LIVRE II, GH. IV, g i
solides. Toute forme est une surface, soit que cette surface se compose de lignes droites, soit quelle se compose de lignes circulaires. La forme plane à lignes droites est circonscrite par plusieurs lignes, tandis que la forme circulaire l’est par une ligne unique. Mais, comme dans chaque genre, l’unité est naturellement antérieure à la multiplicité, de même que le simple l’est au composé, il faut considérer le cercle comme la première des figures parmi les surfaces. § 2. En outre, si une chose est parfaite, quand il n’y a plus moyen de prendre rien de ce qui la concerne en dehors d’elle, ainsi qu’on l'a dit antérieurement, et si l’on peut toujours ajouter quelque chose à la ligne droite, tandis qu’on ne peut rien ajouter à la ligne du cercle, il est évident que la ligne qui circonscrit le cercle est parfaite et achevée. Par conséquent, si le parfait est antérieur à l’imparfait, cela suffit encore pour que le cercle doive être considéré comme la figure antérieure à toutes les autres. 11 en est de même pour la sphère parmi les solides ; car,
peu plus bas, § 3. — Toute forme , ou « toute figure. » — La forme plane à lignes droites, le texte grec n'a qu'un seul mot. — La forme circulaire , soit purement superficielle, soit solide. — Le cercle comme la première des figures , il faut voir, au début de la Mécanique , l’importance qu’ Aristote attache aux propriétés du cercle.
§ 2. Si une chose est par fa le, on « complète. » — Ainsi qu'on l'a dit antérieurement, voir un peu plus haut, livre I, ch. 2, § 9, page 11 ; voir aussi la Physique, livre III, cb.
9, § 3, page 125 de ma traduction; et la Métaphysique, livre IV, ch. 16
et 26, pages 1021 et 1023 de l’édition de Berlin. — Ajouter quelque chose à la ligne d t'oit e, voir la comparaison de la ligne droite et du cercle, dans la Physique, livre VIII, ch. 14 , page 553 de ma traduction.
— Est parfaite et achetée, il u’y a qu'uii seul mot dans le texte. — Si le parfait est antérieur à T imparfait, raison purement logique, qui a grande valeur, comme le prouvent le Discours de la méthode, de Descartes, et ses Méditations. — • La figure antérieure, en u&ture et en dignité. — A toutes les autres figures p ânes et purement superficielles.
— Pour la sphère , parmi les toi »••
seule entre les solides, elle est enveloppée d’une surface unique, tandis que les solides terminés par des lignes droites ont plusieurs surfaces qui les enveloppent. La sphère tient., parmi les solides, le même rang que le cercle tient parmi les surfaces.
§ 3- Remarquez que ceux-là même des philosophes qui divisent les corps en surfaces, et qui les engendrent en quelque sorte ainsi, semblent avoir déposé en faveur de notre opinion. En effet, la sphère est le seul des solides qu’ils ne divisent point, parce qu’elle n’a pas plus d'une seule et unique surface ; car la méthode de division des solides en surfaces ne les divise pas, comme on peut couper en diverses parties un tout que l'on sépare ; mais elle les divise en des parties qui sont spécifiquement différentes. On le voit donc évidemment : la sphère est la première des figures solides.
des, l'assimilation est exacte et trèsnaturelle. — Les solides terminés par des lignes droites , tels que le cube, la pyramide, le cAne, elc. — Ont plusieurs surfaces gui les enveloppent, le texte n’est paa tout A fait au*si explicite. — Le même rang , c’est-A-dire qu'elle est antérieure à tous les autres solides, comme le cercle est antérieur, ainsi qu’on vient de le dire, à toutes les autres surfaces.
§ 3. Ceux-là même des philosophes, il est probable qu'il s’agit des philosophes physiciensde l’école d'Ionie. — En quelque sorte , j’ai ajouté ces mots. Engendrer lescorps par les surfaces, c'est croire que les corps ne se composent que de sur-
faces successives, les surfaces s'accumulant les unes sur les autres, pour former la substance solide du corps. Mais c’est donner ainsi une épaisseur à la surface ; ce qui est vrai dans la réalité, quoique les mathématiques dans leur définition de la surface aient bien soin d’éviter cette erreur. — Semblent avoir déposé, ceci parait indiquerque les philosophes dont il s’agit, soûl antérieurs à Aristote. — Qu'ils ne divisent point, dans le sens qui va être expliqué un peu plus bas. — Un tout que l'on sépare , et où les parties pourraient être encore tout A fait pareilles au tout dont on les détache. — Qui sont spécifiquement différentes, soit les hémisphères, soit les segments, etc.