CHAPITRE II
Ci* :.
W PASSUr. ,D|ft LA. . CQlHlUNiLUTlié ;
IfrUiS; -^ »'De- irième' qu'au pofnt de vue àclîf il faut difefcittuep, âCuâ le régime de la' ' cfattimùnauté,' trois sottes de biens, bj>ns de comtotiqautè, biens propres du'hiari, Meus pwpres de fa femme ; de même, au point de vue passif, il faut distinguer trois sorles de deUes î dettes de communauté, dettes du mari, dettes de la femme.
lais, si cette cîàssificaliôn est la même en apparence, elle e»t en réalité beaucoup moins nette pour le ^passif que pour f actif. Amsi la communauté est souvent obligée de payer les detleé qui sont personnelles à lun ou à l'autre des époux, par exemple, les dettes contractées par le tnari, pendant le mariage, pour la conservation ou Famétioràtfon^de fees immetiMes propres. A l'inverse, les époux peuvent être forcés dç payer des dettes qui ipcoijfïbentà la communauté : c est ainsi que la femme est tenue personneUement des dettes des succeesfons mobilières quelle aurait, recueillies, bienqûe ces dettes soient une Charge de la communauté.
561. — Cette situation complexe de la communauté et des époux oblige à distinguer^ dans le passif de la corn-
1 0& CONTRXr D£ < lUUUAGË.
ïumi9X^idonx «ealégories de dettes:: let pamtpreviwireei ap/>areiî<, c'esl-àwlire les dettes, que la oommunouté* :ne pdieiqiip M»f %Qn recours .cOBlPeTépouX' qui ea es«, en rélalité<.;te débîietir ; et te.paesif réel el, définitifs c'esl^àdire les dette» -que la > oommttiiiauté'paie pour ada pmpre
iMo^s pQUVK>i)6 citerai oûmme ôxeinlpla de pfisdif provtâoiire^^japparent do la oonaimuDMiléy Icsi délies mobilières que Iv^n des époui aurail looxitrdetéesiarvai^ lei manager »re^ latihreiuejitfàiji'iiiiQinde suis iinmettlprl|8ai pr4)prè& ^Ja-oommu^ Dmlé'e3^temiie)deicet({e|dQltp,iiea^> Qle3l!una deAie>.iBobi*lièfë aniérîeaifô airiimairiagemrmaîs: l'article i440avrt?( ajoute. qu-]eU|ï!o!ea>lestitéaii6'^ue,fiauf iNéeDmpet)s>e de k îpaDlî.de< l'épouâ:iiqvii a/iooi>lnaeié /cette Q,bligatioai.<>Dei<mèlRle^tlea detli^sd'tineisbôoese^QRpurefnieirt JiDmeibilière<<éblHle?;au inhri<coi1stitLiM4l unq ^lèai^» ip^rsoijneliki' è/iQd[iiiiieii(< la coramunauté peut être poursuivie, car elle>»e$4itenim. de toutes le6^dettos>^u€l)loin)lbri .icQDtf|]|!eltc^lfn«i3>:eUe aura. Un reo^uara.cKMiire ^le) maniai aHiiiX'târide$fidâJ'arlifsle»l;4i^, .2,
tU-fiU6i/.\ ''i[\^ '|î i» !| ■!. ':i'"'(l! "J.'i 111, '■ •{»>•! .ii'l' ••!.(.' » •
^ GqmcDei eiërnple dq paae^f.féel; et* définitif loitootii /les deiie<»: grevant une suece$aion laobilière échue; à^ TiiAides époUipieadaal; le I mariage (aiftiQieif1444j),!le6>iiiAédrêt8ides dattes perfi)onnelles.)à^ TAft») des I époux (article fM8:^ S""),
I iCi'i^si i]^ même t df stiapHoui i qm^ i Ton. repi^duit. Jonsqu'on dit. avec raison, que les expressions « dett^.di^ieontinià* « rmu)tô.» QUttd^uif aiedsindiBiQ3]ua3qn»diai:ger(elle&sigaitont tolit<ce»qiie)(la)<eonQfinunduté pm^^è^e^ ôbli^éendeiipavi^^» se(it>pourMe(le«^oit ipouriieeoiT)piè> desjépuux; «mfifréfWfnpeœeidansioetderfiîer ctis ;>4ana{UQifiedDs.reâtreiQt^>eiUias. pe s'entendent» (|ite)>d6Si dette»^df3 €i<)tiiii3aiU4A««ité < propn^ment. ditéaifdeioeile»)que(la'^nfWtifka^iétipaie}p0iur:fe(lle^^ réoompen$e«> • .m-mih-' - >'^\,./, \\ , , ... , n-yj»'. /i . .j'. . .
* Laurent, XXI, n* 399. \ « . •, / . i , > , .: i. •
(je9inotS'4^ deftesi pèrsonnititeb » 4es:ifM>iix ont aul9si<ce8< deur Hignifioiaioii9 v^ Us vc^mpf^tnmnU lato jmsu, ^KKItvp^ que k» époux f&asm^ ètre^obligési'de paTer, •sok pqurta] coiMHjfiaaté^^soJI pour emffsi^poiés \ et,'4#ûitô> $ek^ui,i!iisi sigi|fâqntil)3s dettes prc^ptes'ÀiehaoQû dés époutf 1^1 < ' > •
S68. — Cette distinction essentielle entre le passi^ap»^' parenCi eti te <p$issif réqt ^dterla ooiomunauté* couduH il reccTnimhP€i^<eirfmatièrHt'(fe bcm^MUiiaN^ siwcese^imvré^x fovdrest dei :rapp^ tefdfi^te' iû(6u;)butM' siii(0^r«?e9tlà-dife|4efi| ra||y|bK»ft8Mde^i« obr»Miiiiiailté'(€t diés! épôuKiavëe^lies itier^, le àwilq\ïil9ipi^iiehiwa:i&.ti&m(d (idipourstiivii^'èèit'IaitotikRianauléj B0ti?ileB> épofmtm^ Vnn^ d'éulc^6t èé divi^deparUnbtiiion, tt^^tHàHdfr^ le» nap|^b4*l3> deîlajoammutlauilétmudës» époux ^mpèiieuï^ iafiiioaiifèrel dont itoiddiv6ntii1esiunB et tes autres^ procéder 'àilàrépâiv' tii!ioni'défibâi\% dékt<deit6»<fcq«ât€ée8 peadàiHUâi<turéei idei
iacalflimlnlanitéJi'' . »'• î/ii'-n:.- .; .•;♦ »ii mi ■•un Mirmiji^i
LœiJeiréaU^iefsiont sioQTbni iei 4roi&ider|)0ut^iUvfé <]^anet dôs,^âMeslq«]rii> lor^'de>ta'iUtiaiKfoti0n.ide'»la CK^ ne contribuera pas au paiement de la dette qu elle'^a Vlû^ provisd^emekiti solder*? ainsi, iipoii? pbendre^les eiemplès qoéoMs venons de eît6n la coramuimité^tië'iMniribQèrd pas BfiateMent'àu pùiéineàvdès dettes <6ontra!e(;éie0 piar <!'<»()[' des^é|ï6tti aVaiit le/marvage^deMrès'pdub iisa^eltes' elle' aurait été poursuivie, ni l'époux au paiement des dettes > gretqnti^iinè 'suioaession ^m^îlièvei pa^iui Teoueîlliâ^pélidancle^-iviâ^iagei 'ii';.-< .i-^/.-. - «1 •■«:«. .ij.^un •».,•,. .uJ,
tt6%' -^- Obs^m^hs (qu;'eri> pio4kntr dtr paséif) de 4a > mum-^^ miHiaqté;'' D0i]^i'iiif'enien(kM| ntUlemeoti recohnattre* ànlai comrfftmtolé laijquâltté' dè'ip&rsa^ne«>f|iômle,^tit(ousf<ardn^ déjà-dSIr » qUe,» îd-diïs" frtrtw^ipônÉ^e," 4a icomurlutiauté^ i n'éteitt! poifitim^'P^rsmiieifâiK^ra^^^ dôi>c6ë$' des>tépdux,-
mâid: q^'il ^al1i«t<emendr&ipaf iri^p^essibni i^'ooiti^ les époux eux-mêmes, envisagés comme coCHfaiU|i8"en
' Aubry et Rau, V, § 508, p. 316-317. v- .. / / .; .
409 COiNPRAT DB VAIUAGE.
him»\ par oppo^iticNi areo ie palnmoûifte propre de^cba(>un d'eux.*
: L'expi}ession:« passif da le ooiHununauié^ a eat donc qu'une forme plus commode et plus abrégée de langage, signifiant les dettes communes aux deux époux^ par opposition aux dettes propresà chacun d'eux.
*5VO« -^ Cette question de savoir si > la commuoauté constitue toub non AMim poraonne morale pr.é6ente,un inilér ràt pratique, considérable) à propos du pas^îC de> lax)omnlunauié. - - !.••»■• • , t - : : • ... .. ,,.; ., • . .. ■
1 lEn 6ffet,i8i>ia4tom«Hioauté devait être oOinsÂdéréo >aom^ më une • personne no ara le; se» leréanqiersi [ auraieis^t iiia droit de préférence survies imns communs» à la dissolution, de la coramukiauté, >è llenconire des créanciers p^rsonnel8 de la femme, qui ne seraient payés sur raciif aoeîal qm'ar près le désintéressement dos créanciers de la c^iqbunaulé. .
. La question ne naît pas^è notre avis,: pour les créanciers du mari V car, à raison de la confusion qui s*étabU4 pendant la communauté entre le patrimoine de la communauté et celui dumari, on doit admettre que les créanciers de. la communauté et ceux du mari ont les mêmes droita sur les biens cemmuos.1 . . ,
Mais, quant anx créaf>cîers de la femme, ai l'on admet que la communauté constitue on être morale il &ut décider que les créanciers de la communauté, de l'être moral, seront payés avant les créanciers personnels de la fenme ; 4c La cômmunaraté, dit M. Troplong, est une tierce per- « sonne^ dont l'actif doit servir àpayer le passif; ceux qui m n'ont contracté 'qu'avec la femme n'ont pas d'aeiion sur <K cet actif,' tant que les créanoîerà de la communauté, qui « ont contracté en vue de cet actif, qui l'ont reçu pour « gage, à qui il a été offert comme garantie, ne sont pas
* Suprà, Tome ï, n* 345; -^ Ccfmpar* Laurent, XXI, «w» 395* » Latirent, XXI, n* 382, — Coaittà, Troptong, UI, a*. 1768.
AimCLK UWi fOd
« p^jAés. les onâanfeiers de la femme n'otit que la < femme « pour obligée; mais, n'ayant pas contracté avec la com*- « munaulé, ils ne peuvent rien prétendre sur les objets qui « la composent^ si ce n'e^t lorsque, les dettes ayant été « payées^ il reste une part aettTe qui passe dans les mains « de la femme et devient sa propriété. »^
Gène sohitîon est lof^que, dans le système qof adt^nel- la personnalité de la communauté; mats, pour nous; qui avons souleàu qtie la communauté ne eonstitoe un être moral, ni au respect des tiers, ni au respect des épouxv'la solution eonmaîre s'iivipode. C'est aussi oeNe qui a prévalu en domine et en jatispinadMee, et Toi) Teoonnattgénérale-r ment que les créanciers de la cominunadité seront payés concur^remm^nt ateolesoréianoîers pens(»n»êlB duo mari et de (a femme sot raclifde la communauté.'
S9fli ^ One vautre consé^uèttee devrait découler dq principe que la communauté n'est pas une personne tnon râl>e?i^acun des époux, s'il est -débiteur de la^ oqmnlunatitâ, dèti'^ft pouvoir coitipenser sadetle avee les onéani^ ces delà «wmnDtmanté. < = •
Cette solution est vraie pour le mari : ses dettes sont dettes de communauté, et il a la libre disposition des créances sociales : la compensation doit-dono sopéref entre les dettes et les créances de «communauté* ^
Au 'cm^t^aire, pour la ienune, aueuoe' compenâation n'est possible, méiiie dam» l'opinion de oeuxqui, oomme noas; niB oo^isidèreaitf asi la oommunauté oomme. luniètpa moral. Le^ motif en est que, • pendant la dorée de la cofmt muDBtité, la femme n'a aucim droit sur les valeurs qui la oômpostont et^ sUÎTant un adage fameux;, • idéj(\ cité par ^m^'iwn^est sociû, sedsperatur forte: ,lsi compensetion
* m, x^ 1766-1767, - Sic^ Bordeaux, 6 juillet 1832, Sirey, 32,
' Besançon, 24 juillet 1858, Sirey, 59, 11^39; Cassation, 18 avril 1860, 6h«èy; «a, I, a05 (JVb^e de M. Massé), et DallûB;60^ 1, 185.— ÂubrféUPau, :V,g^û8y()eQlteet note 48, p. ^iCaimal 4«$an> terre, VI, nM8 bis IV; Laurent, XXI, n* 393.
ilrtO COI^At DB IIAIRIAGE.
^jilMdone pasipoflsîble.» odr di l&^fefnrde est débterice^^ sesideUesipevsohneljeBr^^einest paseréonoièreidefi créaojces.fi(pcinle&.^ :;'« /. .'■• - ■.► '■!.•« • it.'i h- :i i m-; «•■ I.) Ai7ft;ifT^ Pourquoi le Code a4-il adopté ml systèm^eussi compliqué pour lo paiement el la répartition» fde^ «dettes des' épduM :?; N'éûhtI: pas'tmieuxi vdlu'i:déoidiftn' que toiktes )6S( detJles. SÊPaientiU^ne-ehi^rgeM^enia mrrtmunfliité «^fi'ieriitiFèiPeianflljseB (ln,;ir-<Ml i;n'i r.r M i.liî "• ::.n. / -rlnl» I. 'i\ ... 1
-i'»iVne:idée eoraûteetiéqûiltafalfi ai (inspiré les nédaoïears du Codei tpuifli}iie lës!ié{)oùxî<fiiei'melleiit>iefï*c6n[imluti<qU^dde ^pbrtîid ideieuirt foiltunev < et (ph'iist > sieni iné^ervëiit ^une ( pftrfîe ooanireptapm^iiilreBt juste tHfUG') lai tnômenrépeiitîlidnitsLôit idbitopQiap te5viieU6sq qu'il) Ijr ahiiinipassif (IroiDmMçlîiin-fMiBisiflcohifDiiniiiôomfmp il^^. p 'iiiiuaiGtif.fm)preMeliiiiiniaotif commun. ' zi. .1 . u^ 1; -.
- »hMaisv«îilepnûqeipeide laidiirâiYUn'duipassiF en d6ffxr*caiégomesiefitisage; • te 1 mode de HdfVfsioii' cpri b ^élé adàpïé leisseibô&iioouiptàidésiret^ rtiil^aijété tsropr^é'àiqolpe tdvoît -^oOuUimJieryl mais» »Q0i9ii!i6> tes règles snruld >répartiUoni-des •bienB.epnMtibkset'imn^eiûlbles'De Boint:plus lés mêmes queidansiffMtne dticien idToit!^ il ësl 1 permise t de Regretter, ainsi que nous le dirons bientô^^que' Ton ait re^nwtoil les tanicîeniieR^disfiopitîdnaisuDla obmpositioci.du passif de la "OiMmuika'Ulé.*! -. .j i -•. ,1 uï», ♦!.!. h- n. ■,.•...! -.i-i. m .::■,■ ■• • tft-l^itMiiiVâDiidenltDepdafias fexamen desodh'^sés'icp- 'tégortes deïdettesnqui €0mp(DJsei]t!>liei!paâ9if'^de"la} ooiamuliatiitié'yinûuâ dfifiqnsifaÎDe' tfioiS' renianqu»8i::< î^ ^ > 1. Lai prèRiîète'iC^t <|ùteiile.tpassîf)jde!'iatiOQmTiEènaittté oe comprend que les dettes contractéesipendabl 1 sa dorée : •lo^e de|te'ptDi^té[Meupe<|i la dissolutrom délia eommàniàuté est pearscmnelle Àfiéfbo^xquiil'aiieontraete^ immsiBlteneipeut entrer dans un^budget )[]uiieHt:doSy activement' et^péssinrement, par la dissolution de la société conjugale. 514. — Observonsj en'sécond îîeu. que le$ seulés^eites