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image soit la reproduction fidèle de ec que l'œil aperçoit ; que la conformité entre ce corj» et son image soit aussi grande que possible ; enfin, qu’on ne puisse admettre comme bien, qu'un dessin qui remplisse avec la plus grande perfection possible ces conditions. Cependant le grand usage du dessin' et l(*s grands services qu'il rend dans la vie , font que l'on peut être moins exigeant sous ce dernier rapport, cl que l'on doit s’attacher de préférence à donner à l'ensemble du dessin une disposition telle que l’on puisse reconnaître d’une manière facile et claire les dimensionscxactes et les vrais rapports des diverses parties de l'objet il figurer. Ce double but ne [veut être atteint par un dessin unique, comme la suite va nous le prouver.
§ 53. — L'étude entière du dessin peut donc se diviser en deux parties principales.
t " La première, dile jterspeclive, par laquelle on se propose, en figurant un objet, d'atteindre sa ressemblance la plus parfaite , la plus réelle , telle enfin qu'en l’examinant, on |»uisse , comme nous l’avons dit plus liant , le reconnaître comme conibrine à la réalité.
2 ■ La seconde , dite dessin géométrique , par laquelle on se propose d'une manière toute spéciale, en figurant un objet, de connaître les dimensions et les rapports exacts des différentes parties entre elles et le tout.
§ 34. — Lorsqu'il s'agit d’exécuter un dessin d’après l’une ou l'autre de ces méthodes , il devient indispensable de déterminer avant toute chose le point où est si I ué l'observateur, c'est-à-dire la distance et la situation du lieu dans lequel l'observateur doit se trouver vis-à-vis l’objet qu’on vent figurer, pour que la forme , la grandeur et la position do rot objet lui apparaissent telles qu’elles seront représentées dans l'image que l'on va en faire. Les lignes droites que par la pensée on peut se représenter être menées de l’objet au point oii se trouve l'observateur , se nomment lignes nu rayons visuels. Il est évident que l'on ne peut réellement voir un objet qn'autant qu’on peut tirer de celui-ci à l'œil de semblables lignes droites, qu'aucun obstacle ne vient interrompre dans leur trajet. Ces ligues ou rayons visuels ont , quant à leur nature et leurs effets , une grande analogie avec les rayons lumineux (§ 258), desquels