PREMIÈRE PARTIE
un angle trop aigu avec la surface du papier ; alin donc d’éviter cet inconvénient , on dispose la branche articulée de telle manière que sa pointe vienne poser autant que possible perpendiculairement à cette surface. II faut aussi agir avec précaution , lorsqu'il s’agit de tracer plusieurs circonférences concentrique.
Pour éviter deproduire un trou trop profond au point qui doit servir de centre, on emploi souvent avec avantage un petit morceau de corne ou de papier carton qu’on fixe légèrement en ce point avec un peu de colle à bouche, et qu’on peut ensuite ■ facilement enlever lorsque le travail est achevé , sans qu’il
Le tracé de ces lignes est en général plus facile que celui laisse de traces.
des droites pour les commençants , et ils y réussissent mieux , car le tracé de ces dernières réclame une main ferme et exercée pour que leur direction soit toujours la même, direction qui est déterminée par deux ou plusieurs points et par la règle qui doit constamment être maintenue ferme et immobile.
Dans le tracé du cercle , au contraire , cette direction s’obtient d’elle-méme par l’écartement des branches du compas , et ne se modifie pas durant tout le temps que s’opère la tracé, pourvu qu’on imprime à la tète du compas un mouvement convenable, et qu'il soit conduit avec précision et d'une main sûre. ‘
§ 5. — Outre les circonférences, on rencontre encore dans le dessin, une infinité d'autres lignes courbes offrant des formes et des courbures très-variées qui naturellement ne peuvent être dessinées ni à l’aide du compas, ni celui de la règle, et pour le tracé desquelles il est nécessaire de posséder une certaine adresse manuelle. Le tracé correct de ces lignes n’est? pxs chose à négliger, parce qu'il n’arrive que trop souvent de' voir un dessin, d’ailleurs bien fait, atténué par le peu d’habitude du dessinateur à exécuter les lignes courbes , bien que toutes les autres soient belles et exactes.
Pour le tracé des lignes courbes à l’encre de Chine, on sq sert de plumes d’argent et d’acier , eu à leur defaut de plumes ordinaires très-dures, mais qui doivent avoir, comme (tour lé dessin de plans , une pointe fine avec une fente longue à proportion. Les plumes de corbeau conviennent le mieux à ce tra-
vail , cependant on peut aussi se servir des plumes à écrire ordinaires.
On trace d'abord avec exactitude les lignes courbes à l’aide d’un crayon, puis on les passe à l’encre en veillant à ce qu'elles aient partout la même largeur, qu’elles cheminent dans la direction voulue, sans solution de continuité, ni inégalité dans le trait, et enfin , lorsqu’il s’agit de courbes parallèles, qu’elles soient , dans tous leurs points , également distantes.
On se servira souvent avec beaucoup d'avantage, pour le • tracé des lignes courbes , du lire-ligne et de la règle courbe (dite pùilolel). Dans l’emploi de cette règle, on doit surtout veiller à ce que l’arête corresponde parfaitement avec la ligne courbe tracée d’abord au crayon , et pour remplir ce but , on devra choisir, selon la courbure de la ligne, tantôt une partie, tantôt une autre, attendu que cette règle présente des courbures de diamètres très-variés , et des parties convexes aussi bien que des parties concaves.
§ 6. — Lorsqu’il s’agit de dessiner avec le plus d'exactitude possible une ligne offrant une courbure déterminée, le tracé à main libre ne suffit plus. Dans ce cas, il est bien préférable d’avoir recours au compas pour fixer la position d’un certain nombre de points principaux , à l’aide desquels la forme de la ligne que l’on veut figurer se trouve suffisamment arrêtée, puis de réunir à la main libre tous ces points ainsi trouves. Veuton , par exemple, copier une ligne courbe A O H , et ignoret-on si la courbure de cette ligne est irrégulière ou formée d’une suite d’arcs de cercles, ou, dans ce dernier cas , ne connalt-on pas le lieu de leurs centres , on procède ainsi qu’il suit : on trace d’abord une ligne droite X, Y. dans une position quelconque près de A O H. On marque sur cette ligne, à des distances convenables , les points A, B, C, D, E, F, et G , et on élève en ces points des perpendiculaires à X Y , puis on mène une seconde droite x y , on prend sur celle-ci les distances ab = AB; ac = AC; ad = AD; aux points a , b , c, d , e, etc. , on élève aussi des perpendiculaires kx y , et l’on prend sur celles-ci ah = AH, bi — BI, ck = CK , d l = DL , e m = KM, fn = F N, go = GO, bp = BP, cq =
CQ, dr = DR , es = ES, fl = FT.