TROISIÈME PARTIE
ifue les rayons lumineux puissent éclairer un objet lorsqu'ils le frappent par derrière, c’est à-dire lorsque le soleil se trouve placé derrière l’objet qu’on veut représenter, parce qu’alors les surfaces situées en face de l’observateur, seraieut situées dans l’ombre; il en résultera nécessairement, que la latitude que l’on avait primitivement pour le choix de la direction du rayon lumineux se trouve singulièrement rétrécie. Ce que l'on aura de mieux à faire ce sera de supposer la lumière du soleil comme arrivant dans une direction de haut en bas et d’avant en arrière, afin que les rayons lumineux forment sur les plans de projection horizontale et verticale un angle ni trop grand ni trop petit.
Il resterait encore à décider si les rayons lumineux, qui ont la direction que l'on vient d’indiquer, doivent se trouver dans des plans perpendiculaires à la surface du tableau, ou bien dans des plans qui se coupent suivant un angle aigu. A ce sujet, nous dirons que l'expérience montre que la clarté d'un dessin y gagnera, et qu’en même temps on obtiendra une imitation plus parfaite de la nature en admettant le second cas, attendu que dans le premier les ombres ne seront projetées que vers le bas, et que la lumière la plus intense se trouvera au milieu. Si les rayons lumineux arrivent, an contraire, de côté, la lumière la plus intense se montrera sur le côté faisant face à la lumière, et l’ombre est portée sur le côté opposé. Par là, les différentes surfaces sc trouveront, en ce qui concerne leur forme et leur position, plus exactement exprimées, se distingueront plus nettement les unes des autres, et deviendront plus compréhensibles, ainsi qu’on peut s’en convaincre en examinant les tig. 84 , 85 , 80 , 94, et 07, surtout si on les compare avec les fig. 95 et 08.
Il est complètement indifférent d’admettre la lumière comme arrivant de gauche à droite ou de droite à gauche , au point de vue de la construction à faire, de l’effet qu’on veut produire et de la clarté du dessin, puisque ni la détermination de l’ombre ni celle de l’ombre portée se trouvent changées par là ; toutefois, il est d'usage, ainsi que cela a déjà été dit en parlant des traits de force d’employer la première de ces directions pour les dessins employés dans les arts, parce qu’ici cette
Si i DESSIN GÉOMÊTIUQI K.
supposition est non-seulement la plus généralement usitée, mais que l’ouvrier a depuis longtemps été accoutumé à voir dans uu dessin l'ombre placée à droite et en bas du corps; qu'il lui parait choquant de ne pas la voir dans ce point, et qu’il peut être exposé par là à porter uu jugement erroné.
Renuirque. — En tout état de cause, il y aurait une exception à faire dans le ras où les objets qui sont ligures sur le tableau avaient vers lui une certaine inclinaison ; mais on pourrait produire une distribution de lumière tout aussi exacte, et même plus belle en adoptant une direction autre, et de préférence celle où les rayons lumineux sont parallèles avec le tableau. Comme d'ailleurs ce cas sera fort rare, et que le plus souvent on se propose, en exécutant un dessin géométrique, de donner aux uhjcls une position parallèle avec le tableau et non inclinée vers lui, il sera alors de règle de ne jamais choisir pour les rayons lumineux une direction parallèle au tableau, ou bien venant le frapper par derrière on par devant, de droite ou de gauche.
§ dis. — On atteindra donc mieux le but que l'on se propose eu donnant aux rayons lumineux qui éclairent un corps une direction de (U'vunt en arriére, de gauche à droite , et en même temps de haut en luis, et quon peut se représenter /iar la diagonale d'un cube qui serait placé perpendiculairement sur le tableau. Par là les objets dessinés sur ce tableau recevront la lumière à la fois d’en haut, de côté et devant, elles projections des rayons lumineux formeront en outre sur le plan de projection horizontale et sur le plan de projection verticale des angles de 45 degrés, avantage auquel il faut ajouter celui noté au § 31 1.
§ 319. — Soit dans la lig. 101 eftjh, la surface d’un plan qui se trouve dans une |>osition verticale, abcdliefg uu cube placé au-devant et dans lequel la diagonale ag marque la direction du rayon lumineux, dont il a été question dans le paragraphe précédent , et avec lequel tous les autres rayons qui viendraient frapper la surface du plan sont parallèles. Si on se représente li g comme étant la ligue de terre, ef g h comme étant la surface du plan de projection verticale, et hgcd comme étant celle du plan de projection horizontale, alors eg sera la