‹ Traité du dessin géométrique, ou exposition complète de l'art du dessin linéaire, de la construction des ombres et du lavis... texteChapitre 118 sur 136 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

blo à la vue, c’est-à-dire d’établir entre les différents tons de tout le dessin, tant dans les parties lumineuses que dans les parties ombrées , les rapports nécessaires. Dans la plupart des cas, on sera obligé de repasser une ou plusieurs fois sur le tout, après que chaque partie aura été terminée séparément, afin d'atteindre cet accord des tons.

§ 116. — Pour terminer et en même temps pour résumer ce qui a déjà été dit dans différents endroits de cet ouvrage relativement au lavis, nous ferons la citation suivante, extraite d’un ouvrage bien cunnu :

« Le lavis est une sorte de transition entre le dessin fait au » trait et au crayon et lapeinture. Cn dessin peut être lavé lar- » gement où les teintes se fondre avec douceur; il |>ourra par « les différentes teintes d'ombres qui sont tantôt claires, lan- « tôt foncées, représenter toutes les couleurs en tant quelles « contribuent à l'effet lumineux de l'ensemble. Dans cette ma- « nière de procéder on doit supprimer toutes les lumières du « papier blancqni forme le fond du dessin. La chose essentielle « à observer dans le lavis, c’est de passer des teintes douces et « vaporeuses, de laver les ombres pendant qu'elles sont encore « humides, d’opérer délicatement et insensiblement les tran- « sitions de l’ombre et de la lumière; de ne les retoucher que « lorsqu'elles sont bien séchées, et chaque fois faire ressortir « les masses les plus sombres par l’application graduelle de « teintes de plus en plus foncées. En retravaillant à coups de « pinceau et à petites portions de teintes fondues, on raccorde « les parties d’ombre qui d’abord ont été passées d’un seul « coup, et on obtient ainsi la transparence qui seule peut pro- « duire la rondeur et la profondeur. C’est enfin par un contour

* aussi précis que correct, par des ombres grasses et adoucies, « cl en dernier lieu par des touches vigoureuses dans les par- « ties les plus sombres et par des lumières conservées très pu- « res dans les endroits les plus clairs, qu’un lavis atteint sa ■ beauté.

> Tout ce qui vient d'être dit ici du lavis à l’encre de Chine,

* s’applique aussi au lavis à la Sépia. Il est en effet indifférent « que la couleur soit noire ou brune; le mode d’opérer que l'on « nomme lavis et dont l'aqua-tinta n’est qu'une imitation

DESSiM GtiOMÉrUIOLE.

« reste toujours le même. Le plus grand effet de ces dessins. « lorsqu'on opère de cette manière, dépend surtout de la coq- « centration de la lumière et de beaux clairs obscurs, des petites « lumières éparpillées détruisent tout l'effet. L’œil du conv naisscur se reposera avec d'autant plus de satisfaction sur « le dessin, qu'il y aura plus d’unité dans l'ensemble et « dans toutes les parties quelques nombreuses qu'elles soient.»

§417. — Quand le dessin est assez avancé et peut -être considéré comine achevé, on dessine au bas, dans un endroit approprié , l ’ échelle dont la longueur sera proportionnée à la grandeur des objets figurés. Il est évident que cette échelle doit être rigoureusement égale à celle qui a servi au tracé, et que l’on avait d’abord mise à part sur une planchette ou plutôt sur la règle, afin de mieux pouvoir prendre les mesures.

Enfin , on place en haut du dessin l'inscription ou titre convenable. Il ne faut pas considérer ce titre comme une chose insignifiante, attendu que s'il est mal fait, un dessiu d'ailleurs bien fait se trouvera défiguré.

§ 418. — Enfin on entoure le dessin d'un cadre dont la distance à l’extrémité du papier dépendra de la grandeur de la feuille et de l'objet qui y est dessiné. Ce cadre donne au dessin une limite certaine et une position bien arrêtée. Il contribue aussi à son ornement s'il est propre et simple et lorsqu'il ne consiste qu’en deux ligues droites nettement tracées { dont l'une est line et l'autre plus large) ; les ligues du cadre doivont être tracées avec une encre de Chine très-foncée et doivent se réunir dans les coinsaangles droits, sans se dépasser ou sans laisser de vide entre elles. Il faut éviterde surcharger ce cadre d’une multitude d’ornements qui exigent beaucoup detemps, que l'on aurait pu employer plus utilement pour une plus belle exécution du dessin lui-méme. Tout ce que l'on pourra se permettre , sera d'appliquer sur le papier qui forme le côté extérieur du cadre, une couleur, par exemple de l'encre de Chine , délayée dans beaucoup d’eau et mélangée avec un peu de jaune ou de rouge, ce qui procure aux parties du papier occupées par le dessin une coloration plus blanche et un aspect plus propre que celui quelles ont dans la réalité , par suite du contraste qui en résulte. Cela offre enfin encore

l’avantage d'empêcher le cadre de se salir par le fréquent attouchement de cette feuille.

§ 419. — Après que l’on aura tracé le cadre, on ncltoyera proprement tout le dessin avant de le couper e' le détacher de la planchette. Chaque dessin, grand ou petit, simp'e ou composé, élant un produit de l’art, devra comme tel présenter un but d’utilité, être clair et offrir en outre la précision et la beauté, mais il ne faut pas vouloir obtenir celle-ci au détriment desautres conditions. Pour qu’un dessin soit beau, il est nécessaire qu’il ait une apparence de pureté et d'élégance, et c'est pour cela que la propreté est une des conditions essenliellesquel’on exige, tant durant le travail, qu’nprès qu’il sera fini. Nous avons eu soin de dire dans le § 400 que l’on se sert avec avantage de la gomme élastique pour etîacer les lignes tracées au crayon et pour enlever la poussière sur le papier blanc qui entoure les surfaces teintées, mais que l’on doit se garder de frotter sur ces dernières.

Pour nettoyer le dessin entier, tant avant qu 'après le lavis, on emploiera avec avantage les rognures de peau que l’on frotte doucement sur la surface du papier et qui enlèvent toute la poussière et les corps étrangers qui la salissent. Par là on ne court pas le risque d’attaquer les endroits teintés et lavés, et on enlève toute les saletés sans nuire au dessin.

Mais comme on ne trouve pas toujours de semblables rognures de peau, on pourra à leur défaut se servir de morceaux de peau de gants blancs qui jouissent des mêmes propriétés, pourvu qu’on frotte la surface du dessin avec le côté non lissé de cette peau, c’est-à-dire le côté intrene.

§ 420. — Si le papier avait reçu des taches d'encre ou autres et que l’on ne puisse les enlever soit à l’aide de la gomme élastique, soit à l’aide des rognures de peau de gants, ou bien encore si ce dessin avait été très sali pendant le travail, il devient alors nécessaire de le laver avec de l’eau pure et à l’aide d’une éponge très propre, mais cette opération ne pourra se faire que lors que ce dessin aura été passé au trait, c’est-à-dire avant qu'on commence à le laver avec l’encre de Chine. Ce lavage, étant pratiqué sur le papier avec une légère pression, est à la fois utile à tout le dessin. Car non-seulement on peut par là le la-

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ver. mais encore ou a un moyen de donner aux lignes qui auraient été tracées trop durement, plus de douccuret de netteté, en sorte que toutes elles apparaissant plus fines, plus pures, et plus nettes. Il ne faut pas espérer que par cette opération, les endroits devenus rudes par suite du frottement avec la gomme élastique ou que les filaments de papier qui ont été enlevés par le frotte/nent, puissent être rétablis et former de nouveau une surface polie. Si en lavant on a par trop mouillé le papier, si ou a par trop appuyé l'éponge et si on a par trop frotté, on perd encore ees avantages , car les lignes trarèes deviendront trop pales, et la surface du papier au lieu de recevoir un poli, deviendra rude et sera dans cet état encore moins propre à recevoir le lavis à l'encre qu'avant ccttc opération : ce qu'il y a donc de mieux à faire, c'est de s'arranger pendant qu’on dessine, de telle sorte, que l’on lie soit nullement obligé de laver le papicravant le lavis, d'aulaut plusqu’il existe des espèces de papiers qui par le moindre lavage à l'eau de leur surface, perdent immédiatement leur poli. Enfin, si l'encre de Chine ne résiste pas à l’eau, il est évident que l'on peut eu aucune façon laver le dessin , aussi est-il nécessaire de bien s’assurer avant de passer rè|K>ngc de la bonne qualité de cette encre.

§ iil . — 11 n’est pas rare de voir des dessinateurs peu exercés encore , commettre des fautes en traçant des lignes soit avec le tire igné, soit avec la plume. Si l’erreur n'est pas de conséquence, et de toute manière s'il ne s'agit que de petites lignes, ou pourra corriger cette erreur en grattant légèrement les fausses lignes. On se sert àeet effet d’un bon canif-grattoir ou d'un canif ordinaire arondi par le bout, avec lequel ou gratte les fausses lignes ou les petites tacites, eu maintenant le bord tranchant de cet instrument presque perpendiculairement à la surface du papier, et en faisant attention tout en enlevant ces lignes de ne pas couper dans le papier. Après quoi on frotte la surface grattée avec un petit morceau de toile, puis avec reprises un petit morceau de cire - vierge , en faisant attention de ne pas trop appuyerj pour qu’il ne reste pas de cette substance sur le papier. Par ce procédé si simple on parvient à détruire la faute commise, à tel point que l’on peut tracer des lignes avec l’encre sur le lieu effacé, qu’on

TROISIEME PARUE

peut y écrire, y appliquer même des couleurs et laver sans qu'on y remarque la moindre des choses.

§ 422. — Mais si la faute commise dans le tracé ou dans le lavis d’un dessin était plus grave . ou s'il existait sur le papier un grand nombre de taches d’encre qui exigeraient que l’on grattât trop ce papier pour pouvoir les enlever (opération qui amincirait en effet le papier dans une trop grande étendueet qui, d'un autre côté, exigerait par trop de lenqw); on cherchera alors à les enlever avec l’éponge. Pour cela on lixe solidement un petit morceau de|tonge dans l’extrémité d'un tuyau de plume, ou entre les deux pointes d'un compas, ou Lien encore entre les deux branches du tireligne ; on l'imbibe d'eau bien propre, puis on lave avec précaution les endroits où se trouvent les fautes, seulement il ne faudra pas trop prolonger cette petite opération cl ne pas appuy er trop fortement, parce que le papier pourrait devenir |iar trop rude.

Lorsqu'on aura fini d'éponger, on enlèvera, à l'aide d’un pinceau suflisaminent humide, la cernure qui reste après cette opération. Si on négligeait de faire cela, on pourrait toujours reconnaître le lieu où on a été obligé de laver, même après que le papier est devenu sec.

§ 423. — Après avoir lavé un dessin en entier ou dans certains endroits seulement, on évitera de le présenter à une chaleur trop élevée, comme à celle d'un fourneau, par exemple, mais on fera mieux d'attendre qu'il sèche insensiblement; ou fera également attention de ne pas s'appuyer sur des endroits qui seraient encore humides. Lue chaleur trop intense leurrait faire sauter le dessin ou voiler la planchette ; d'un autre côté, on court le risqueVie produire des inégalités, des plis en appuyant le corps sur le papier encore humide, inconvénients qui subsistent même lorsque le dessin est entièrement sec. Pour les détruire, on sera obligé d’humccter de nouveau le papier et de le laisser tranquillement sécher.

§ 424. — Afin de pouvoir garantir le plus possible un dessin de toute saleté, poussière ou autres causes de malpropreté, pendant qu'on n’y travaille pas , on le recouvrira d’une grande feuille de |>apier ou mieux de carton ; on évitera de le placer

TRAITÉ Dr DEMIS GÉOHKIIUUIE. 38

dans un lieu humide, parce que la feuille de papier qui est tendue perdrait sa surface unie et deviendrait bosselée.

Tandis que l'on exécute le dessin, il sera également avantageux de laisser recouverts les lieux où l'on ne travaille pas, afin de les garantir de toute malpropreté; on ne devra donc jamais oublier de faire usage de feuilles de dessus et de dessous, et on devra surtout éviter de s’appuyer avec les manches de l’habit sur le papier.

On fera bien de choisir de préférence pour ce garde-main un papier vert , qui ménagera beaucoup la vue, en diminuant l'éclat de la couleur blanche du papier , c’est surtout pour le lavis qu’il est convenable de recouvrir le dessin entier et de ne laisser à découvert que le lieu dans lequel on opère ; seulement il faut faire attention que ce papier vert ne se mouille pas de peur qu’il ne déteigne et produise des taches.

§ 425. — Il est en général de règle lorsqu’il s'agit d’exécuter un dessin linéaire, de laisser la planchette immobile devant soi et d’achever ainsi le dessin. Mais pour le lavis de ce même dessin, il devient quelquefois nécessaire de changer la position de la planchette, |>arce que par là ou a un moyen de voir le dessin comme s’il était détaché de la planchette, et qu’il est aussi nécessaire de voir si dans ces différentes positions qu’on lui donne il appareil encore tel qu’il se trouvait sur la planchette. Si au lieu de cela on laisse la planchette dans une position immobile devant soi , recevant par conséquent toujours la lumière dans la même inclinaison, on trouvera, lorsque le dessin sera achevé et qu'on l'aura détaché de la planchette, qu’il n’apparaitra comme bien que lorsqu’on lui rendra de nouveau la position qu’il avait durant le travail et avant qu’on l’eût détaché de la planchette ; en effet, dans toute autre position, il perdra de sa beauté et sera modifié à son désavantage. La raison de cet effet, c’est que dans la position immobile de la planchette toutes les iuégalités qui sont produites par les filaments du papier se trouvent recouvertes par le lavis, de telle sorte que les petites ombres projetées par ces inégalités se trouvent harmonisées , et que le dessin restant éclairé ainsi du même côté, les surfaces apparaitront pures et belles, ce qui ne peut plus être le cas , lorsque la position du dessin à l’égard

[troisième partie.

des rayons lumineux est changée . parce que les petites ombres des filaments du papier, ainsi que les ombres qui résultent d'autres petites inégalités, se trouvent projettéesdans une autre direction et n’ont pas été harmonisées par le lavis. Mais on évite en partie cet inconvénient lorsque déjà, dans le lavis, on aura changé de temps à autre la position de la planchette par rapport au degré d'inclinaison de la lumière, et alors ledessin, détaché de la planche et maintenu dans une position differente que celle qu’il avait sur celle-ci , se trouvera dans le plus grand nombre de cas dans une position qui concordera avec celle qu’il avait d'abord sur la planchette.

Ajoutons encore qu'en repassant sur les teintes, on est obligé aussi de donner, de temps à autre, durant le travail, une position différente à la planchette, lorsque, par suite de certaines places encore humides, on se trouve eni|(êrhé de laver ces endroits.

§ 426. — En terminant ce chapitre , nous mentionnerons encore ce qui suit :

Dans un dessin géométrique, on n'admet jamais qu'un seul foyer de lumière, c'est-à-dire le soleil qui éclaire le tableau et tous les objets qui y sont figurés |>ar des rayons parallèles entre eux. Si, au contraire, on supjiose que deux ou plusieurs lumières éclairent un objet dans différentes directions à la fois; cet objet apparaîtra à la vérité bien mieux éclairé, mais sera plus difficile à représenter à cause des demi-ombres et quarts d'ombres qui en résultent.

Ainsi, dans la lig. 100, si d ", d et d', représentent différente* lumières qui éclairent simultanément le corps a, b,e , de telle sorte que sa portion horizontale a b projette une ombre portée sur la portion perpendiculaire be, l’ombre sera la plus foncée de b à c’, celle de c' à c sera moins sombre, et celle de c à c” sera la plus claire de toute , pnree que c' c est encore éclairée par les rayons lumineux pro|etés de d ' , et ce’’ par ceux de d', aussi bien que par ceux de d'. La surface qui se trouve dans la lumière, auprès de c " e, sera naturellement la plus éclairée puisqu’elle reçoit à la fois son jour des trois lumières situées en d’’ d et d' . Dans cette figure, l’ombre entière se trouve en bc', la demi-ombre en c,c', et le quart d'ombre en ec ",

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1IENSIN ÜÏOMtrRlyliE.

§ (27. — Lorsqu'un objet n’est éclairé que par une seule lumière, jamais une ombre ne peut devenir visible dans une autre ombre, car, ainsi qu’on l’a déjà fait remarquer, il est inqiossiblc qu'une ombre puisse être aperçue dans une ombre (§ 405 ). Si donc il se trouvait be un corps c’f [fi g. 100), et si on admet que la lumière n'arrive que dans la direction de de (avec laquelle tous les autres rayons lumineux se trouvent être parallèles) . alors le corps c'f projettera pour sa part une ombre |>ortée cc. si u h et ne se trouvait pas au-devant. Mais comme le corps a b produit déjà l’ombre portée hr, alors l’ombre c'c ne se trouve être, en tant qu'elle est projeté par c' f, nullement visible au milieu de l’ombre projetée par a b. On commettrait donc une faute cl on agirait contrairement à ce (pii se voit dans la nature , si l’on voulait représenter l’ombre c' f qui tombe dans l’ombre a h, comme étant une partie distincte plus sombre et rigoureusement limitée.

Si l’on voulait suivre les règles indiquées au § 404, on pourra maintenir l’ombre c'c un peu plus sombre auprès dec' et la fondre vers les bords, mais non pas parce qu’elle se trouve projetée à la fois par deux corps, mais tout simplement à cause des raisons indiquées au § 405. Si, au contraire, les ombres ne sont pas fondues vers les bords sur des pians et d. s surfaces parallèles au tableau, et si ou leur donne partout une teinte unique, comme le font souvent les dessinateurs, et comme on peut fort bien le faire sans commettre de faute, alors l’ombre portée c'e produite par c'f n’aura pas d’influence sur l’ombre totale bc, et cet endroit ne devra pas, par conséquent , recevoir une teinte trop foncée.

§ 428. — Lorsqu’un corps K se trouve être éclairé suivant trois directions, figurées par /, /' cl f (fig. 136), alors les ombres portées qui en résulteront se recouvriront en partie et produiront parla l’ombre centrale*, la demi-teinte y, y et le quart de teinte s, s’ et

S’il existait encore un plus grand nombre de lumières qui éclair» n' à la fois le corps . il en résulterait aussi une multiplication des différentes ombres pour la détermination desquelles on n’est pas tenu de suivre une progression pour leur donner les noms d'ombre huitième, seizième, etc. On donne de pré-

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