TROISIÈME PARTIE
teintes plus sombres que les deux surfaces ninxt et opqr, parce que ces dernières seront plus rapprochées de l’œil que la première.
Gomme , d'ailleurs , dans les fig. Si et 85 toutes les surfaces sont parallèles avec la surface du tableau et reçoivent la même quantité de lumière, elles recev ront alors une même teinte plate, comme cela a toujours lieu. Car il n’y a pas de raison pour que la teinte qu’on applique soit plus foncée sur un point que sur un autre, puisque les rayons lumineux qui les frappent le font sous des angles égaux, et que chaque point de ces surfaces se trouve situé sur un plan parallèle avec la surface du tableau.
Si la surface du milieu se trouve à égale distance des deux surfaces voisines, alors ces deux dernières se trouveront sur un même plan et recevront par suite la même teinte. Si, au contraire, cette distance n’est pas égale, alors le plan le plus éloigné recevra une teinte plus foncée et vice versa.
§ 279. — Si a,b,c,d, fig. 86, sont les projections de surfaces parallèles entre elles, ainsi qu’au plan vertical, et si 1,1,1... indiquent la direction des rayons lumineux qui les éclairent , alors, d’après ce qui vient d’être dit, le plan T) sera comme étant le plus rapproché de l’observateur, le plus éclairé, le plan A, au contraire, sera dans ce casci le moins éclairé; chacun des quatre plans devra recevoir une teinte uniforme, et leurs limites seront marquées sur la projection verticale d’une manière précise et bien déterminée. Si, au contraire, les plans a, b,c,d, etc., sont excessivement petits, ainsi que les distances qui les séparent, on pourra bien encore teinter davantage ceux qui sont les plus éloignés, mais alors les limites respectives ne pourront plus être déterminées d’une manière aussi nette. Si, enfin, ces plans et les distances qui les séparent sont tellement petits qu’on puisse les considérer comme placés sur une même ligne droite ef; alors le plan EF, quoiqu'il soit par sa posi- , lion même et à cause du parallélisme des rayons lumineux complètement éclairé; sera maintenu malgré cela, dans le dessin, plus teinté en EE qu’en FF, et devra être dégradé insensiblement deEE à FF, de telle sorte qu'on puisse bien distinguer la dégradation de la lumière vers FF, mais con-
Ï9D DESSIPS GÉOMÉTRIOIE.
slaJer en aucun point le passage distinct d’une teinte à une antre.
280. — Nous déduirons de ce qui précède la règle sui- «nnte si un plan éclairé est incliné vers le tableau , il ne devra pas recevoir une teinte uniforme, mais, au contraire, être lavé île telle sorte que la portion la plus éloignée de l’observateur soit la plus teintée. Le plus ou le moins d’inclinaison des plans vers le tableau pourra donc, en général, être rendu sur un dessin . à l’aide d’un lavis et par la dégradation des teintes ; toutefois cela ne pourra se faire avec une précision telle qu’on puisse, comme dans le dessin de situation, constater le degré, de l’inclinaison , parce qu’on rencontre par trop de difficultés pour conserver partout la teinte nécessaire pour telle ou telle inclinaison.
En général, on devra se rappeler que plus l’angle » ( fiij . 88) sera petit, moins la teinte de E E se distinguera de celle de F F, et plus cet angle sera grand, plus la différence entre ces deux teintes sera sensible.
§ 2SI . C’est ainsi que la (ig. 73 , A, décrite dans le § 236 , devra être lavée comme on le voit dans la fig. 87 , si elle avait en projeelion horizontale la forme de la fig. D , et si les deux surfaces inclinées étaient encore frappées par les rayons lumineux; il n’y aura que celte différence, c'est que opqr sera maintenu plus clair que ni nst , ainsi que cela résulte de la direction des rayons lumineux. Cette ligure, ainsi que les lig, 84 et 83 , serviront à justifier ce que nous avons dit à la fin du
§ 282. — Tue surface qui n'est pas par clle-inèmc un corps éclairant, peut le devenir si elle est éclairée par une lumière quelconque qu elle réfléchit suivant un degré plus ou moins grand (§ 258). Sous ce rapport, elle pourra èlre considérée non-seulement comme une surface éclairée, mais même, en quelque façon, comme une surface éclairant en tant qu'elle éclaire, plus ou moins sensiblement, d’autres surfaces, et en particulier celles qui ne sont pas direclenient frappées pew les rayons lumineux. La lumière qui est le résultat de crt'e réflexion des rayons lumineux d’une surface éclairée , se nomme lumière de réflexion : et l’on donne le nom de reflet à la