DE LA SECONDE ÉDITION. VII
teur de comparer à une législation quelconque les diverses autres législations dont nous parlons dans notre ouvrage.
On remarquera que les matières des statuts personnels et réels, qui correspondent aux livres 1 et 11 du Code civil français et à plusieurs parties du livre III du même Code, ont été traitées avec moins d'étendue que d'autres matières, telles que les formalités extrinsèques et intrinsèques des actes ^ les formalités de justice, r exécution des actes ^ jugements et sentences arbitrales. C'est que ces dernières matières, qui nous semblent offrir au moins autant de difficultés, et sont aussi usuelles que les premières, n'ont pas déjà été, autant que celles-ci, Fobjet de savants travaux et d'observations spéciales. Dans cet état de choses, nous nous sommes borné, quant aux matières rentrant dans les statuts personnels et réels, à l'exposition des règles générales et à la simple mention des principaux cas d'application.
Nous avons tâché de faire connaître en France combien, sur plusieurs points du droit privé, la législation et la jurisprudence de ce royaume sont peu favorables aux rapports de bon voisinage que l'intérêt réciproque des nations paraît exiger, et de montrer la nécessité, tantôt pour le législateur, tantôt pour les Cours de justice, d'abandonner certains principes qu'on doit, à notre avis, considérer comme des préjugés, et qui, en préjudiciant d'abord aux intérêts des étrangers, viennent ensuite atteindre les Français eux-mêmes, par l'effet des mesures de rétorsion prises dans les autres États *. C'est là un
* Par exemple , la disposition de Tart. 14 du Gode civil {voy. no» 169 et 321 du Traité)^ le mode d*assigner deyantles tribunaux français les étrangers qui
vin PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION.
point fort gr^ve , dont cependant on ne par9Jit guère se douter en France, où Ton refuse encore d admettre le principe reconnu dans la plupart des autres États de Ji'fiU'rope, suivant lequel, en matière 4e 4roit privé, las étrangers sont placés sur 1^ même ligm qm les ^égnicoles, h quelques légères exceptions près.
En terminant cette nouvelle édition^ je dois rendre un hommage public à mou collaborateur* et ^joi, M. Bergsoq . Depuis plus d'un au qu'une douloureux malade im laisse peu de .relâche et de temps pour le travail, j'ai confié à M. Bei^son les affaires 4es stombreu;:;: clients qui viennent dâfi différe^E^tes parties 4e TËurope me cousulter et me confier leurs iQtérôts ; je m^ (dais h reconnattre le talent et le zèle avec lesquels il ma remplacé dans laccompUssement àe c^ie tâche, (^ j'ai puiâé lapi^mière idée et les notions fondamentales de e&t ou virage.
FOELIX.
Paris^leiO juin 4847.
ne se trouvent pas dans le royaume (voy^ n*« 192 et 208) » Tlnterdiction det procès entre deux étrangers noa domiciliés ^d France (voy, n9 i^l), ia diffi;culté qu'éprouve Texécution des décisions rendues à l'étranger^ soit en matière de juridiction contenlieuse ivoy. b9 352, à la fibQ, et n« 357), soit en matière de juridiction volontaire {voy. .n<* 470); la jurisprudence qui considère comme capable de s'engager l'étranger âgé de vingt-un ans, mais mineur d'après les lois de sa pçitrie [voy, n^ $8), etc.