‹ Traité du dessin géométrique, ou exposition complète de l'art du dessin linéaire, de la construction des ombres et du lavis... texteChapitre 123 sur 136 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

la sorte que le rayon lumineux mené par A' suit tangent à la circonférence du cercle , alors l'ombre portée sur le plan vertical ne sera produit que par l'arête A' A' (fi y. 137), et la limite de celle-ci apparailra sous forme d'une ligne droite qui se trouvera dans lu direction de II -, bien entendu, que la projection des rayons lumineux sur le plan vertical a conservé la direction indiquée par /. Si la direction , au contraire est différente , alors la limite d'ombre formera aussi un autre angle avec !)(' et atteindra eu tous cas la limite de l’ombre propre sur la surface cylindrique.

D'autre part, si le plateau carré n'a pas une saillie égale, et si les rayons lumineux forment sur le plan bori/.ontal et sur le plan vertical différents angles avec la ligue de terre op, ou bien si la base du plateau est polygonale, régulière ou irrégulière; alors on emploira pour arriver le plus promptement au but, le procédé généralement utilisé; et que nous avons indiqué dans le § 13,'J ; ou admetra sur l’arête du plateau qui projette l'ombre autant de points qu’on le jugera nécessaire pour la détermination rigoureuse des limites d'ombre , et on cherchera leurs points d'ombre de la même manière que l'on a trouvé dans la lig. 137, le point d'ombre r de K

§ 438. — Hulin si le plan vertical mnop ifiy. 137) avait une position inclinée vers le plan de projection verticale, et que les corps .qui se trouvent appliqués contre lui, conservent. par rapport à lui, leur position; alors ou projettera d’abord du plan horizontal sur le plan vertical, comme cela a eu lieu pour la Bg. 1 20 . et on construira ensuite les ombres en suivant la voie indiquée , après toutefois s’ètre préalablement assuré de la direction des rayons lumineux. Il est évident, qu'iei on doit surtout faire attention aux points essentiels, faire le transport de leur projection d’une tigure dans l'autre, mener sur le plan horizontal les projections des plans lumineux, et couper les lignes dans lesquelles les plans hunineux touchent sur le plan de projection verticale la surface sur laquelle l'ombre doit être projetée, par des lignes que l'on mène des points correspondants et parallèlement à la projection du rayon lumineux.

§ 439. — Lorqu'ou sera parvenu à trouver toutes les ombres,

on pourra d'après les indications des §§ 208 et suivants, facilement indiquer avec un crayon, à la surface du cylindre. le lieu de lu lumière la plus vive, selon qu’on veut en tenir compte ou non , ou appliquera sur les ombres une encre d’une teinte pas trop pâle (§ 401) , après quoi on terminera le lavis à l'encre de Chine, en observant les règles indiquées dans les chapitres précédents, ainsi qu’on |>eut le voir, par exemple, dans la fig. 137, II.

Mais comme ces principes reçoivent ici , [jour lu première fois, une application pratique, il ne sera pas hors de propos d’entrer à ce sujet dans quelques détails i On débutera par le cylindre , et on le lavera d’après § 402, sans tenir d’abord compte de l’ombre portée, maison supposera la limite w Dde l’ombre prolongée jusque vers CD. On appliquera le long de cette ligne entière, c’est-à-dire de w à la ligne D C de l’encre de chine d'une teinte claire, de telle sorte que celte ligne se trouve au milieu de la teinte que l’on vient de passer et que 1 on fond également des deux côtés à l'aide d’un pinceau humide. Quand tout est sec on renouvelle celte opération et on continue delà sorte jusqu'à ce que l’ombre du cylindre ait atteint le degré d’obscurité convenable, et (pie la portion de la surface (pii se trouve dans la lumière passe doucement de l’ombre la plus obscure, dans la lumière la plus éclatante. On agit de même pour le lavis, des autres côtés lumineux de la surface cylindrique, le long de EH (»300). dans lequel cas on fait de nouveau abstraction de l’ombre portée, et on applique; en même temps toute la teinte à la fois. A près quoi on applique l’ombre portée à la surface cylindrique', avec une encre rendue un peu plus foncée, de telle sorte que la partie la plus sombre se trouvera sur le lieu le plus éclairé du cylindre (§ 292 et 4t>9. on fondra celle-ci des deux côtés jusqu'à ce qu'elle se confonde insensiblement avec la teinte de l’ombre propre, et on continuera ce travail jusqu'à ce que la surface cylindrique entière ait obtenu tant dans la partie lumineuse que dans l'ombre propre et I ombre portée, 1 harmonie et la rondeur convenable. Les quelques taches qui pourraient être survenues durant le travail sont enlevées à la fin d'après les indications du § 33.

Pour l'application des teintessur les surfaces.\DCD,lKPQ

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