LIVRE II, CH. VI
deux changements sont soumis à des lois pareilles; et l'un s'accomplit comme l'autre, soit que leur rapidité soit égale ou plus grande, et que le mouvement dure un temps infini.
§ 6. il ne resterait donc plus qu’à prétendre que le mouvement du ciel présente des alternatives d’accroissement et de ralentissement de vitesse ; mais c’est là une hypothèse tout à fait absurde, et ce n’est qu’une véritable rêverie. 11 est bien plus raisonnable encore de supposer que ces alternatives ne pourraient pas échapper à notre observation; et rapprochées les unes des autres, elles n’en seraient que plus sensibles.
Mais bornons-nous à ce que nous venons de dire pour montrer qu’il n’y a qu’un seul et unique ciel, qu’il est incréé, éternel, et de plus qu’il se meut d’une façon régulière et uniforme.
décroissance perpétuelle, il n’y a plus de maximum; or, ce maximum est aussi nécessaire que le minimum, puisqu’autremcnt le mouvement serait encore indéterminé en ce sens, aussi bien que dans l'autre. — Les deux changements, soit d’accélération, soit de ralentissement. Le texte n’est pas aussi formel. — Leur rapidité , d’accroissement ou de décroissance.
§ G. Il ne resterait donc plus % après avoir supposé que le mouvement du ciel s’accélère ou se ralentit, sans cesse, il ne reste plus qu'à supposer que tantôt il se ralentit et que taulôt il s’accélère. Mais cette dernière hypothèse est encore moins acceptable que les autres, et Aristote ne s’arrête pas à la discuter.
— Que ces alternatives, le texte n’est pas tout à fait aussi explicite. — N’en seraient que plus sensibles, soie plus haut § 3 ; voir aussi la Physique, livre VIII, ch. 1 , § 4, page 455 de ma traduction. — Mais bornonsnous, résumé exact de tout ce qui a été démoutré dans ce livre, et dans les derniers chapitres (8 et suivants ) du livre qui précède. Sur ces hautes questions, que la science moderne peut ae poser aussi bien que l'antiquité,et qui sont éternelles, l'opinion d’Aristote est d’un très-grand poids, comme celle de Platon ; il s’agit ici de métaphysique bien plus que d’astrooomie; et l’on voit que le disciple n'est pas moins partisan que son maître de l'immuabilité des lois de la uature. Il ne semble pas que