‹ Traité du dessin géométrique, ou exposition complète de l'art du dessin linéaire, de la construction des ombres et du lavis... texteChapitre 75 sur 136 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

dans un point quelconque do son trajet, par la présence d’un corps opaque, il si' formera à la partie postérieure de ce cor)», c'est-à-dire au célé opposé à celui qui est frappe par lu lumière. une certaine obscurité dans l’espace , c'est ce que l'on nomme une ambre. Cette ombre se distingue de l’obscurité de laquelle il a été fait mention au § 2ü6 , en ce qu'elle peut être envisagée comme étant une absence partielle de lumière ou une obscurité circonscrite par la lumière. Il résulte de là que l’idée que l'on doit se Taire de l'ombre dépendra de celle qu’on a de la lumière ; en cllèt, s'il existe eu un point de la lumière , il ne s'en suit pas que nécessairement il y ait aussi de l'ombre, mais la présence de l'ombre présuppose toujours un effet de la lumière.

C’est par la lumière et 1 ombre que dans la nature l’œil peut reconnaître lu forme des corps, distinguer l'une de l'autre celles des surfaces de ces corps qui sont planes, courbes ou brisées , comme aussi les élévations ou enfoncement qui s'y trouvent. Si donc dans un dessin on veut, dans le but de figurer un corps le plus exactement possible, produire les effets de la lumière, ceux-ci devront alors être conformes à ce qui s'observe dans la nature même; par suite ou devra étudier les loisd'après lesquelles ils sont produits. Or. comme il sera facile de déterminer sur un dessin ces effets de la lumière, lorsqu'on connaît les ombres; il s'ensuivra qu'il est très important de savoir bien déterminer les ombres , et que cette étude doit être envisagée comme une des parties les plus essentielles du dessin en général.

§ 262. — Si maintenant l'on admet que le corps o/mque situe dans l'espace , dont il a été question dans le paragraphe précédent, soit la sphère AMBL ( fitj. 79) se trouve éclairé par des rayons lumineux parallèles marqués par K. et que d’autre part EFG 11 soit un pian dessiné en perspective cavalière ; on pourra alors se représenter, que si un de ces layons lumineux, par exemple KC, courant autour de la sphère parallèlement à lui-même pour revenir à son point de départ , il décrira une surface cylindrique qui enveloppera la sphère , et sur laquelle doivent se trouver tous les rayons luuiiucux

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