‹ Traité du dessin géométrique, ou exposition complète de l'art du dessin linéaire, de la construction des ombres et du lavis... texteChapitre 72 sur 136 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

l’on placerait derrière le pupitre pendant qu’on opère , afin que les rayons lumineux se multiplient sur le côté du verre opposé à celui qui fait face au dessinateur, mais pour cela il sera nécessaire de donner à ce miroir une certaine inclinaison.

Lorsqu’il s’agit de copier des dessins plus grands, on se sert encore d’une autre machine dite à copier, mais n'ayant point de vitre, et dans laquelle le modèle aussi bien que la feuille de papier, au lieu d'ètre tendus dans un cadre, se trouvent appliqués sur deux rouleaux qui, tournés en sens contraire, tendent fortement les feuilles de papier.

§ 250. — Lorsque pour copier un dessin on se sert de papier huilé, on place celui-ci sur le modèle, et on suit soit avec un crayon ou môme à l’encre de Chine, les lignes que l'on aperçoit, et l'on obtient ainsi, sans plus de difliculté, la copie du dessin sur ce papier huilé.

On peut ensuite transporter ce dessin du papier huilé sur une feuille de papier bien propre, en piquant tous les points du dessin avec l'aiguille, ou bien on applique une couche de fusin sur le côté opposé du dessin de la feuille huilée, ou encore on repasse de ce côté toutes les lignes avec un crayon fort tendre, puis on applique cette feuille de papier huilé, en observant que le côtéchargédu fusin soit appliqué surla surface de l'autre papier. Après quoi, avec un petit bout de bois pointu , on repasse sur les lignes du papier huilé en appuyant légèrement, afin que par là ces lignes soient reproduites sur la feuille de papier, en y laissant une empreinte du fusin ou du crayon ; enfin , on repasse au crayon ou à l’encre les mêmes lignes, et l'on obtient ainsi la copie exacte du dessin. A la rigueur, il n'est pas nécessaire de faire usage de papier huilé pour produire un semblable calque; tout papier noirci par derrière avec du fusin ou avec du crayon peut remplir ce but.

§251. — Lorsqu’il s’agit de copier un dessin, de telle sorte que cette copie soit ou plus petite ou plus grande que le modèle, on commencera par se tracer une échelle particulière, dont la réduction est ou plus petite ou plus grande que celle de l'original même ; on prendra ensuite avec le compas les mesures du modèle, on les portera suri' échelle qui lui appartient,

puis on prendra ces mêmes mesures sur les échelles augmentées ou réduites de la copie, et enfin on reportera les lignes ainsi trouvés sur la copie.

Par là on obtiendra les mesures des parties séparées de tout le dessin, à la vérité plus petites ou plus grandes que celles de l'original, mais elles seront dans des rapports exacts avec le tout et entre elles.

Si la réduction de l’échelle doit être faite dans un rapport donné, et que la copie soit, par exemple, par rapporta la surface, deux fois, etc., plus grande ou pluspctilcque le modèle, les mathématiques fourniront alors les indications d’après lesquelles cette réduction doit se faire, et montreront comment on peut trouver la grandeur de chaque mètre, etc., de l'échelle nécessaire.

§ 252. — Problème. — On doit faire un dessin deux fois, trois foi», etc., plus grand que le modèle, lig. 76.

Solution. — On mène deux lignes AB et BC à angle droit, on prend avec le compas une unité de mesure de l'échelle du modèle, qui sera égale à a ; on fera B D = B E = a, et l’on mènera DE; cette ligne donnera la longueur de chaque unité de l’échelle par laquelle la copie sera deux fois plus grande que le modèle. Si l’on porte la ligne trouvée DE, de B vers F, c’est-à-dire si l’on fait BF =DE, et si on mène la ligne EF, on obtiendra par là la longueur d’une unité de mesure qui appartiendra à une échelle du dessin que l'on veut fairetrois fois aussi grand que le modèle. Si, d'autre part, on fait BG = EF, et que l’on mène EG, cette ligne sera alors la longueur de l’unité de mesure d'une échelle qui agrandira de quatre fois le modèle. Si l’on continue ce travail et si l'on fait Bll =EG, alors EH sera la longueur d'une unité de mesure d’une échelle par laquelle on obtient une copie cinq fois plus grande que le modèle. Et ainsi on trouvera l'échelle pour un agrandissement six fois, sept fois, etc., plus grand.

§ 255. Problème . — Copier un dessin de manière à le rendre J, etc., fois plus petit que l'original, tig. 77.

Solution. — 11 s’agit aussi de trouver ici la longueur de chaque unité de mesure d'une échelle à l'aide de la quelle on puisse résoudre ce problème. Dans ce but, on mènera une ligne

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