TROISIÈME PARTIE
attendu qu'une surface qui se trouve placée dans la lumière ne peut jamais être aussi sombre que celle qui se trouverait dans l'ombre, eu admettant toutefois que toutes deux elles aient la môme couleur locale.
§ t07. — Examinons encore le cas suivant :
la* lignes A et B sont les projections de deux surfaces, dont la première se trouve plus rapprochée de l’œil que la seconde, par contre, la position de celle-ci est telle, qu’elle reçoit la lumière suivant un angle qui se rapproche plus de l’angle droit; on peut alors se demander quel ton il faudra donner à ces deux surfaces dans un dessin? D’après le § 277, il faudrait, en effet, que A fût plus clair que B, et d’après le § 270 que B fût à son tour plus clair que A. La réponse la voici : Dans les cas les plus ordinaires, la surface B devra être maintenue plus claire que la surface A. Car si on compare l’effet qui est produit par la lumière divergente, dans le cas où les rayons arrivent plus perpendiculairement, à l’effet qu’elle détermine sur les objets placés plus ou moins près de l’œil , on accordera la préférence au premier pour des distances de ce genre ( qui d'ordinaire n’apparaissent que dansdes dessins géométriques), attenduque ce ton est justifié par les lois de la nature, tandis que le second qui est exécuté d'après le § 277 , ne repose que sur des hypothèses. 11 peut naturellement y avoir des exceptions, par exemple lorsque la distance de A et B est très sensible, et que la différence de l’angle du rayon lumineux est très petite, ou bien que la couleur locale de A est bien plus claire que celle de B et ainsi de suite. C’est au dessinateur à bien peser tout cela pour pouvoir obtenir un résultat satisfaisant.
Ce que nous venons de dire peut aussi s'appliquer aux parties ombrées d'uu dessin, seulement dans un ordre inverse. Si les deux surfaces A et B se trouvent dans l'ombre , alors la lumière indirecte déterminera un effet plus faible sur B que sur A si B devait recueillir plus de lumière directe que A, par suite B devra être maintenu plus sombre que A. Mais si la surface marquée par A se trouvait située plus loin que B, et que B fût plus éclairé que A par la lumière de. réflexion , il faudra alors que B soit maintenu plus clair que A , la couleur
locale étant la même. Ceci deviendra encore plus évident par ce que nous allons dire dans les paragraphes suivants.
§ 108. — O 11 trouvera ce qui est relatif aux autres opérations nécessaires pour achever les parties ombrées quant à ce qui concerne les effets de la lumière de réflexion ; en se rappelant tout ce qui a été dit à ce sujet dans les § 200 à 293 , et surtout en observant les principes indiqués au § 203. Les surfaces qui se trouveront dans l’ombre seront donc maintenues d'autant plus claires, que parleur leur position elles sont plus aptes à recevoir la lumière réfléchie , et maintenues d’autant plus sombres que cette lumière aura moins d’influence sur elles (§ 407).
§ 100. — Ou maintiendra les ombres des surfaces les plus éloignées , plus claires que celles des surfaces qui sont plus rapprochées. Car si la lumière des parties les plus éloignées décroît dans le rap|>ort indiqué dans les § 275 et 277, et aussi, d’autre part , à cause d'une plus grande 'masse d'air qu’elle a à traverser; ce qui les fait, par conséquent, paraître plus sombre que celles qui sont plus rapprochées; il faudra donc, pour se conformer à ces principes, ne pas faire l’ombre située sur les parties les plus éloignées aussi forte et aussi tranchée. D’après cela , elle devra être maintenue plus claire sur les su faces les plus éloignées , et cela proportionnellement à leur éloignement ; et ne pas se distinguer d'une manière aussi tranchée de la lumière, ainsi que c'est le cas pour les parties plus rapprochées.
C'est pour cette raison qu’on lave dans un sens inverse , suivant les indications du § 203, les surfaces inclinées qui se trouvent complètement dans l'ombre. Si elles se trouvaient, au contraire , dans la lumière, et étaient en partie recouvertes par une ombre portée, on commencera par laver la surface entière, y compris l'ombre portée , comme si cette surface était en entier dans la lumière, husuitc, et lorsque le tout sera sec, on lavera l'ombre portée eu sens contraire.
Si une ombre portée est projetée sur surface courbe, par exemple sur un cylindre , on agit d’abord comme si cette surface se trouvait partout dans la lumière , sans faire attenionà l'ombre portée, puis ensuite on s'occupe, en particulier,