CHAPITRE Mil
De In copie de» dr»» In».
§ 24C. — Certes, le mode le plus facile pour obtenir sur le papier la ligure d’un corps, c'est d’en faire la copie d'après un dessin . Il ne s'agit pour cela quede prendre avec le compas leslignes et les angles du modèle, puis les reporter; on peut, du reste, s’en rapporter complètement à ce modèle, s'il est bien fait et s’il est exact, sans s'inquiéter des mesures réelles et des rapports des différentes parties entre elles, ni des projections des lignes et des angles, ni des teintes ou de l'application des couleurs, puisque, comme on vient de le dire, il ne s’agit que d'imiter l'original.
DF.l'XlEME PARTIE.
§217. — Pour faire promptement et avec exactitude ce travail , il sera avantageux de pouvoir tracer sur le modèle, mais très superficiellement et avec le crayon, une espèce de réseau de lignes (§ 24 ), c'est-à-dire quelques lignes auxiliaires menées dans une direction verticale et horizontale, en observant qu'elles coupent l’objet que l’on veut représenter en certains points essentielsdudessin. Après quoi on établit sur le papier, sur lequel on veut copier ce dessin, ce même réseau, et par-là on obtient des points fixes -à l'aide desquels il est facile de déterminer les autres points du dessin. 11 est difficile d’indiquer des règles générales |>our le 'tracé de ces lignes auxiliaires, comme aussi d’indiquer le lieu dans lequel elles doivent être tracées, attendu qu’elles s’établissent uniquement d'après le corps à dessiner, et que c'est ainsi au dessinateur à juger ce qu’il y a à faire sous ce rapport. Pour des corps symétrique* (§ 10), on trace en général une ligne passant par le milieu du dessin; pour des corps, au contraire, qui n’apparaissent (tas sous forme symétrique , on traçc un grand nombre de lignes auxiliaires dans les lieux où beaucoup de ligues du dessin s'entrecroisent, et là oii se trouvent encore dans le dessin d'autres points essentiels.
Il est vrai que ces lignes auxiliaires, quoique très légèrement tracées au crayon, sont sous un certaiu rapport nuisibles au modèle ; cependant , elles ne l'endommagent pas si on a soin de ne se servir que de bons crayons, si les lignes tracées avec celui-ci peuvent facilement être effacées , si on a soin de les tracer légèrement et très fines , et de ne pas faire avec le compas des trous lorsqu'on les mesure, enfin si on a soin de les effacer légèrement, à l’aide de la gomme élastique, ou mieux avec la mie de [«in blanc, après le travail fini. S’il était défendu, ou que d’autres circonstances ne permissent pas d'avoir recours à ces lignes auxilaires, on terminera alors sans elles, mais le travail sera plus long.
§ 248. — Pour obtenir en jieu de temps la copie d’un dessin, on se sert parfois avec avantage de l’aiguille à piquer. Pour cela, on étend le modèle sur la feuille de papier sur laquelle on veut reproduire le dessin, on l’y fixe à l’aide d’aiguille ou d’un autre moyen ; après quoi , à l’aide de cette aiguille, on pique chaque point essentiel du modèle , de telle
sorte qu'il le traverse et vienne marquer exactement la feuille de papier située au-dessous. Après cela, on relie ces points obtenus par des lignes droites ou courbes tracées au crayon, en suivant les contours du modèle , et l’on terminera facilement le reste du dessin après en avoir ainsi tracé sur le papier toute la carcasse.
Il est , pour ainsi dire, inutile de dire que ce moyen de copier les dessins n'est applicable que là où l’on ne tient plus à la conservation du modèle, puisqu’il se trouve endommagé et défiguré par les perforations qu’on a été obligé d’y faire.
Remarque. — Dans un dessin exécuté par une main bien exercée, il est impossible de reconnaître les figures qu’on a été ob|igé d’y faire, même en plaçant ce dessin contre le jour.
§ 249. — On peut aussi copier ce dessin en le plaçant sur une vitre et contre le jour, ou en se servant d’un papier huilé.
Dans le premier cas, on fixe son papier sur le modèle à l'aide d’épingles ou de ci die à bouche, on les place alors contre une vitre en ayant soin que la feuille de papier blancreste du côté du dessinateur, et on suit à l’aide du crayon les lignes que l’on remarque sur le modèle. Mais comme il est très fatigant de maintenir longtemps ce dessin avec la main gauche, et que les châssis de la fenêtre mettent beaucoup d'obstacle à la confection exacte et commode de tout le dessin , on a recours, pour ce genre de copie à la transparence, de la machine dite à copier, qui est composée d'une vitre fixée dans un châssis en bois et qui est lui-même placé sur un tréteau fort simple , ayant la forme d'un pupitre de musique. Lorsqu’on veut s’en Servir, on sort la vitre de sa rainure , on pose sur la vitre le dessin à copier, et sur celui-ci une feuille de papier fort propre, après quoi on replace de nouveau la vitre avec les deux feuilles de papier ainsi superposée dans le pupitre, de telle sorte que la vitre soit située du côté de la lumière, et la feuille de papier en face du dessinateur. On arrive par ce moyen si simple de transparence, à reproduire sur le papier le dessin que l’on veut copier.
On pourrait encore perfectionner celte machine, si on fixait à la planchette existant dans cette machine un miroir que