‹ Traité du dessin géométrique, ou exposition complète de l'art du dessin linéaire, de la construction des ombres et du lavis... texteChapitre 4 sur 136 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

DE l'emploi DES INSTRUMENTS ET OBJETS NECESSAIRES POl'R LE DESSIN, ET DES CONNAISSANCES PRÉLIMINAIRES

Da Irwé Am llgart 4r«llr« H nHrbM, de* prrfnJInllIrM fl drv pcrallélfu.

§ I". — Le Point d’après la définition admise en mathcmatiques est envisagé comme n'avant point d'étendue, et quoiqu'il soit impossible, même avec les instruments les plus délicats» de produire un pareil point mathématique, il faut néan^ moins que sa représentation se rapproche le plus possible de la définition précédente et qu’il soit fait aussi petit et aussi fin que possible. On évitera de faire dans un dessin des points trop grands, si au lieu de fixer le compas dans une position perpendiculaire au papier, on lui donne une certaine inclinaison, telle que sa tête se dirige légèrement vers la droite du dessinateur, pour que les points produits soient plutôt de* empreintes faites sur le papier que des piqûres; il faut enfin prendre d'autant plus de précautions dans le maniement du compas que par des points trop grands, un dessin perd non seulement de sa précision mais encore de sa beauté.

-nurri Dt; dusin sioainiigri. S

DESSIN GÊOMÉTRIQI'E.

§ 2. — Si le point se meut dans une direction quelconque, il décrit une ligtic.

Par conséquent, la ligne mathématique n’a que la longueur, et c’est pour cela que sa représentation doit être , conformément à cette définition, aussi fine que possible et présenter partout la môme largeur , puisque le point qui la décrit n’a pas variéde grandeur dansson parcours. Mais eu général un dessin gagne beaucoup sous le rapport de la beauté et de la clarté, lorsque la largeur des lignes se règle d’une certaine manière d’après l’échelle qui a servi à l’exécution du dessin, c’est -à- . dire lorsque ces lignes ont avec le dessin un rapport tel, que quand l’échelle augmente ces lignes sont plus fortes, et quand l'échelle diminue elles deviennent plus petites.

C’est surtout à l’aide des lignes que l’on peut reproduire les formes des objets qu’il s'agit de figurer.

§ :t. — Si le point conserve dans son trajet la direction qu’il a prise en commençant , sans en dévier en aucun sens, il décrit alors une ligne droite; on se sert pour tracer ces lignes droites avec l'encre de Chine, d’un instrument appelé tireligne. Mais pour que le trait (pie cet instrument doit produire soit beau et pur, il est nécessaire de tenir celui-ci dans une position telle qu’il forme avec la surface du papier un angle à peu près droit, cl de le conduire doucement avec une pression toujours égale sans quitter le rebord de la règle. Avec cela, il faut que l'encre ne soit pas trop épaisse , soit fraîchement broyée et surtout de bonne qualité. Le tracé de belles lignes droites n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire de prime abord , et il exige déjà un certain degré d'habitude et de pratique , d’autant plus que la beauté et la précision d’un dessin dépendent beaucoup du tracé.

§ i . — Lorsqu’un point se meut dans un plan autour d’un point fixe , de telle sorte que la ligne qu’il décrit soit constamment à la même distance du point qui est immobile , la ligne qu'il décrit est appelée circonférence de cercle.

Pour décrire une circonférence , il faut saisir légèrement la tète du compas , le maintenir autant que possible dans une position verticale, de telle sorte que ni la branche qui occupe le centre, et encore moins celle qui trace la ligne, ne forment

Page 1