I. — Glyoosurie
Elle comprend trois groupes de faits, qui diffèrent es sentiellement par leurs causes et par leurs suites.
\. Glycosurie consécutive aux empoisonnements.
Il existe une série de poisons qui entraînent invariablement le passage du sucre à travers les reins; ce phénom) 13 est t)at5roii bia ij)aj iDi.n pîriistnt qi'oa ne 1'
admis souvent, pour s'être fié à des réactions incertaines, et avoir cru à la présence du sucre, alors qu'il s'agissait d'autres substances réductrices ayant avec le sucre des analogies plus ou moins lointaines.
a. Curare. — Si l'on injecte du curare aux animaux, en entretenant la respiration artificielle, on voit le sucre apparaître dans l'urine deux ou trois heures après le début des symptômes de paralysie; avec des doses fortes, ce temps se réduit à dix ou vingt minutes. L'urine est abondante, claire, et plus ou moins riche en sucre ; d'autres sécrétions sont aussi augmentées, comme la salive, la sueur, etc. (1). Dans des recherches sur l'homme, notamment celles d'Aug. Voisin et Liouville (2) sur des épileptiques, le sucre avait disparu au bout de vingt-quatre heures (3).
b. Oxyde de carbone. .— La glycosurie manque très rarement dans l'empoisonnement par l'oyde de carbone (4). Sut* seize cas recueillis à ma clinique, et consignés dans le tableau ci-dessous, le sucre a manqué cinq fois (5) ; d'autre part, il y a eu trois fois de l'albumine dans l'urine. Le sucre disparaissait au bout de deux à quatre jours, et pouvait être constaté déjà deux ou trois heures après l'intoxication. Dans un cas d'empoisonnement par le gaz d'éclairage, qui avait frappé quatre personnes, il y avait chez l'une d'elles 1, 5 p. 100, et chez les trois autres aucune trace de sucre.
({) Cl. Bernard, ThysioL expérim.y Paris, 1855, 1. 1, p. 342. — Winigradoff, VircKow^s Archiv, 1852, t. XXIV. — Eod. loc. 1863, t. XXVII, p. 533. — Salkowski, Med. CentralbkUt, 1865, p. 353. — Schiff, Journal de rAnatomie, de Robin, 1866, p. 354.
(2) Voisin et Liouville, Études sur le curare. Paris, 1866.
(3) Dans Tempoisonnement par la strychnine sur des grenouilles, Schiff a trouvé du sucre. Chez un homme qui avait absorbé, sous prétexte d'expérience, de l*upas tieué (contenant environ 0,06 de strychnine), je n*ai pas trouvé de sucre dans 1 urine, quoique les symptômes de l'empoisonnement par la strychnine fussent des plus évidents, et que l'urine contint des quantités considérables de cet alcaloïde.
(4) Basse, Schmidi's Jahrbùchirf t. CV, p. 41. — Friedberg, Vergiftung durch Kohlendunstf Berlin, 1866. — Senff, Ueber Diabètes nach Kohlenoxydathmung, Dissert, inaug., Dorpat, 1869.
(6) La même remarque a déjà été faite par Hoppe-Seyler, Voit et Légal.
GLYCOSURIE.
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