SUCRE
DATES
H 2 -fi
OBSERVATIONS
C(*ut. rub.
gp.
28 juin.
L'urine a toujours été d'un rouge
jaunâtre, acide, BouTent avec ud
dépôt abondant d'urates; colo-
l-'juil.
ration rouge par le perchlorure de fer jusqu'au 7 juillet. Tempé-
rature, 38.3 le matin, 39 le soir.
pouls, 100. Prescription : décoc-
tion de racine de polygala senega, 5 p. 200.
Forte hémoptysie. Prescription :
infusion de seigle ergoté. Tem-
pérature, 39,2; le soir après l'hémoptysie, 37.9.
Jusqu'à ce jour il a été pris 36 gr.
de seigle ergoté. Prescription :
extrait d'opium, 0.12, potion
gommeuse 200 gr., pour 24 h.
Plus de coloration rouge par le
perchlorure de fer jusqu'à laGn.
Température, 38.2 le matin, 39.5 le soir; pouls, 120.
^Température, 37.9 le matin. 38.9 le soir; pouls, 108; opium 0.06 et
1 sulfate de quinine trois fois par j.
Tr
[ices.
M' août
Pneumothorax à gauche le l<raoût.
Depuis le 4 août, sucre 100 gr.; eau 100 gr. d'heure en heure.
300 gr. de sucre de canne ingérés
jusqu'au moment de la moi*t.
Urines du dernier jour avant la mort:
750 centimètres cubes, limpides, jaune rougeàtre, acides. Densité i018, pas de sucre. La recherche du sucre est faite d'abord au moyen des appareils de polarisation, et continuée par tous les autres procédés, potasse, réactir de Trommer, etc., toujours avec
un résultat négatif, de sorte que Tabsence de sucre put être considérée comme certaine.
Autopsie le 8 août (PonQck). Pneumothorax du c6té gauche, caverne du volume du poing, à parois déchiquetées, à contenu liquide, d*odeur infecte, et s'ouvrant dans la cavité pleurale par une large fente. Au sommet du poumon droit, quelques foyers caséeux peu étendus. Cœur petit, muscle flasque. Foie très gros et congestionné. Ainsi volumineux et nettement distincts. Rate petite et ridée. Pancréas mou, non atrophié.
Estomac dilaté, muqueuse injectée. Intestins et ganglions mésentériques sans lésions appréciables. Rien non plus dans les ganglions de la cavité abdominale. Reins hypérémiés. Pie-mère injectée avec lacis vasculaires, surtout au niveau du cervelet et de la moelle allongée, parenchyme cérébral humide, ventricules latéraux assez larges, contenant de la sérosité limpide, épendyme mince. Rien de particulier dans le 4' ventricule, sauf par places une forte injection du plancher.
Pas d*aUérations des ganglions du sympathique cervical.
La moelle allongée est examinée au microscope depuis l'entrecroisement des pyramides jusqu'à la terminaison antérieure du plancher du 4*^ ventricule. Dans le calamus scriptorius, on trouve des corpuscules amyloïdes en abondance. Après durcissement dans Tacide chromique et sur des préparations traitées par le carmin et le baume de Canada, on constate sur le plancher du 4" ventricule et latéralement dans le corps restiforme, de petites taches d'un rouge foncé, que l'on reconnaît pour des extravasations sanguines. Elles existent seulement entre les ganglions, mais nulle part là où les fibres nerveuses existent seules. On aperçoit des cristaux rouges rhomboïdaux (hématoïdine) voisins des petites artères, et englobés dans une substance granuleuse trouble. Les cellules grises contiennent des gouttelettes de graisse près de leur noyau, d'autres en sont exemptes. Il y a aussi des foyers hémorrhagiques plus abondants, dans lesquels on distingue des molécules jaunes, des amas de pigment irrégulièrement disposés, des débris d'éléments nerveux, du tissu conjonctif, et des vaisseaux très nombreux, remplis de globules sanguins intacts (Vaisseaux de nouvelles formation?). Autour de ces foyers on note un épaississement du tissu conjonctif (capsule). D'autre part, on trouve des hémorrhagies récentes, renfermant des hématies bien conservées ; il est établi que le sang ainsi extravasé provient de petites artères. Pour examiner plus attentivement les vaisseaux, on laisse macérer des coupes pen-
dant vingt-quatre heures dans une solution de sulfate de sonde à 2 p. 100. Les vaisseaux apparaissent pour la plupart gorgés de globules rougesy quelques-uns seulement contiennent des détritus jaunes, beaucoup sont complètement vides. Les parois vasculaires n'offrent pas d'altérations, comme on avait pu le prévoir par la dilacération, abstraction faite des amas de gouttelettes graisseuses. Deux fois on avait réussi à isoler des vaisseaux, manifestement atteints de dilatations sacciformes, mais dont les parois en ces mêmes points étaient complètement normales. Il est à remarquer que la présence de gouttelettes de graisse dans les parois vasculaires a été constatée très souvent, au point où un vaisseau s'abouchait dans un autre, et là Tinfiltration graisseuse atteignait une épaisseur suffisante pour obturer la lumière du vaisseau, G*est ainsi que la pression sanguine locale avait pu s'élever assez pour déterminer des dilatations et des ruptures.
Dans le foie, trente heures après la mort, on ne trouve ni sucre ni glycogène.
• 7. A., négociant, de Berlin, âgé de trente-six ans, toujours bien portant, sauf depuis une année. Dans l'été de 1861, il a présenté des symptômes de congestion cérébrale, contre lesquels on a employé des antiphlogistiques énergiques. Il raconte avoir eu deux attaques, avec engourdissement du bras gauche au début, puis abolition de la parole et des mouvements de la langue. Cet état durait quelques minutes, et se terminait par des pleurs abondants. Bientôt après se montrèrent les symptômes du diabète ; d'après une analyse de Simon, l'urine contint d'abord 3 puis S, et le 7 mai 1862, 7,9 p. 100 de sucre.
Le malade, d'un assez fort embonpoint, témoigne par sa physionomie d'une vive angoisse, et se plaint d'une sensation constante de constriction vers la nuque, sensation qui se change par moments en douleurs intenses. Appétit et soif assez prononcés, pesanteur à l'épigastre pendant la digestion, faiblesse notable dans les membres inférieurs malgré une forte musculature. Fonctions de la peau normale, de même que les fonctions génitales.
M. A. fait une cure à Carisbad, sous la direction du D' Seegen. II 7 a au début 2400 centimètres cubes d'urine avec 6,7 p. 100 de sucre; ces chiffres tombent un moment à 2000 centimètres cubes avec 3 p. 100 de sucre ; à la fin, il y a 3000 centimètres cubes arec 2 p. 100. Les forces s'améliorent ; mais le malade, tantôt en proie à une angoisse extrême, tantôt nonchalant et capricieux, refuse de se soumettre à un traitement méthodique.
DIABÈTE CONSÉCUTIF AUX AFFECTIONS CÉRÉBRALES. 20t
Après son retour des eaux, le mieux se maintient pendant quelques semaines, puis surviennent des troubles psychiques de plus en plus accentués. Les opiacés, d'abord utiles contre l'état mental, et aussi contre Texcrétion du sucre, perdent bientôt toute efficacité; des accès de manie se produisent, qui entraînent la mort au mois de septembre, au milieu des symptômes d'une apoplexie cérébrale sanguine.
L'autopsie n'est pas pratiquée.
Le frère du défunt est pris également de diabète au printemps de 4870.
b) Troubles psychiques généraux.
Il m'est souvent arrivé de voir, à côté de troubles psychiques, ou de symptômes de paralysie générale, le sucre se montrer dans l'urine, puis disparaître un moment pour revenir plus tard. J'appellerais volontiers accidentelles ces formes de diabète, car les troubles cérébraux y étaient toujours préexistants et permanents, tandis que l'excrétion du sncre y faisait défaut pendant des semaines ou des mois. Voici quelques observations de cette espèce :
1. F. E., âgé de cinquante-trois ans, négociant de Bradford^ ayant beaucoup travaillé, beaucoup soufTerti et opposé des efforts excessifs à certaines circonstances critiques dans ses affaires, a été atteint en 1863 de diplopie, avec paralysie de l'oculo-moteur externe du côté droit. En môme temps le D' Bowman, de Londres, a constaté la présence de sucre dans les urines de M. E.
Celui-ci est un homme maigre, d'une nature très irritable; indépendamment de ses troubles oculaires, il se plaint surtout de palpitations cardiaques (sans lésions du cœur ni des valvules), ainsi que de vertiges et d'un affaiblissement |de la mémoire qui l'empêchent de vaquer à ses nombreuses occupations ; la soif et Tappétit ne sont pas notablement augmentés.
On ordonne un traitement hydrothérapique mitigé, avec Tusage des eaux de Garlsbad et un régime mixte, et on obtient ainsi une diminution sensible de tous les accidents. On a recours aussi aux eaux de Vichy, et à plusieurs reprises à celles de Schwalbach, mais sans arrêter d'une manière durable l'excrétion du sucre. Le tableau suivant indique les variations de la proportion du sucre dans les urines :
FORMES DU DUBËTE.
A^^ËES.
DATES
ISG1
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