CHAPITRE m
Droits et obligations qui rèsultcol du mariage h T^ard des eufants
qui en sont provenus.
soBOiAms.
1055. Division du chapitre 3 du titre 6.
1055. Ce chapitre se divise naturellement en deux sections : L'une pour Texplication des droits , Tautre pour celle des obligations.
Section |rr.
, Des droits des père et mère sur les enfants nos du mariage.
ftoauiAms.
1056. Causes de la puissance paternelle.
1057. Son étendue^ sa rigueur et sa durée chez les Romains,
1058. De la puissance paternelle dans Vancien droit français.
1059. Système du Code et ses motifs.
1060. Les effets de la puissance paternelle sont t objet de différents titres du Code.
1061. Lexhéridation n est pas un droit.
Une partie de ces droits a été examinée en traitant des empêchements du mariage et des oppositions que les père et mère ou à leur défaut les ascendants peuvent former aux mariages de leurs enfants et descendants.
TBMTi M «4MA6E. 513
Le$ aatres droits princîpAiiT ottt poar objet ta poiasanca paleroelieel la tutelle. Deax paragra[Aes y seront consacres.
De la puiséanœ palernelle.
La paissance paternelle doit être considérée : Dans son origine et ses caractères»
Dans les personnes auxquelles elle appartient ^ et dans sa durée»
Enfin dans ses effets.
Article I*'.
De rorigine etda caractère de la puissance paternelle.
1056. a La puissance paternelle dérive de la nature. Nous naissons faibles » assiégés par les maladies et les besoins; la nature veut que dans ce premier ftge , celui de Tenfance, le père et la mère aient sur leurs enfants une puissance entière qui est toute de défi^nse et de protection. »
Dans le second flge, vers Tépoque delà puberté, l'enfant a déjà observé et réflécbi.
Mais nulle expérience n'a formé son jugement ; livré aux passions » exagérant ses espérances» s'aveuglant sur les obstacles , la pubsance paternelle lui est nécessaire pour le protéger » pour le diriger à travers les écueils pour ajoutât la vie morale à l'existence physique » et dans Thomme naissant préparer le citoyen.
Arrive Tige où Tbomme est en état de marcher » où il devient lui-même chef d^une nouvelle famille , où la nature et la loi relâchent pour lui les liens de la puissance paternelle. Mais dans des souvenirs qui ne s'effacent jamais » dans l'é** ducation dont il recueille les fruits » dans cette existence dont seulement alors il apprécie bien la valeur» il retroiïve de nouveaux liens qui sont formés par la reconnaissance. En