des planètes, par exemple, nous sommes en haut età droite, tandis que les habitants de l’autre pôle sont en bas et à gauche. C’est qu’en effet, pour ces corps secondaires, le
notions d'astronomie ne fussent pas plus précises. — Commencent à se lever à droite , du moment qu'on reconnaît une droite et une gauche, on est amené à reconnaître aussi un haut et un las. Mais Aristote ne va pas plus loin, et il ne parle pas d’un devant et d'un derrière pour le Ciel.
Saint Thomas l’excuse, en disant qu'il a omis ces détails, parce qu'ils sont trop évidents, et que le devant du Ciel est l’hémisphère supérieur, tandis que le derrière est l’hémisphère inférieur. Pour mieux expliquer tout ceci, saint Thomas suppose une figure humaine dont la tète est placée dans le pèle antarctique, et les pieds dans le pèle arctique.
§ 10. Il est donc certain , on peut trouver que cette conclusion n’est que très-imparfaitement justifiée par tout ce qui précède. — Et à droite , l'expression est bien vague. — Les Pythagoriciens y voir plus haut, § 1.
— Or, c'est tout le contraire , la théorie d’Aristote n’est pas plus démontrée que celle qu'il réfute. Mais c'était déjà beaucoup, de son temps, que d'élever de pareilles discussions.
— A la seconde circonvolution qui rst celle des planètes , les planètes, en effet, paraissent avoir un mouvemeut contraire au reste du Ciel; et c’est ce qu’Aristote appelle la seconde circonvolution, allant en sens opposé à celle des astres ou étoiles fixes. — Pour ces corps secondaires , le texte
principe du mouvement est placé à l’inverse, puisque leurs déplacements sont contraires; et, par conséquent, nous sommes au commencement de cette révolution, et les autres sont à la fin.
Voilà ce que nous avions à dire sur les parties du ciel, relativement aux dimensions, et sur les divisions de l’espace.