CHAPITRE IV
Sphéricité nécessaire du Ciel; considérations générales sur les figures; supériorité du cercle parmi les surfaces planes, et de la sphère parmi les solides; méthode de division des corps en surfaces, application de ces principes & la sphère. Il n'y a que la sphéricité qui puisse supprimer le vide. Position respective et subordonnée des éléments, les uns à l'égard des autres; la surface des eaux est sphérique; démonstration graphique de cette proposition. Le monde est plus complètement spbériquo que tout ce que l'homme peut faire.
§ I . Le ciel doit nécessairement avoir une forme sphérique; car cette forme est celle qui convient le mieux à la substance du ciel, en même temps qu’elle est naturellement la première. Mais, d’abord, traitons d’une manière générale des formes et des figures ; et voyons quelle est celle qui est la première, soit dans les surfaces, soit dans les
Ch. /K, § 1 . La forme sphérique , les raisons qui vont être données pour démontrer la sphéricité de la terre, peuvent ue pas paraître trèsfortes; mais il est bien remarquable qu'Aristote ait vu si nettement que la forme sphérique est la seule qui puisse convenir aux grands corps célestes; la pensée est très- juste, bien que les arguments qui la soutiennent ue le soient pas. — Qui convient le mieux à la substance du ciel , j'ai ajouté ces deux derniers mots, qui ne sont pas dans le texte,
mais qui m'ont paru indispensable»
pour la clarté de la pensée. — Qu'elle est naturellement la première, ou bien : « (Ju’elle est la première en nature. » — Des formes et des figures, il n'y a qu'un seul mot dans le texte, signifiant aussi bien l'un que l'autre. — Qui est la première, dans l'ordre de la nature et de la perfection. — Soit dans les surfaces, soit dans les solides , la distinction est indispensable , parce qu’il y a quelques philosophes qui ne la font pas, comme Aristote le remarquera un