CHAPITRE VII
De la composition et du mouvement des étoiles; théories qui les supposent formées de feu. Réfutation de cette théorie. La lumière et la chaleur venues des astres ne tiennent qu'au mouvement qu'ils impriment & l'air; le mouvement, quand il est rapide, suffit pour enflammer les corps; exemple des flèches volant en l'air. Les astres ne sont pas de feu; et ils ne se meuvent pas dans le feu non plus.
§ 1. Comme suite de ce qui précède, il faut parler des corps qu’on appelle les étoiles, et essayer d’expliquer de quels éléments ces corps sont constitués, quelles en sont les formes, et quels sont leurs mouvements. Certainement, la conséquence qui semble la plus rationnelle pour nous, après les théories que nous venons de présenter, c’est de composer chacun des astres de cette même matière dans laquelle ils ont leur mouvement de translation, puisque nous avons établi qu’il y a un corps qui, par sa nature propre, est doué d'un mouvement circulaire. De même,
les progrès de l’esprit humain depuis le temps des Grecs soient de nature à ébranler ces grandes crovauces.
CA. VU, § 1. Cette division par chapitres semble remonter au rnoius jusqu’à Simplicius, qui parle ici du chapitre septième, comme nous le faisons uous-mémes. — Les étoiles , a ou les astres; » j'ai pris indifféremment l'un ou l’autre mot. — Et essayer d expliquer , le texte n'est
pas tout à fait aussi précis. — Que nous venons de présenter , pour expliquer la nature du ciel et de la sphère supérieure. — De cette même matière, l’expression du texte est précisément : « de ce corps. » J’ai cru que le mot de Matière était ici plus convenable. — Puisque nous aiwns établi , soit dans tout ce qui précède, soit dans le VIII' livre de la Physique , sur l’éternité du