III. Traitement médical
1. Les médicaments narcotiques en sont la base, et principalement :
A, V opium. Déjà RoUo et Jos. Frank avaient signalé l'heureuse influence de l'opium sur la marche du diabète, ^t cela avec raison. Par son emploi, on parvient non seulement à apaiser la soif et à modérer la diurèse, mais aussi à restreindre sensiblement Texcrétion du sucre, et à augmenter le poids du corps. Pour arriver à ces résultats, il faut souvent recourir à des doses élevées, et l'on est surpris des énormes quantités d'opium que supportent les diabétiques sans auQune suite fâcheuse (voy. plus haut, une observ. de diabète consécutif au choléra).
Mais peu à peu Topium perd de son efficacité, et alors il devient nécessaire de l'abandonner pour d'autres médicaments.
J'ai traité par l'opium un spéculateur qui, à la suite de préoccupations et de pertes d'argent, étaitdevenu diabétique et avait de Tinsomnie. Avec Topium seul et sans régime particulier, le sommeil revint, et au bout de dix jours toute trace de sucre avait disparu des urines. La guérison se maintint pendant une année, au bout de laquelle lesmèmes causes morales amenèrent une rechute.
Les alcaloïdes de l'opium m'ont toujours paru inférieurs à l'opium lui-même. La morphine, à l'intérieur ou en injections hypodermiques, a beaucoup moins d'action sur la sécré-