LIVRE II, CH. III
5. Pour le moment, nous voyons évidemment par quelle cause, les corps soumis à un mouvement circulaire, sont plus d’un. C'est qu'il faut nécessairement qu'il y ait génération, et il y a génération parce qu’il y a du feu ; et le feu existe, ainsi que les autres éléments, parce que la terre existe aussi ; enfin la terre existe elle-même, parce qu’il faut un corps qui reste éternellement en repos, puisqu’il doit y avoir un mouvement étemel.
suivre, d’aprè* Simplicius, ceci se rapporte au Traité de la production et de la destruction ; voir plus loin ce traité, livre II, ch. 3 et 4.
§ 5. Les corps soumis à un mouvement circulaire , soit que ces corps soient daus la région inférieure, soit qu'ils soient dans les régions supérieures, k la surface et autour de la terre, ou daus le ciel.
— Il faut nécessuii'ement qu’il y ait génération, c’est un fait attesté par l’observation plutôt qu’une nécessité logique. — Un corps qui reste éternellement en repos, dans la Physique comme dans la Métaphysique, Aristote déduit l’éternité du mouvement d’un moteur immo-
bile ; voir la Physique, livre VIII, ch. 15, pages 558 et sniv. de ma traduction ; voir aussi le Traité du mouvement des animaux, ch. I, §§ 2 et suiv. pages 238 et sniv. de ma traduction. Alexandre d’Aphrodiséc, à propos de ce pasgage, discutait 1a question de savoir ce que deviendrait le mouvement des éléments inférieurs, si le mouvement général du ciel venait à s’arrêter ; il répondait que le mouvement des éléments pourrait continuer. Simplicius combat cette théorie, et il soutient que le mouvement sur notre globe s’arrêterait, aussitôt que s'arrêterait aussi le mouvemeut universel. Saint Thomas parait être de l’avis de Simplicius.