DEUXIEME PARTIE
due de la feuille de papier et de la planche nécessaire, et à un procédé plus simple, sans tracer une seconde projection horizontale.
Secondement, |>ar une représentation de ce genre, on perdrait une partie, un des buts essentiels du dessin géométrique; car, dans celte représentation, les hauteurs seules ne sont pas altérées, mais les dimensions en longueur et largeur sont plus ou moins raccourcies, et de cette façon, le dessin ne donnera ni les distances véritables dans ces deux sens, ni les vrais rappris des parties avec l'ensemble et entre elles, ce qu'il est très essentiel de voir dans des dessins techniques.
Troisièmement, une représentation de ce genre n’est vraiment exécutable que pour des objets d'une très petite étendue; les diflicultés pour l'exécution seront poussées jusqu'à l'impossibilité lorsqu'il s'agira défaire un dessin qui occupe un espace assez considérable; caries dessins auxiliaires qui doivent trouver place sur la même feuille que le dessin lui-même, ainsi que le tracé des longues lignes horizontales et verticales exigées, mettent des obstacles presque insurmontables dans l’exécution du dessin.
Un exemple justifiera de la manière la plusévidenlecelteassertion : ou veut représenter, à l'aide «l’un dessin géométrique, la projection verticale d’une machineà vapeur, de telle sorte qu’aucune face principale de cette machine soit parallèle avec la surfacedu plan, et que par suitede cette inclinaison de l'objet à ligurer, on obtienne à la fois deux projections dans un seul et même dessin, il faudrait donc suivre la longue chaîne de procédés indiqués plus haut pour obtenir la vue de la machine à vapeur dans l'inclinaison qui s’accorde avec la direction représentée lig. 23, en P. Si on réfléchit maintenant, qu'en tout il faut dessiner deux plans verticaux et deux plans horizontaux, dont l’un des derniers doit être incliné sous un certain angle vers la ligne de terre; qu'on a à dessiner ces quatre vues sur une seule feuille, et que chacune prend déjà pour elle-même un espace considérable, vu que l'échelle à employer ne doit pas être trop petite pour que la représentation soit bien nette; alors on verra suffisamment que, lors même qu'on voudrait objecter la difficulté sur l'exactitude, le dessin deviendrait pratiquement inexécutable, à cause de la trop grande êtes-
cause de la longueur des lignes verticales ou horizontales qu'il faudrait tirer pour la représentation de la fig. 23 P, de la lig. M, et fig. O. Il est impossible de dessiner sué une planche d'une étendue aussi grande, la position du corps serait trop fatigante malgré les dispositions qu’on prendrait jiour faciliter le travail.
En tenant donc compte de ces difficultés, on donnera la préférence au dessin obtenu sur des plans parallèles à leurs faces et on s'efforcera d’obtenir, en les réunissant |»ar la pensée, une représentation la plus exacte possible du corps , quelque compliqué qu’il soit. Avec ces dessins, on renoncera aux avantages d'une seule projection d'ensemble et on en sera dédommagé par les mesures et les rapports exacts des parties entre elles que l’on peut obtenir d’une manière très simple d’après ces dessins.
§ 222. — Par conséquent, il s'agira d'indiquer un procédé à l'aide duquel on ob\ ie à ces inconvénients, c'est-à-dire qu’on soit mis à même de projeter immédiatement sur une surface les objets qui ont une position inclinée vers celle-ci, sans être obligé d’avoir recours aux dessins auxiliaires en question, et qu’eu second lieu, on puisse aussi trouver, à l’aide du compas et de l'échelle, les dimensions des lignes qui sont vues en raccourci dans la figure , comme cela a lieu pour celles qui sont vues dans leur projection parallèle.
Si l'on réfléchit maintenant que pour les dessins dans lesquels les objets ne sont pas représentés dans une position parallèle à leur plan de projection (lorsque, par exemple, dans la représentation du plan vertical, le plan horizontal n'a pas une position parallèle à la ligne de terre, mais au contraire, forme avec celle-ci un angle aigu , les distances sont, dans le sens de la hauteur, dans une grandeur réelle ; celles dans le sens de la largeur, au contraire, raccourcies (voyez § 95, fig. 21 ), et que ce raccourcissement dépend de l'angle d'inclinaison vers la ligne de terre, il faudra alors trouver, outre l’échelle qui sert au transport des mesures de hauteur, une mire échelle qui soit dans un rapport déterminé avec ect angle d’inclinaison et qui convienne pour le transport des mesures dons le sens de lu longueur et de la largeur. Le mode d’agir consiste abus en ce qu’on exécute les dessins de ce genre non d’après une seule échelle, mais d’a-