CHAPITRE VI
■« (raté dm crfcelle», de Irwr rmplul, et de la Manière de dmataer d'aprèü pluikun échelles.
§ 209. — Le mètre étant pris pour mesure d'unité, se divise en décimètres, centimètres, millimètres qui sont les dixièmes, centièmes, millièmes parties du mètre. Il ne sera question par suite, pourla construction des échelles, que de cette unité de mesure.
L'instrument sur lequel est tracée une certaine mesure de longueur avec ses subdivisions, qui servent à faire connaître les différentes longueurs des lignes que l'on mesure, se nomme une échelle. Elle sert aussi bien à rapporter sur un dessin des longueurs déterminées, qu’à évaluer celles d’un dessin exécuté.
§ 210. — Comme on dessine le plus souvent les objets sous des dimensions plus petites qu'ils ne sont réellement, tout en conservant dans l’ensemble les proportions et les formes des diverses parties, il s'ensuit que l’échelle devra subir la même réduction : cela s'appelle rétluire l’ échelle. Si l’objet à figurer était projeté sur un plan dans sa véritable grandeur, sa réduction à une échelle moindre conservera la même forme et sera en tout semblable a l'objet lui-même, c’est-à-dire que les lignes suivront la même direction que les projections de la véritable grandeur, et quantàla surface, elles seront dans le rapport du carré de ces échelles.
Au cas où il s’agirait de tenir compte de combien l’échelle réduite est plus petite par rapport à la grandeur réelle, il sera
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nécessaire de bien déterminer cette éctielle dans le but qu’on se propose, car elle servira de mesure à tout le dessin. Dans ce cas, il faut surtout taire attention que l’échelle soit dans un rapport convenable avec le dessin , c'est-à-dire qu’elle ne soit pas trop grande, cas oii le dessin prendrait trop de développement ; ni trop petite, ce qui empêcherait de représenter avec netteté et exactitude les diverses parties du dessin.
§211. — D’après cela, on ne peut donner d'une manière générale une règle à suivre pour cette réduction. Elle doit être laissée au choix du dessinateur, attendu que sa grandeur dépend essentiellement du développement de l'objet à figurer cl en même temps de la grandeur du papier. Il est, en effet, facile de voir que la grandeur de l'échelle est dans un rapport direct avec celle du papier, tandis qu'elle est dans un rapport indirect avec celle de l’objet à dessiner , parce que l’échelle doit être d'autant plus courte que l'objet à représenter a des dimensions pins grandes et réciproquement ; il ne s'agirait donc : que de relever la plus grande dimension de cet objet, de tracer sur le papier sur lequel le dessin doit être fait , une ligne droite qui servira en même temps de base, et partager celle-ci en autant de parties égales qu’il s’en trouve dans l'objet que Ton mesure, des mètres, par exemple. L’une de ces parties représenterait alors la grandeur d’un mètre de l'échelle réduite. Par ce moyen , on obtiendrait , il est vrai , pour chaque objet , la réduction la plus convenable ; toutefois , il est encore nécessaire de faire attention au choix de l’échelle par rapport aux autres dessins qu'on a encore à représenter sur la feuille , car si ceux-ci devenaient trop grands, il faudrait réduire leur échelle pour rester dans les limites du papier. Aussi , quand on aura représenté les plans et élévations d’un bâtiment tout entier, on se servira d’une échelle plus petite que celle que l'on emploiera pour les détails , de même que pour les machines, engrenages et autres objets de ce genre.
§ 212. — Pour les cas indiques en dernier lieu, il suffit en général de donner au mètre de l’échelle réduite la longueur de 10 à ta centimètres. Ainsi, si l’échelle est à 10 centimètres pour mètre, les dimensions du dessin qui auront 10 centimètres représenteront 1 mètre. Malgré celte réduction de l’échelle,