CAUSES PROCHAINES
eu plusieurs fois pour point de départ une actio7i réflexe^ par lésions du trijumeau, à la suite de Textirpation d'un œil (un cas), par maladie du pneumo-gastrique (un cas) (1), par blessure du nerf sciatique (un cas) ; la névralgie sciatique coexistait aussi fréquemment avec le diabète. Le développement du diabète par voie réflexe peut donc provenir de trois nerfs : pneumo-gastrique, trijumeau et sciatique.
c) L'a]()parition du diabèle est très souvent provoquée par des émotions^ de la surexcitation d'esprit, des soucis et des chagrins. C'est ainsi que J'ai soigné un jeune boursier, qui était devenu diabétique après de fortes pertes d'argent. Il prit des opiacés, cessa d'aller à la Bourse, et au bout de trois semaines toute trace de sucre avait disparu dans ses urines. Il resta bien portant pendant plusieurs mois, recommença à fréquenter la Bourse, fît de nouvelles pertes et redevint diabétique. La maladie fut encore améliorée pour une longue période ; une troisième fois le malade eut des revers de fortune, fut repris du diabète, et enfin ne put faire face à ses engagements. Je n'ai pas su ce qu'il était devenu parla suite.
Un homme d'État haut placée devenu diabétique par excès de travail, guérit promplemeut en Italie grâce au repos forcé; il commit l'imprudence de se marier pendant ce voyage ; la maladie reparut et l'emporta en peu d'années.
rf)Les blessures de la tête, quelques-unes avec commotion
(1] Cl. Bernard avait déjà montré que l'irritation du bout central du nerf vague peut produire le diabète {Leçons sur le système nerveux^ t, H, 1858, p. 442), et le môme fait a été établi depuis par Eckhard et £. Kiilz. (Ar6. (i. phys, Labor. in MarburÇy Bonn, 188i, p. 94). Il existe en outre dans la littérature médicale plusieurs exemples de dégénérescence du nerf vague dans le diabète : Ânger a trouvé sur le pneumo-gastrique une concrétion calcaire de la grosseur d'une amande, en môme temps que des tubercules pulmonaires ; Percy a vu le ganglion semi-lunaire, celui du nerf splanchnique et le nerf vague épaissis et de consistance cartilagineuses. — Henrat a observé une tumeur grosse comme une noisette sur le pneumo-gastrique, au point où il croise la base de la langue {Ceniralbl. f. med, Wissensch. 1876, n» 12),
cérébrale, ont élé notées huit fois, par chute de cheval, d'un lieu élevé, du haut d'un gazomètre, etc.
2. A côté des cas de diabète provoqués par des troubles ou des lésions du système nerveux, se placent immédiatement ceux qui succèdent aux maladies infectieuses aiguës. Tels furent trois cas de typhus auxquels succéda tout d'abord de la glycosurie et plus tard du diabète. Dans Tun de ces cas il s'était développé en même temps une atrophie des muscles du bras et de la région dorsale à droite, preuve que le typhus avait porté son influence sur la nutrition des centres nerveux. Deux fois le choléra asiatique servit de précurseur au diabète, une fois la fièvre récurrente et une autre fois ladiphthérie. Assez souvent la scarlatine a joué aussi le même rôle.
3. Parmi les maladies constitutionnelles^ il faut citer l'influence indubitable de la syphilis, de la goutte et de la grayelle arthritique. J'ai observé dix cas dans lesquels la glycosurie s'est montrée en partie pendant les attaques de goutte.
4. Les maladies a frigore peuvent être l'origine du diabète, et dans une série de cas celui-ci est apparu immédiatement après l'action du froid humide, avec catarrhe bronchique consécutif.
Plusieurs fois le diabète se rattachait directement à un catarrhe stomacal, déterminé lui-même par une indigestion ou quelque autre excès.
5. Des maladies du foie ont souvent accompagné le diabète, sans qu'on pût éclaircir leur véritable influence étiologique sur l'excrétion du sucre; il en fut ainsi de l'ictère, soit simple, soit symptomatique d'une obstruction des canaux hépatiques, ou de calculs biliaires, ou principalement d'un cancer du foie.
Trois fois il y avait eu antérieurement au diabète des blessures du foie par traumatisme de la région hépatique.