XIV PRÉFACE
la dénutrition propre au diabète, mais aussi^ en fin de compte, les accidents nerveux qui en sont la raison dominante.
On sait combien est trompeuse la réussite des traitements les mieux conduits dans le diabète. L'emploi dé Topium ne peut être prolongé sans dangers, bien que les diabétiques le supportent avec une tolérance peu commune; longtemps administré, il perd de sa vertu; quant au traitement alimentaire, par ses prescriptions rigoureuses, il est très souvent Tobjet d'une résistance invincible de la part des malades. Tous ces moyens, d'ailleurs, y compris les eaux minérales alcalines, dont l'action altérante est si utile contre la glycogénie diabétique, ne donnent malheureusement que des succès fragiles. Le moindre retour offensif de quelqu'une des causes du diabète (fatigues, émotions, chagrins), fait reparaître en entier la maladie, qui n'était que masquée par le traitement. Cette sensibilité des diabétiques à tous les chocs est bien d'allure nerveuse, et tout à fait comparable aux brusques réactions des vaso-moteurs. L'analogie est sans doute plus qu'apparente ; tout porte à croire que les premières lésions du diabète sont en effet des troubles circulatoires d'origine vaso-motrice, ayant leur point de départ dans des centres encore indéterminés et conduisant peu à peu aux altérations permanentes du dernier stade de la maladie.
La question si souvent débattue de l'excès de produc-