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Je ferai encore remarquer que, chez deux malades, le

CAUSES PROCHAliNBS. 483

diabète a succédé immédiatement à une affection aiguë du pancréas (voy. plus bas : Formes du diabète).

Outre les causes précédemment énoncées, il en est encore d'autres qui peuvent donner naissance au diabète. Ainsi, je me souviens d'une femme qui fut prise de vertiges et de ptosis de Tœil droit après un coup de soleil^ et dès le lendemain présenta de la polydipsie et de la glycosurie (1).

Il est certain qu'il doit y avoir encore d'autres causes du diabète qui nous sont inconnues, car il n'est que trop fréquent que la recherche des causes demeure infructueuse en médecine.

Il reste acquis néanmoins ce fait important, que le diabète peut résulter de toute cause assez énergique pour troubler le fonctionnement du système nerveux, qu'il s'agisse de lésions organiques du cerveau et du bulbe, ou d'irritations de certains nerfs (pneu mo- gastrique, trijumeau et sciatique), ou enfin d'influences générales retentissant sur la vie intellectuelle ou morale.

Je noterai encore, sans en pouvoir dire la raison, que plus d'une fois j'ai rencontré plusieurs cas de diabète dans la même maison. Ainsi j'ai observé trois diabétiques de familles différentes, parmi les habitants d'une maison de Friedrichsstrasse à Berlin, et trois diabétiques à Hanovre dans des maisons contiguës de la mftme rue. Si des faits semblables se rencontraient plus souvent, on pourrait être mis sur la voie d'influences locales jusqu'ici inconnues.

(i ) Parmi les troubles nerveux relativement peu importants, qu'on trouve unis à la glycosurie, figurent assez souvent les maladies du nerf facial : j*en ai observé dans huit cas des parésies et paralysies, indiquant bien une affection du quatrième ventricule. J'ai vu souvent aussi du ralentissement du pouls jusqu'à 40 pulsations, et une fois le pouls dicrote.

Le diabète affecte des allures très différentes, non seulement dans ses symptômes, mais aussi dans sa marche, sa durée et ses terminaisons, suivant les conditions initiales qui président au développement de la maladie.

Il y a des formes qui ne peuvent rester ignorées ni méconnues, tandis que d'autres restent latentes pendant des années, tant que les accidents ordinaires du diabète font défaut, ou que des désordres d'une autre nature attirent à eux toute Tattention et la détournent des altérations fondamentales des échanges organiques. Il me parait donc indis* pensable, sans revenir sur la glycosurie précédemment décrite, de distinguer plusieurs formes du diabète proprement dit, pour apporter la plus grande clarté possible dans cette étude.

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