CHAPITRE VI
De l’uniformité du mouvement du ciel; impossibilité de supposer une irrégularité dans les mouvements célestes. Le moteur est immuable tout aussi bieu que le mobile ; les astres ont toujours conservé leurs distances les uns par rapport aux autres, et l’on n’a pu observer aucune perturbation. Le mouvement est éternellement uniforme, sans accroissement ni diminution, et sans aucune alternative de vitesse ni de leuteur.
§ 1. Une suite de ce que nous venons d’exposer, c’est de faire voir que le mouvement du monde est uniforme, et qu'il n’est jamais irrégulier. D’ailleurs, je ne veux parler ici que du premier ciel et de la première révolution ; car pour les corps qui sont placés au-dessous, il arrive
faire, quand on demande pourquoi le ciel se meut de droite à gauche, et non de gauche à droite. — l * plus imjtoriont et le plu s noble, il n'y a qu'un seul mot dans le texte.
Ch. VI f § 1 .Le mouvement du monde est uniforme , il est bien remarquable qu' Aristote ait cru aussi fermement à ce principe. U l’avait
emprunté lai-même au Timée de Platon ; mai» il la davantage approfondi ; et tous ses travaux sur la nature n’avaient fait que le confirmer encore plus dans cette grande croyance. — Du premier ciel, c'està-dire de la sphère des étoiles fixes.
Et de ta première révolution, celle qui est la plus vaste, et qui enve-